முதல் 200 வரிகள்.
"Nouveaux Projets"
Avec le soutien
du ministère de la Culture russe
Dégage ! T'es devant la télé !
Et qui va encore nettoyer ?
Je vois rien, bordel !
Je dégage quand j'ai fini.
T'es conne ! J'ai loupé le meilleur.
Va réparer la lampe.
Fous-la-toi dans le cul, ta lampe.
Vera, où t'as mis l'argent ?
Quel argent ?
Je te fais un dessin ?
J'ai que dalle.
J'ai acheté le pain.
Faut tenir jusqu'à la paye.
Je l'avais caché dans la commode.
Ah tiens ?
On a rien à bouffer, mais
t'en gardes pour plus tard ?
Il est où ?
Tu vois pas que j'ai la tremblote !
Kolia...
Je l'ai pas pris.
Je vais te défoncer la gueule.
Je te jure...
Me frappe pas.
Mais pourquoi
je me traîne un branleur pareil ?
Même pas foutu de se bouger le cul.
J'en ai ma claque !
- Où est l'argent ? - Je l'ai pas pris !
- Si, c'est toi ! - Non !
Dégage.
Où est cet argent, putain ?
- Il est où ? - T'as qu'à moins boire.
T'es dingue ?
- Où est l'argent ? - Laisse-moi.
Lâche-la, connard.
Où est le fric, salope ?
La touche pas.
Salaud ! Tu fais quoi ?
Artiom BYSTROV
dans un film de Iouri BYKOV
L'IDIOT
Murs moisis, plafonds qui tombent :
c'est ainsi qu'on vit au centre-ville,
en face des bureaux du gouverneur
dont les fenêtres ne donnent
visiblement pas de ce côté.
Ces baraquements,
construits dans les années 1950,
étaient provisoires
et n'ont jamais été réhabilités.
En revanche, on construit juste
en face un parking de deux étages
pour l'administration régionale.
Coût des travaux :
330 millions de roubles...
Tu crois que tu vas l'avoir ?
Qu'est-ce que tu crois ?
Il paraît qu'il faut soudoyer.
Les écoute pas.
T'es un vrai gosse, Dima.
Il faut tenter le coup.
Sinon, faut emprunter.
Ça va te servir à quoi ?
À prendre la place de Fedotov.
Il faut alors les bonnes relations.
Toi, tu leurs casses les pieds
et tu passes des exams.
Pour eux, t'es un vantard.
C'est sûr.
Sûr.
Macha, viens mettre la table.
J'arrive.
Surveille Anton.
Papa ! Ils se remettent à le démolir.
Où tu vas ?
Vous voulez qu'ils vous cognent ?
Allez, arrête...
Pousse-toi.
Dima, tu n'en as pas assez ?
C'est comme pisser dans un violon.
Ras le bol de réparer.
On va les avoir, cette fois.
Bon sang de bonsoir.
Qu'est-ce que vous foutez,
bande de merdeux ?
Les petits salauds...
Tu les as pas rattrapés ?
Je saurai qui c'est
et j'irai voir leurs parents.
Pour quoi faire ? Ils t'enverront balader.
Allons manger, je ferai ça après.
C'est pas trop gras ?
Prends du pain.
Ça fait mieux passer.
Merci.
- T'en reveux ? - J'ai pas fini.
C'est encore chaud ?
Oui, ça va. T'inquiète pas.
Allez, fiston. Miam...
Allez.
Tu le gaves de bonbons et après
il mange plus rien.
On en parle après, d'accord ?
Quand il aura faim,
t'iras lui faire réchauffer toi-même.
Mange, c'est bon...
Alors,
vous les avez eus ?
Tu parles ! Ça court comme des lapins !
Arrêtez de réparer ce banc
tout le temps.
Vous l'avez réparé cent fois.
Ils ont qu'à le faire eux-mêmes.
On va pas se geler le cul par terre.
Ils voient bien à qui ils ont affaire
et, la prochaine fois,
vous allez dérouiller.
On appellera les flics.
Ils s'en foutent.
Ils se sont même pas déplacés.
Dmitri...
Tu sais à quoi je pense...
Ivlev brade son garage,
sa bicoque et sa bagnole.
Il est totalement alcoolo.
On pourrait emprunter.
J'ai bien fait de passer le permis.
Maman, faut que je paye
le prochain semestre.
Dis-lui, toi.
Pour lui dire quoi ?
C'est lui qui décide.
Ce sont des chiffes molles.
On pourra jamais rien tirer
de vous deux.
T'en as un qui joue les fier-à-bras
et l'autre qui va faire pareil.
Sois patiente, il reste plus
que deux ans. Et on achètera le garage.
Faites comme vous voulez.
- Ben quoi ? - Ben rien !
Y en a qui ont tout,
et nous on se traîne la honte.
Sans parler de la santé.
Lui avec sa tension, moi avec
mes jambes qui me font souffrir.
On s'est jamais dit, toi et moi,
qu'on allait galérer comme ça, hein ?
J'ai bossé vingt ans
comme médecin à l'hosto,
et là, je lave le sol
de mon propre cabinet.
Ma retraite suffit pas.
Et lui va bientôt y être aussi.
Trente ans
qu'il respire de la suie sur sa grue.
Il a les poumons pris
et il râle toutes les nuits.
Soit il part en retraite
plus tôt, soit...
J'emprunterai pour ses soins.
Rien à foutre de tes soins !
On s'est pas tapé
ces maladies pour rien !
Sois un homme.
Pour qu'on ait tout comme les autres.
Et Anton aussi.
Je suis pas un homme ?
T'es trop con !
Lâche-les. Arrête avec tes leçons.
Tu veux qu'ils fassent quoi ?
Je suis sa mère.
Toi, t'as jamais besoin de rien.
- C'est reparti. - J'ai pas raison ?
Tu ne veux rien devoir à personne.
Et donc on a rien de rien.
T'es droit dans tes bottes,
mais tes bottes sont dans la merde.
Ferme-la. Tu nous emmerdes.
Toi, le tocard,
t'emmerdes tout le monde.
Oui, et toi la première.
Tout le monde vole, sauf moi.
Ouais, même pas une vis rouillée !
Ça fuit de partout.
Même les voisins ont changé les tuyaux.
Ils les ont chouravés !
Ils les ont chouravés pour eux.
Pour leur propre maison.
Tu veux pas être montré du doigt,
mais justement tu l'es.
Les gens te prennent pour un pestiféré.
- Vieille folle. - Trouves-en une jeune.
- Merci. - De rien.
- Papa. - Laisse-le.
Pourquoi t'es comme ça ?
No comments yet. Be the first to leave one.