முதல் 200 வரிகள்.
"Mon amour,
"mon cœur est à toi.
"Ce que tu as fait, ça m'est égal, parce que je t'aime.
"Je t'aime.
"Tout ce temps que tu vas passer en prison,
je le passerai enfermée ici, dehors, à t'attendre."
Un type m'a roulé, je veux lui envoyer une lettre.
"Monsieur Zé Amaro,
"merci beaucoup pour ce que vous m'avez fait.
"Je vous ai fait confiance
"et vous m'avez trompé.
Jusqu'à la clé de mon appartement, vous me l'avez piquée."
"Jesus,
"tu es la pire chose qui m'est arrivée.
"Je t'écris seulement
"parce que ton fils Josué me l'a demandé.
"Je lui ai dit que tu vaux rien
"et pourtant,
il veut absolument te connaître."
Adresse ?
Jesus de Paiva,
Bom Jesus do Norte,
Pernambuco.
Voilà.
"Dalva.
- Ma petite moule…" - Moule ?
Te sentir contre moi toute serrée, nos corps enflammés,
"sur ce lit d'hôtel. Nos sueurs mélangées.
"Je me sens tout…
Je me sens tout…"
- Tourneboulé. - C'est ça ! Tourneboulé.
Je n'ai pas l'adresse exacte.
Il me la faut.
Alors mettez : troisième maison après la boulangerie,
Mimoso, Pernambuco.
Cansanção, Bahia.
Carangola, Minas Gerais.
Commune de Relutaba, Ceará.
Muzambinho, Minas Gerais.
Madame Dora…
- Ça va ? - Oui.
À demain.
- Au revoir. - Dieu vous bénisse.
Irene !
Quoi ?
- Monte. Tout de suite ! - J'arrive.
Elle est aussi vieille que moi, cette cochonnerie.
C'est l'heure, l'heure est arrivée !
Assieds-toi ici.
La samba peut commencer.
Tu remets ça, Dora !
Que ce soit bien clair : moi, je suis contre. Vu ?
Allez ! Coopère. Lis-moi ça.
"J'ai vu votre annonce dans le courrier du cœur.
C'est vraiment la seule qui m'ait plu."
Ce fumier a écrit la même chose à dix femmes différentes.
"Je suis grand.
"J'ai les yeux clairs et les cheveux lisses.
J'ai fait des études supérieures. On dit que je suis mignon."
- Il est moche à faire peur. - Et il ne sait même pas écrire !
- Poubelle ? - Poubelle.
"Jesus,
"tu es ce qui m'est arrivé de pire.
"Essaie au moins de venir voir ton fils,
il veut absolument te connaître."
Elle raconte que le petit veut connaître son père, un alcoolo…
Elle veut plutôt le récupérer, oui !
Non ! Ne la déchire pas, celle-là.
Un enfant qui veut connaître son père, réunir sa famille !
- Et alors ? - Tu vas tout gâcher.
Ce type est un ivrogne, il la battait !
Et le petit sera élevé sans père ?
C'est mieux que de se faire taper dessus par un poivrot.
C'est décidé : poubelle.
- C'est sa première lettre ! - On fait une exception.
J'en ai marre de ce délire. Je m'en vais !
Il va la démolir.
Ça la regarde ! Tu n'as pas le droit.
C'est bon, je la mets dans le tiroir.
Pas question ! Demain, tu vas la poster.
Poubelle ou tiroir.
Si on change d'avis, je la posterai après.
Mon œil ! Les lettres restent des années dans ce purgatoire.
Je la poste la semaine prochaine.
Assieds-toi, on a du boulot.
Tu sais que tu es chiante, parfois ?
"On dit que plein de gens perdent la tête pendant le carnaval.
"J'en fais partie.
Tu t'es bien amusé, moi aussi. Mais maintenant, on oublie ça."
Celle-là, je l'adore.
- Vraiment ? - Ben oui.
C'est vrai ? Beaucoup, beaucoup ?
Il y a longtemps que je n'ai plus
de nouvelles de chez moi. Mes lettres ne doivent pas arriver.
Vous savez qu'on ne peut pas faire confiance à cette foutue poste.
Ils ont peut-être déménagé ?
Vous croyez ?
Un real, Sérgio.
Au revoir, Madame Dora.
Vous avez écrit une lettre pour moi,
vous vous rappelez ?
Vous l'avez postée ?
Non, j'allais le faire aujourd'hui.
Tant mieux ! J'aimerais la déchirer
et en envoyer une autre.
- J'ai été trop dure avec Jesus. - Allez-y !
"Jesus,
"ton fils Josué veut vraiment
"te connaître.
Il dit qu'il faut qu'il va à Bom Jesus…"
Qu'il aille.
"Qu'il aille passer quelque temps avec toi.
"J'ai des vacances le mois prochain, je peux venir avec lui.
Comme ça, je verrai Moisés et Isaías."
Si vous saviez !
Je meurs d'envie de le revoir, ce misérable !
Vous qui avez de l'expérience, je dis quoi, maintenant ?
Qu'est-ce que j'en sais !
Donnez-moi un coup de main.
Réfléchissez et revenez un autre jour !
La vérité, c'est que je l'aime encore.
"Jesus,
"tu me manques beaucoup.
"J'ai mal quand je me réveille et que tu n'es pas à mes côtés.
"J'aimerais garder mon dernier cheveu noir
pour que tu puisses l'arracher."
C'est parfait !
"Attends-moi, je reviens. À toi…"
- Votre nom, Madame ? - Ana.
Ajoutez ça à la lettre.
Voilà, c'est fait.
- Je l'envoie ou pas ? - Oui. C'est combien ?
Comme je n'ai pas posté la première, un real.
Mais maman, comment tu peux savoir qu'elle va la poster ?
Elle a même pas mis d'enveloppe.
Ne sois pas impoli !
La dame aide maman.
Suivant !
Au revoir.
Donne-moi la main.
Ma toupie !
Viens, Josué !
Qu'est-ce que c'est ?
Un bus a renversé une femme.
- Elle est morte ? - Oui, elle a déposé le bilan.
Maman ! Maman !
Enlevez cet enfant d'ici !
Merci beaucoup, Madame.
Je veux écrire à mon père.
Allez ! Écris.
"Papa, viens à Rio parce que maman s'est fait mal."
Tu as de l'argent ?
Oui.
Montre !
Montre.
Qui tu connais, à Rio ?
- Ma mère. - Qui d'autre ?
Allez, écris. Fais ce que je te dis !
Pas avant d'avoir vu l'argent.
Rends-moi la lettre de ma mère !
Je l'ai déjà postée.
Allez, dégage.
- Rends-moi la lettre de ma mère ! - Tire-toi.
Fiche le camp d'ici !
On t'a dit de partir, petit merdeux. Allez !
Dehors ! Tirez-vous !
Dégage, toi aussi !
Qu'est-ce que vous foutez ? Fichez le camp !
Réveille-toi, le môme. Tu veux un sandwich ?
Tu n'as pas faim ?
J'ai déjà mangé, merci.
D'accord.
Profitez-en !
Promo du jour sur les produits de beauté !
50 centimes le peigne !
"Ici, tout va bien, j'ai de plus en plus de clients.
"J'ai même du mal à faire face.
J'économise un peu pour retourner à l'école…"
Au voleur !
- Attrapez-le, Monsieur Pedrão ! - On y va !
T'es fini, mec !
Ferme-la !
Attendez, tirez pas ! Je le rends !
Bonsoir, Madame Dora.
- Salut. - Vous partez déjà ?
- Salut, fiston. - Josué.
Ah ! Josué. Montre-moi ta toupie.
Ta mère t'a dit de ne pas parler aux étrangers ?
Elle a raison.
- Il ne faut pas avoir peur de moi. - J'ai pas peur de toi.
Laissez, Monsieur Pedrão. Je le connais.
J'aimerais vous dire un mot, alors.
Salut, petit.
Josué Fontenele de Paiva. Paiva par mon père et Fontenele par ma mère.
Incroyable, dis donc !
Moi, c'est Isadora Teixeira.
Alors, Josué de Paiva, tu ne veux pas venir chez moi ?
Je l'ai déjà dit : j'attends ma mère.
Elle ne viendra plus.
C'est pas vrai !
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