முதல் 200 வரிகள்.
Je ne sais pas ce qui m'a fait tomber amoureux du Vietnam.
Une voix féminine peut-elle vous droguer ?
Tout est si intense -
les couleurs,
les saveurs,
même la pluie ?
Rien à voir avec la pluie sale de Londres.
On dit que quoi que vous cherchiez
vous le trouverez ici.
On dit que quand vous arrivez au Vietnam
vous comprenez beaucoup de choses en quelques minutes.
Mais le reste, vous devez le vivre.
L'odeur. C'est la première chose qui vous frappe -
vous promettant tout en échange de votre âme.
Et la chaleur.
Votre tee-shirt devient très vite un torchon.
Et vous ne vous souvenez plus de votre nom
ni même ce que vous fuyiez en venant ici.
Mais pendant la nuit, il y a un peu d'air.
La rivière est belle.
On pourrait vous pardonner de penser qu'il n'y a pas de guerre,
que les coups de feu sont des feux d'artifices,
que seul compte le plaisir.
Une pipe d'opium,
ou le contact d'une fille qui parfois vous dit qu'elle vous aime.
Et quelque chose arrive,
comme vous le pressentiez,
et rien ne sera plus jamais pareil.
Monsieur Fowler.
Merci d'être venu.
Je suis désolé de vous déranger à cette heure.
J'en sais à peu près autant que vous.
Il est américain. A peu près trente ans.
Il travaille pour la Mission d'Aide Economique.
Et je l'aime bien.
C'est vraiment un bon gars. Sérieux.
Pas comme ces braillards en bas au Continental.
C'est un américain tranquille.
Oui. Un américain très tranquille.
Il est mort, hein ?
Non, non, je ne suis pas le coupable. J'ai juste fait le rapprochement.
Il a été tué au couteau.
Vous pouvez l'identifier ?
Oui.
C'était... un ami.
Pour tout vous dire, je ne suis pas vraiment triste.
Ces américains nous causent pas mal de problèmes.
Mais bon, un meurtre est un meurtre.
Vous ne pouvez pas nous aider ?
Non.
Pas du tout.
S'il vous plaît.
Pyle...
est mort.
Assassiné.
Comment ?
Il a été poignardé.
Oui.
Il m'aimait.
Oui. En effet.
Je suis désolé, Phuong.
Je vais chez ma mère.
J'ai besoin de réfléchir.
J'ai rencontré Pyle où l'on rencontre tout le monde,
à l'Hôtel Continental.
Je suis là tous les matins à 11h00.
Je suis anglais. J'ai mes petites habitudes. Je bois du thé.
Je suis reporter. Donc j'écoute.
J'ai une maitresse. J'aime la voir arriver au bar à lait.
Et il y avait Alden Pyle.
Une figure sans histoire ni problème.
Une figure que nous avons tous eue un jour.
- Je suis Alden Pyle. - Je suis Thomas Fowler.
- Du Times ? - vous avez appris votre leçon.
J'ai lu vos articles.
- Puis-je me joindre à vous ? - Je vous en prie.
Et qu'est-ce qui vous amène à Saigon, Mr Pyle?
Je suis avec la Mission d'Aide Economique, dans la branche médicale.
Maladie des yeux. Vous connaissez le trachome ? C'est très habituel par ici. Très facile à traiter.
- Vous séjournez à l'hôtel ? - Non, je me suis juste arrêté pour le thé.
Sur le chemin du travail.
J'ai vraiment eu un coup de chance.
Vous êtes un des rares correspondants de guerre
qui vont sur le terrain pour voir ce qui se passe.
Plus maintenant. De plus, je ne me suis jamais vu comme un correspondant de guerre.
Je suis juste un reporter. Je ne donne pas mon point de vue.
Je n'agis pas. Je ne m'implique pas.
Je rapporte seulement ce que je vois.
- Mais vous devez avoir une opinion. - Même une opinion est une forme d'action.
Tout de même, j'apprécierais...
Pyle engloutissait tout ce que je pouvais lui raconter sur le Vietnam.
et son combat pour l'indépendance.
Pourquoi les Français étaient-ils en train de perdre la guerre ?
Et les communistes, de la gagner ?
Puis, il a vu Phuong.
J'aurais du me rendre compte combien sauver un pays et sauver une femme
pouvait être similaire pour quelqu'un comme Pyle.
Nous devons contenir le communisme.
Ce qui pouvait être fait, ce qui devait être fait
ce qu'il pensait, ce qu'il lisait.
Il me rappelait qu'il y avait eu un temps
où j'avais voulu faire la différence.
- Regarder la liberté disparaître ? - "Liberté" est un mot occidental.
Comment le définir pour les Vietnamiens ?
La liberté de choisir.
OK, vous la leur donnez, ils votent et élisent Ho Chi Minh.
Les choses sont plus compliquées qu'elles ne le semblent.
- Qu'est-ce que c'était ? - Une grenade.
- On aurait dit un moteur qui a des ratés. - Une semaine passée ici, et vous saurez la différence.
Ce fut un véritable plaisir de vous rencontrer.
- Peut-être pourrions-nous dîner. - J'attends cela avec impatience.
Formidable.
Bonjour.
Bonjour, Hinh. Du nouveau ?
Oh, corruption, mendicité...
J'ai dit, du nouveau.
Il y a cette rumeur, selon laquelle les communistes
préparent une attaque au nord, à Phat Diem.
Un des tes contacts ?
Oui, Monsieur.
Et un télégramme.
- Du bureau de Londres. - M. Stemins.
Il dit que le journal a organisé une revue des correspondants à l'étranger.
Il veut que vous restiez à Londres.
Mon Dieu !
Je pensais que vous aimiez bien Londres, Monsieur.
Où, je l'aime là où elle est. Mais je n'ai aucune envie d'aller là-bas.
Pour quoi faire ? Un travail de bureau ?
Ils pensent probablement que c'est moins cher
de laisser la couverture du Vietnam aux agences de presse.
Combien de reportages est-ce qu'on leur a envoyés ?
Cette année ?
- Oui. - Trois.
Oh, merde.
Peut-être que... je devrais aller là bas.
- Où, Monsieur ? - A Phat Diem.
Il n'est pas facile d'y aller, avec l'attaque communiste
Envoie un câble à Stemins.
Comprends vos préoccupations. Stop.
Travaille sur un reportage de plus grande importance. Stop.
Suggère de rester à Saigon pour le finir. Stop.
Fowler.
Quel est ce reportage, Monsieur ?
Je ne sais pas.
Mais je suis sûr que tu connais quelqu'un qui peut m'introduire là-bas.
C'est notre anniversaire aujourd'hui. Tu as oublié ?
Ca fait deux ans, déjà ?
- Oui. - Oui ?
Fais attention avec moi. Je suis vieux, et fragile.
Pas si vieux.
Pas si fragile.
Tom !
Thomas.
- Bonjour. - Rebonjour.
Je suis là avec quelques amis. Vous venez avec nous ?
- Phuong, c'est Mr Pyle. - Alden, je vous prie.
Tu connais Joe Tunney, de la Légation américaine.
Oui, je connais Joe. Conquis quelques petits pays récemment ?
- Fowler voit des conspirations partout. - C'est sûr.
Est-ce vrai que les communistes attaquent Phat Diem?
Comment vous voulez que je le sache ? On ne parle que des victoires.
On a interdit à une de nos équipes médicales de traverser Phnom Penh.
- Je pensais à aller là-bas. - C'est une ville catholique, n'est-ce pas ?
- Tu as un rendez-vous galant ce soir ? - Bill...
Elle en a un tous les soirs.
T'as un joli cul. J'en veux ma part.
Pyle, les amis, allons à la Maison des 500 Filles.
Oh, non merci.
- Je pensais les amener à dîner. - Nous avons déjà réservé à l'Arc en Ciel.
C'est formidable. Vous allez manger à L'Arc en Ciel.
Et vous vous faites le dessert à la porte à côté.
Quel programme ! Viens, Bill.
Viens avec moi.
On dirait que c'est un brave jeune homme..
- Qu'est-ce qu'il fait ? - Quelque chose en rapport avec l'assistance médicale.
Tu vas nous chercher une table et je pars au secours de notre cher Monsieur Pyle.
Merci.
Je ne serai pas long. Juste pour le tirer de là.
Pyle ! Sortons d'ici.
Mettez votre bras autour de celle-ci.
Si elles pensent que vous en avez choisi une, elles vous laisseront partir.
Mettez votre bras autour d'elle.
- Bonne nuit Granger! - Qui aime le plus l'argent ?
Mademoiselle Phuong, veuillez nous pardonner de vous avoir fait attendre.
Je vous pardonne.
- Nous devions nous assurer que Bill puisse rentrer chez lui. - Chez lui ?
- Numéro 30 ? - Excusez-moi ?
Les tickets pour danser. Vous achetez un ticket pour une danse.
Achetez un ticket. Peut-être danserai-je avec vous
Vous voilà.
On y va ?
Phuong est un très joli prénom.
Il signifie Phénix.
Je pensais que ça voulait dire "fleur". Comme celles dans vos cheveux.
Vous aimez mes cheveux ?
- Ils sont attachés selon la tradition. - C'est très joli.
- Vous connaissez le Vietnamien ? - Bien sûr ! Testez-moi.
Non, je ne vois pas...
Je ne connais que deux mots.
- Mr Fowler. - Bonjour.
No comments yet. Be the first to leave one.