முதல் 200 வரிகள்.
Veuillez identifier l'accusé, s'il vous plait.
Dr. William Chester Minor...
Capitaine-chirurgien retraité de l'armée américaine.
Le Dr. Minor est venu dans notre pays pour demander l'asile.
Dans son pays d'origine, les Etats-Unis, il était poursuivi...
sans relâche, par un homme engagé pour le torturer et le tuer.
Lors de cette nuit fatidique...
le 17 février, l'accusé s'est réveillé en sursaut...
il a su immédiatement qu'il avait été traqué et trouvé,
que son poursuivant, un certain Declan Reilly était en effet, dans sa chambre.
Dr. Minor a alors cherché son revolver de service et s'est mis en chasse.
Fénien !
Dans les rues, il trouva un homme qui courait.
A l'aide ! A l'aide !
A l'aide !
Eliza, ouvre le porte ! Eliza !
Eliza !
Dans la confusion de la nuit...
il ne parvint pas à faire la différence...
entre son assaillant et l'innocent George Merrett.
Eliza.
Arrêtez-vous !
Ce n'est pas le fénien !
Non !
Ce n'est pas le fénien ?
Non !
Je suis désolé ! Désolé !
Non !
Monsieur le Juge, Dr. Minor a tiré sur le mauvais homme.
Donc... ce n'était pas son intention.
Monsieur le Juge, peut-être que la cour devrait simplement relâcher...
le bon docteur avec des excuses...
pour le malentendu que cela a engendré.
Votre Honneur ?
Declan... Declan Reilly est son nom !
Il a une marque sur le côté gauche de son visage, il vient la nuit !
Il vient avec d'autres, ils me hantent, ils viennent dans ma chambre !
Je ne vous crois pas, monsieur. Cette cour ne vous croit pas.
Silence, s'il vous plait ! Silence dans la cour !
Silence, s'il vous plait ! Silence !
Silence, silence !
Nous, les membres du jury de sa Majesté...
déclarons le Dr. William Chester Minor non coupable...
du meurtre intentionnel de George Merrett...
Silence ! Silence !
...pour cause de démence.
Je ne suis pas fou, monsieur.
Silence, s'il vous plait !
William Chester Minor, par la présente cette cour décide...
que vous serez détenu en lieu sûr...
à l'asile de Broadmoor pour folie criminelle...
jusqu'à ce que la volonté de sa Majesté soit connue.
Silence, s'il vous plait !
Bouge , bouge !
Putain de conneries de merde !
Eyh ! Tu jures encore une fois et je te sors !
Harold !
Je dois y retourner, père.
Dans une seconde, mon garçon. Reprends ton souffle.
Fais attention à la longue descente de l'ailier.
Si tu vois la brute venir, joue en arrière...
et ne le laisse pas t'attirer, d'accord ?
Et essaye la prise propre.
Oui, monsieur. Le jeu, monsieur.
Harold, à propos de ton langage...
Oui, monsieur.
- Bien. A toi, mon garçon, vas-y. - Oui, monsieur !
J'ai discuté avec lui.
Oui, j'ai vu.
Dans le journal, une histoire terrifiante, un meurtre à Lambeth...
par un Américain, un officier de l'armée...
et cette pauvre veuve seule avec ses 6 enfants.
Oui, j'ai vu.
Je ne sais pas ce que je ferais, James...
si tu nous étais enlevé comme ça.
Oui ! C'est ça, allez !
Oui ! Oui !
Oui, oui ! Qu'est-ce que vous dites de ça, couilles molles ?
- Ca suffit, tu sors ! - C'est quoi le problème avec "molles" ?
- Sors ! - Harold ! Harold !
J'aimerais pouvoir affirmer que j'ai le lexique général...
et la connaissance structurelle des langages...
et de la littérature des classes aryennes et arabiques syriennes.
J'ai récemment soumis mes écrits sur les déclinaisons...
des verbes allemands à la Société Philosophique.
M. Murray, je comprends que...
vous n'avez pas de diplôme universitaire.
Euh non, monsieur, pas de diplôme.
Je suis un autodidacte, j'ai appris seul.
Je connais le mot. Etudes ?
J'ai arrêté à 14, pour gagner ma vie.
Honnêtement, Freddie, cela fait un peu trop.
Un peu trop, oui.
Bien sûr, nous, les augustes délégués...
de la Presse Universitaire d'Oxford...
essayons de créer ce dictionnaire...
depuis 20 ans.
Et malgré les meilleurs efforts de toute une armée d'académiciens...
moi-même inclus, nous n'arrivons à rien.
Excusez-moi, mais c'est exact.
Nous sommes, en réalité, à contre-pieds.
Le langage se développe plus vite que nos progrès.
Notre belle langue, qui s'étend à travers le monde...
a dessiné ses fusils, a aiguisé ses baillonnettes...
et a déclaré qu'elle ne serait pas apprivoisée.
Et nous, avec nos débats "ad nauseam sur la portée,..."
le mode, le but de ces mots, nous nous sommes tous...
jetés en supplication avant cela...
Plongés dans une pitoyable défaite.
A cet instant, la tentative est morte.
Est-ce que s'en est trop, Max ?
Messieurs, j'ai bien peur que rien...
à l'exception d'une panacée, est requis.
Je propose que l'extraordinaire, l'inconventionnel...
M. Murray soit la solution et notre salut.
Votre compte-rendu, bien qu'un peu dramatique, est vrai, Freddie.
Mais nous avons besoin de plus qu'un plaidoyer passionné.
Je pense à des diplômes. Peut-être une licence.
Des diplômes, oui, et bien...
Euh, je parle couramment le latin et le grec, bien sûr.
En plus de cela, j'ai une connaissance significative...
dans les langues romaine, italienne, française, espagnole...
catalane et à un moindre niveau portugaise, vaudoise...
provençale et dans d'autres dialectes.
Dans la branche teutonique, je suis familier avec l'Allemand, le Néerlandais...
le Danois et le Flamand.
Je me suis spécialisé dans l'anglo-saxon et le moeso-gothique...
et j'ai préparé des travaux pour des publications...
dans chacune de ces langues.
J'ai aussi une connaissance utile en russe.
J'ai une connaissance suffisante de l'hébreu et du syriaque pour lire...
l'ancien testament et le Peshitta...
à un moindre niveau, l'araméen, l'arabique, le copte...
et le phénicien jusqu'à ce qu'il soit laissé dans la genèse.
Excusez-moi de jacasser.
Vous devez avoir des questions.
M. Murray, un mot me vient à l'esprit... intelligent.
Pouvez-vous le définir et nous dire son histoire ?
Je vais faire de mon mieux, le plus précisément possible.
Intelligent : adjectif. Signification : adroit, agile, doué.
Probablement de l'allemand bas, Klover.
Ou peut-être du moyen néerlandais, Klever...
avec un "k", signifiant alerte ou vif.
M. Murray est aussi un maître de la danse écossaise en sabot.
Désolé de te l'avoir caché...
J'y croyais moi-même à peine.
Elle est toute à moi, Ada, la langue entière.
Je n'ai jamais su comment y résister, à ton exubérance...
mais c'est tellement soudain.
Et abandonner tout ça, l'école, la stabilité.
C'est vraiment ce que tu souhaites pour nous tous ?
Ada, je suis l'enfant d'un drapier inculte originaire de Teviotdale...
maintenant, tout à coup, il y a une vraie opportunité.
Ma vie entière a été une préparation à ce moment.
La demande est enfin arrivée.
Peu importe ce que j'ai fait, je l'ai fait avec toi.
Je n'ai jamais été capable de rien sans toi.
Encore une fois, te prêtes-tu à moi ?
Si je dois façonner un livre, j'aurais besoin d'un appui.
Père !
Elsie, les enfants.
Est-ce qu'on va quelque part ?
A Oxford, votre père est l'éditeur...
du nouveau dictionnaire anglais sur les principes historiques.
C'est quoi ?
C'est un très grand livre avec beaucoup de mots dedans.
Tous les mots de la langue anglaise.
Comme le dictionnaire du Docteur Johnson ?
Oui, mais ce livre ne comprend que les mots les plus utiles.
Moi, je suis chargé d'identifier et de définir chaque moindre mot !
Est-ce que "heureux" sera dedans, père ?
Eyh, "heureux" y sera, Elsie.
Mon dictionnaire aura besoin d'autant de volumes que cela...
pour loger la langue toute entière.
Et "triste" ?
"Triste" y sera, oui, eyh.
Et "grand", est-ce que "grand" sera dedans ?
Ouais, eyh, et "petit" aussi.
Il n'y a pas un mot auquel vous pouvez penser qui...
ne sera pas dans ce très grand livre.
- Père ? - Oui, Oswyn.
Est-ce que "Oswyn" sera dedans ?
Euh... je vais probablement... peut-être
Ne jouez jamais avec les livres, d'accord ? C'est mal.
Mercredi, 17 avril 1872. Pensionnaire numéro 742.
742, admission.
Minor, William Chester...
américain, 48 ans...
chirurgien, capitaine dans l'Armée des Etats-Unis.
Pas de religion connue, classé comme un danger pour les autres.
Affecté au bloc 2.
Le prisonnier est agressif, recrachant des douzaines de fois...
par lui-même, en essayant de ne pas avaler les barres de fer froide...
recouvertes de poison qui ont été pressées contre ses dents.
Entrez.
17 mars...
voilà 3 jours maintenant que le prisonnier n'a pas dormi.
Sautant constamment de son lit pour regarder...
en dessous dans une pure terreur.
Réclamant sans cesse de chercher ceux qui viennent pour lui la nuit.
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