One Night... a Train

One Night... a Train (Un soir, un train)

French வசனம் பதிவிறக்கம்

வெளியீட்டு விவரம்

1968 Un soir, un train (fr)
கருத்துரை வழங்கியவர் FMS2025

குறிச்சொற்கள்

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வெளியிடப்பட்ட தேதி: 2026-08-12
பதிவிறக்கங்கள்: 1
காது கேளாதோருக்கானது: No

French வசனங்களின் மாதிரிக்காட்சி

முதல் 200 வரிகள்.

Musique mélancolique

La fleur de l'été

En chardon à l'automne

Givrée en hiver

Refleurit au printemps

L'amour ébloui

De l'été en automne

Se fane et se fige

Au gel blanc de l'hiver

L'amour ébloui

De l'été en automne

Se fane et se fige

Au gel blanc de l'hiver

Se fane et se fige

Au gel blanc de l'hiver

-"Tu veux bien prendre une tassé de thé, Mathias ?" disait Anne.

Et elle trouvait ça tellement drôle,

car tu venais tous les jours à deux heures

pour ton morceau de pain d'épices.

Tu n'avais que 5 ans

et tu traversais la rue tout seul.

Car je n'ai jamais eu d'ennuis avec toi.

C'est bien vrai. Jamais.

Sauf un jour,

quand tu as refusé de venir au cinéma avec moi.

Tu as dit :

"Je ne vais pas au cinéma avec celle-là.”

J'avais mon chapeau.

Je l'ai enlevé.

Je ne l'ai jamais oublié, Mathias.

Tu avais 10 ans

et tu étais honteux de moi.

-Mais non. -Si, si.

Tu n'aimais pas mon chapeau.

Mais je t'ai pardonné depuis longtemps.

Tu sais,

je n'ai jamais fait de mal à personne.

Mathias,

est-ce que tu as demandé à Petit Louis

d'entretenir la tombe pour la Toussaint ?

Oui, c'est fait, sois tranquille.

-Et les deux pots de chrysanthèmes, tu les as choisis ?

Ils sont très beaux.

-Qu'est-ce que je te dois ? -Rien.

-Tu n'oublieras pas, hein ? Car moi…

Tiens.

C'est pour Anne.

Tu lui diras que j'aimerais tant la voir.

Vous n'avez pas encore d'enfants ?

Non.

-Je crois avoir montré, la semaine dernière,

à titre d'exemple,

quelle acception diverse peut prendre la notion de symbole,

même si on limite son usage

au champ de la linguistique proprement dite.

Or,

on commence à croire aujourd'hui,

dans certains milieux,

que les sciences exactes elles-mêmes

pourraient emprunter à la linguistique

ses prémices,

pour faire un bond en avant

et organiser une vision plus cohérente

des phénomènes universels.

Je pense, pour ma part,

que cette attitude

quasi religieuse, presque mystique,

ne peut que porter préjudice aux certitudes rationnelles

que la linguistique s'est assurée si difficilement

depuis Ferdinand de Saussure.

Je suis amené à me rendre, ce soir,

dans une université voisine

pour dresser un bilan de ces recherches

et prendre position

comme je vais le faire ici devant vous.

Je suis désolé.

Je m'étonnais de vous voir si peu nombreux.

Vos camarades flamands ont déclenché la grève cet après-midi,

je l'ignorais.

Je comprends leur action contre les autorités ecclésiastiques,

mais je suis plus réservé

sur leur position à l'égard de vos camarades francophones.

Sinon, je suis de tout cœur avec eux.

Enfin, je m'incline d'autant plus volontiers

qu'il s'agit de linguistique.

Messieurs, à jeudi prochain.

"Dieu dit :

"Où es-tu, ma Mort, qui n'épargne personne ?

“Apparais, écoute ce que je t'ordonne !"

Il vaudrait mieux "Dieu ordonne"

et ensuite le vouvoiement.

"Où êtes-vous, ma Mort ?"

Le tutoiement du Moyen Âge est le "vous” actuel.

D'accord.

'Elckerlijc, chaque homme, tout homme.….”

"Tout homme*", c'est mieux.

"Allez chercher tout homme et dites-lui qu'il doit faire

"le pèlerinage dont personne ne revient

et qu'il me fasse le bilan sans délai…""

"ll me fasse ses comptes." C'est beaucoup plus direct.

La Mort a peu de choses à dire et elle le dit en peu de mots.

“Elckerlijc, tu vas perdre d'un coup tout ce que tu pensais posséder.

"Un pèlerinage dont personne ne revient jamais.

LApporte tes comptes et tes écrits.

"Revois-les avec attention.'

"J'y suis bien mal préparé.

"Rendre compte à Dieu. Pourquoi ?

"Qui es-tu, messager ?'

"Je suis la Mort qui n'épargne personne.”"

Eh bien, ce n'est pas mal.

-Est-ce que je conserve les archaïsmes ?

-Non, transposer en français du XVe est infaisable.

Mais conservez les formes bibliques, par exemple.

On en reparlera demain.

-Merci, monsieur. -Au revoir, Ilda.

-Alors, tu crois qu'il faut manifester ?

Manifester ? C'est pas si simple.

-Je crois qu'il faut le faire par solidarité avec les étudiants.

-Solidarité pour mettre dehors une minorité ?

Apartheid, racisme, ça ne te rappelle rien ?

-C'est vite dit. -C'est encore plus vite fait.

Allô ? Les acteurs de la pièce sont encore en répétition ?

Non, merci. Ne les dérangez pas. Au revoir.

C'est impossible comme ça.

Henrick est figé dans sa cape.

I! n'aura jamais les mains libres et sera isolé.

C'est la Mort traditionnelle du Moyen Âge.

C'est une force absolue, symbolique.

Or, dans l'adaptation de Mathias,

la Mort est une des mille et une choses qui arrivent.

C'est une force dont tout homme peut rester maître.

C'est un personnage comme Elckerlijc, comme Vertu, comme Confession.

On ne peut pas toucher à la Mort.

C'est une image fixée dans le passé.

C'est comme le Christ.

-Ce n'est ni Dracula ni Nosferatu, mais un personnage inquiétant.

Imagine une sorte de matière plastique

ou un tissu argenté,

un personnage doucement lumineux dans la pénombre.

-Avec des batteries ? Je pourrais pas faire ça pour demain.

L'atelier a travaillé toute la nuit. -Tu es géniale.

Tu trouveras quelque chose.

(Anne.)

Les étudiants vont manifester.

-Tu y vas ? -Non.

-Je dois travailler cette nuit. Tu seras pas là ?

-Mon train part en fin de journée. Ma conférence est à 8 h 30.

Je dois inventer une nouvelle Mort.

Maigre ?

Froid.

Petite mort.

-Quand ? -Sans délai.

Et Werner, comment…

On a trouvé quelque chose.

Elckerlijc ne parle pas à la Mort,

il parle au-delà de la Mort, comme si elle était invisible.

Ce n'est qu'un énorme monologue, Elckerlijc avec Elckerlijc.

Évidemment.

Toute la pièce est un monologue.

Elckerlijc sait qu'il monologue avec lui-même.

Il est plus fort

que la Mort, plus fort que Dieu,

puisqu'il accepte de jouer le jeu.

Mais il est seul.

Donc son dialogue avec la Mort est l'écran entre le soi et le moi.

"L'écran entre le soi et le moi.”

Musique douce

C'est bien joli, tout ça,

les personnages qui se regardent sans se voir

et qui se disent des choses à eux-mêmes.

C'est comme la Mort qui…

qui est l'angoisse de la mort.

Oui… En attendant, je dois redessiner un nouveau projet,

chercher le matériel dans la réserve…

Et porter tout ça à l'atelier avant 10 h.

Qui m'a touché à ça ?

Oh.…

Et elles auront jamais fini pour l'après-midi.

Ça, je suis sûre.

Tiens, tiens.

J'ai envie de reprendre cette idée. -Quoi ?

-Je disais, j'ai envie de reprendre cette idée.

Werner a trouvé les interludes de Freddie très jolis.

Freddie les a enregistrés en moins de deux heures.

Il en coupera la moitié.

*Musique mélancolique

Tu me donneras une idée pour le costume de l'ange.

J'ai pas réussi à terminer. -Bien sûr, ma chérie.

Mathias chante en flamand.

D'abord le soi…

et le Moi.

Il fredonne.

Tu mets le couvert ? -Oui.

Inutile de l'habiller de blanc.

Tu connais Werner, il va hurler.

ll fait beaucoup trop clair, ici.

Sers-toi.

Tu vas voir.

Montrachet 61.

*Musique vive

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