முதல் 200 வரிகள்.
Emmenez-le.
CHRISTIE'S - LONDRES
C'est le 139 ?
Maintenant, lot 43.
Silence, s'il vous plaît.
5 millions £. 5 millions £. 5,5 millions £.
À cinq heures... 6 millions £. 6,5 millions £. 7 millions £. 7,5 millions £.
8 millions £. 8,5 millions £. 9 millions £. 9,5 millions £.
9,5 millions £. 10 millions £.
Une surenchère ?
10,5 millions £.
11 millions £.11,5 millions £.
12 millions £.
12,5 millions £ ici.
12,5 millions £.
12,5 millions £... 13 millions £.
13 millions £. Encore un. 13 millions £.
13 millions £ maintenant. 13 millions £.
Contre vos 13 millions £, il y a une offre à 13,5 millions £.
13,5 millions £.
13,5 millions £.
14 millions £. 14 millions £.
14 millions £.
14,5 millions £.
14,5 millions £. 15 millions £.
15 millions £.
Tu as toujours besoin d'aller si loin par principe, Vincent ?
Ou est-ce inné ?
14,5 millions £. On monte à 15 millions £ ?
Alors, c'est votre enchère ? 14,5 millions £.
Enfin...
Qui surenchérit ?
... j'ai compris pourquoi
tu voulais vivre ainsi...
... 14,5 millions £.
... quand tu obéissais littéralement aux commandements.
Mais maintenant que tu ne le veux plus,
je ne comprends pas.
Quand on fait quelque chose, il faut le faire correctement, non ?
Faire quoi
correctement ?
16 millions £.
- Je serai un peintre. - 16 millions £.
16 millions £. 16,5 millions £.
On en a deux maintenant, à 16,5 millions £.
Qu'est-ce que tu penses de ça ?
17 millions £.
- Pas grand-chose. - 17 millions £.
18 millions £.
C'est mieux que la merde que tu vends chez Goupil, non ?
- Tu sais bien que ce n'est pas de la merde. - C'est de la merde.
Tu sais qu'on vend du Millet, du Corot et de nombreux artistes
- que tu admirerais... - Millet, ça, c'est de l'art !
Quoi, Millet ? Millet, c'est de l'art, Millet, c'est la vraie vie !
Il y a de la vraie vie ici !
Et il y a Dieu ici !
Dieu est partout, sauf à l'église !
Et sauf dans notre foutue famille !
... à 20 millions £.
20 millions £... 21...
20,5 millions £.
21 millions £. 21 millions £.
21 millions £.
L'argent que papa t'a envoyé
n'est pas à lui, tu sais !
22 millions £.
Il vient de moi.
22 millions £...
22,5 millions £.
22,5 millions £.
22,5 millions £.
22,5 millions £...
Dernière enchère à 22,5 millions £.
22500000 £
pour la dernière fois...
- Adjugé. - Oui.
Ça se vendra, surtout dans ce cadre. Ça rend vraiment bien.
Écoute-moi, ça va se vendre.
Monsieur, il y a quelqu'un pour M. Théo Van Gogh.
- Il est par là-bas. - Je m'en occupe, si vous le voulez bien.
- Je suis René Valadon. - Andries Bonger.
Non, je suis venu voir M. Théo Van Gogh. J'ai rendez-vous.
C'est à Gérard. Si vous regardez dans le coin en haut à droite...
Montez le voir. Après...
- Oncle Cent. - Théo, où es-tu ?
- Ici. - Un peu plus tard.
Oui, c'est bon.
Boussod et Valadon, ils savent ce qu'ils font.
Quoi ? Ils n'y connaissent rien.
Les choses changent, tu sais. Ils ne savent pas ce qui se passe.
- Si tu étais encore ici, on aurait pu... - Non.
C'est gentil à toi, mais non.
Oncle Neely ne veut pas en entendre parler, et les médecins...
Ce sont eux, ils sont tellement...
- Commerçants. - Commerçants.
Évidemment. C'est le commerce de l'art.
- Ne l'oublie pas. - Bon après-midi.
- Je ne vous dérange pas, j'espère ? - Non. Bonjour, Andries.
Voici Andries Bonger, le neveu de Jan Bonger. Mon oncle Cent.
Bonger ! C'était mon courtier d'assurance.
- Je m'en occuperai. Je suis dans la société. - Félicitations.
Qu'est-ce qui vous amène à Paris ? Pas que ce soient mes affaires.
J'apprends le métier au bureau de Paris.
- Vous êtes au bureau de Paris ? - Oui, pour quelque temps.
- Où logez-vous ? - Il loge chez moi.
Deux jeunes Hollandais seuls dans Paris !
Ce n'est rien de tout ça. Nous sommes de jeunes gens sérieux.
Pendant qu'il étudie l'art des affaires, j'étudie le commerce de l'art.
J'ai ouï dire que Vincent avait travaillé ici.
Travaillé ? Euh, oui, il flânait en critiquant les toiles
et en choquant les clients.
Ce qu'il n'a jamais compris, c'est que peu importe que l'art soit bon,
- tant qu'il se vend. - Vous avez raison.
Je ne suis pas sûr que son frère le comprenne mieux.
- Quoi ? - Oh, c'est un...
- Que vaut l'art de Vincent ? - Il travaille dur.
Il dessine des paysans. Il les habille, les paie un peu et il les dessine.
Bonjour, Vincent. Comment ça va ?
Tu sais, le problème, quand on est artiste,
c'est le temps que ça prend pour apprendre les techniques.
Et quand on a la technique,
on a oublié pourquoi on en avait besoin.
Je n'oublierai pas.
Ne fais pas de l'art ta religion, Vincent.
Pourquoi pas ? C'est mieux que le christianisme.
Pourquoi ne vas-tu pas dans une école des Beaux-Arts ?
Non, je n'en ai pas envie, Mauve.
Je préfère apprendre de toi.
C'est comme ça qu'on faisait avant
quand chaque artiste avait son assistant. Pardonne-moi.
Mais maintenant que tu habites à la campagne, et Mauve ici...
Je viendrai vivre ici. Je ne peux plus vivre avec ma famille.
- Ils me méprisent. - Je ne te crois pas.
C'est vrai.
Et mon père. Je ne m'entends pas avec lui.
Aller à l'église, pour moi, c'est de l'hypocrisie.
Je refuse de le faire.
Vincent, je pense
que tu devrais épouser une femme riche.
C'est le seul espoir pour un artiste.
Je ne comprends pas...
Comment peut-on abandonner une femme enceinte.
Aucun de mes enfants n'a eu de père.
Tes enfants ? Je n'en connaissais qu'un.
Il y en a eu un avant Maria et un après. Morts tous les deux.
- Je suis désolé. - Ce n'est pas grave.
Ça vaut mieux pour eux, à mon avis.
Qu'ai-je à leur offrir ?
Je devrais aller à Leyde.
Qu'est-ce qu'il y a à Leyde ?
Une maternité.
Le médecin a dit... Quand j'ai eu le dernier, le garçon, il a dit :
"Revenez la prochaine fois que vous saurez que vous êtes enceinte.
"Ll y a un problème interne."
Je peux t'emmener à Leyde si tu veux.
Pourquoi tu ferais ça ?
Parce que je le peux.
- D'accord. - Bien.
Je peux boire un coup ?
Oui.
C'est ta pause, de toute façon.
Tu me dessines ?
Oui.
Tu n'en as pas le droit.
Pourquoi pas ?
Tu peux le faire quand je pose, pas quand je suis moi-même.
Excuse-moi, je vais arrêter.
Je dois rentrer.
Il pleut.
Pourquoi ne restes-tu pas ?
Pourquoi ne restes-tu pas ?
Pour vivre ici, je veux dire.
Le loyer est moins cher à deux.
Et je pourrais te dessiner.
Tu devras me payer si je pose.
- Je suis une prostituée. - Je sais.
Évidemment, je te paierai.
J'ai très mauvais caractère, je te préviens.
Moi aussi.
Et je veux amener ma fille, Maria. Elle vit avec moi.
Bien sûr que tu amèneras Maria.
Je pourrais la dessiner aussi.
D'accord, je reste.
- C'est vrai ? - Oui.
C'est bien.
- Tu me dessines encore ? - Non, je dessine la pipe,
l'œuf, la bouteille, la bougie, la casserole, le fromage,
et pas très bien.
- Théo. - Bonjour, Andries.
Qui est-ce ?
Personne. Enfin, un copain, en quelque sorte. Andries.
- On dirait un Allemand, lui aussi. - Hollandais.
Il est hollandais. Je suis hollandais, pas allemand.
Ça ne change rien.
On partageait le même appartement.
- Avec qui vis-tu maintenant ? - Je vis seul.
Je connais quelqu'un qui veut vivre avec toi.
Et ton mariage à Londres ? C'est pour quand ?
Pourquoi ris-tu ? Allez, dis-moi.
Je ne ris pas. Enfin, si.
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