To Die of Love

To Die of Love (Mourir d'aimer)

French வசனம் பதிவிறக்கம்

வெளியீட்டு விவரம்

Mourir d'aimer fr
கருத்துரை வழங்கியவர் FMS2025

குறிச்சொற்கள்

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வெளியிடப்பட்ட தேதி: 2026-08-12
பதிவிறக்கங்கள்: 1
காது கேளாதோருக்கானது: No

French வசனங்களின் மாதிரிக்காட்சி

முதல் 200 வரிகள்.

Ça n'a pas commencé comme on a dit.

Elle n'est pas entrée en disant :

"Je m'appelle une telle et j'habite à tel endroit."

Vous l'avez prise pour une nouvelle ?

Oui.

On a compris qu'elle était prof quand on l'a vue prendre sa place.

Mon nom est Guénot.

Je suis votre professeur de Français et de Latin.

Asseyez-vous.

Elle n'a rien dit d'autre de particulier ?

Non. Je crois qu'on lui faisait peur. Un peu.

Parce que c'était sa première classe.

Elle nous a donné tout de suite une rédaction à faire.

- Pour éviter d'avoir à parler ? - Je crois, oui.

Je me rappelle, quand on s'est mis à écrire,

elle est allée s'asseoir au fond de la classe.

C'est vrai qu'elle vous emmenait au bistrot après les cours ?

Pas dans les premiers temps.

Ça, c'était à la fin du trimestre.

On discutait.

On devrait parler de fric en cours dès la 6e.

Il y a plus important.

Quoi ? Les femmes ?

Non.

Combien vous gagnez ? À peu près comme un contremaître ?

Qu'est-ce que ça peut te faire ?

À peu près, oui.

Alors, c'est quoi, l'important ?

Le plus important serait d'apprendre à dire la vérité.

Ça, c'est vrai.

Qu'est-ce qui t'en empêche ?

Tout le monde.

Qu'est-ce que tu voudrais dire ?

Je n'ai jamais osé dire que j'admirais Louis XIV, par exemple.

Faut oser.

Et ça, c'est quand ?

C'est un samedi soir.

Dans ce temps-là, mes parents n'avaient rien contre elle.

Quand elle nous emmenait le dimanche en ballade,

comme on partait tôt le matin,

elle me laissait dormir chez elle.

- Avec votre sœur ? - Avec Sylvie, oui.

À table.

Patrick ? Marc ?

Ils viennent avec nous demain ?

Non, ils vont voir leur père.

Quand est-ce qu'il vient nous chercher, papa ?

Tout à l'heure.

- Après dîner ? - Oui.

Choisis ta place.

- On peut le laisser marcher ? - Si vous voulez.

Chez nous, quand on mange, on n'a pas le droit.

Ça, c'est Noël. On est partis une semaine.

Elle avait emmené toute la classe ?

Non, on était une dizaine. Toujours les mêmes :

Jean-Luc, Thérèse, Marc...

Là, c'était moi qui étais le prof.

Vous comptiez déjà plus que les autres

pour elle à ce moment-là ?

Je ne crois pas.

Mais il y a tout de même un moment où vous êtes devenus plus familiers.

Oui, c'est là, à ce moment-là.

Quand votre père mettait Lénine en vitrine ?

Oui, au mois de mai.

Elle venait vous chercher ?

Les bus étaient en grève,

alors elle passait me prendre tous les matins.

Nous allions ensemble au lycée.

Le pouvoir dans la rue !

Le pouvoir dans la rue !

Qu'est-ce que c'est que ces tracts qu'elle a en mains ?

C'est mon père qui les fabriquait.

Le type à droite, avec les lunettes ?

C'est un drôle de comique, celui-là.

Un prof d'anglais. On l'appelait : "N'est-ce pas ?"

Guénot avec nous !

À la préfecture !

Liberté ! Liberté d'expression !

- Je peux me mettre avec vous ? - Oui.

Liberté d'expression !

L'avenir, c'est nous !

Vous vous souvenez de cette scène ?

Quelle scène ?

- La main. - Oui.

Et discrète, avec ça.

Gérard n'est pas là ?

Il est malade ?

Gérard ne descendra pas.

Je ne comprends pas.

Vous ne comprenez pas ? C'est pourtant pas difficile.

Eh bien, dites.

Il faut vous mettre les points sur les i ?

Toujours, oui.

C'est clair : j'entends que vous laissiez mon fils tranquille.

Vous allez m'expliquer pourquoi, s'il vous plaît ?

Je les ai, les tracts !

Bonjour. Les syndicats sont d'accord. Tout le monde vous attend.

Je suis prêt. Voici. Lisez.

Vous savez qu'en France, en ce moment, tout le monde parle ?

C'est la lutte finale

Groupons-nous et demain

Je trouve que vous êtes À contre-courant.

Par ta faute.

Et par la faute de cette bonne femme.

Qui s'empare de ta liberté.

Vous croyez pas que je pourrais m'occuper seul de ma liberté ?

Unité, ouvriers, étudiants !

Unité !

C'est ça.

Unité !

Tout ça est de ma faute.

J'aurais dû me méfier et ne rien leur dire.

Non, Gérard. Quand on se cache, on évite les questions.

C'est très bon, les questions.

Maman, tu me le prêtes ?

Bien sûr, mon chéri.

Votre père m'a fait penser à des choses que j'avais oubliées.

Mon âge, qui est presque le double du vôtre.

Mon âge, votre âge... C'est idiot.

Regarde-toi.

Regarde-moi.

Ce n'est pas parce que mon père...

Tu avais le même âge la semaine dernière.

Tu crois ?

- Il va falloir faire gaffe. - Non.

Nous irons voir tes parents, nous leur dirons :

"Voilà, nous nous aimons.

"Aidez-nous à trouver une solution."

- Tu rêves ? - Non, j'y tiens.

Ils nous foutront dehors. Ils ne comprendront pas.

- On attendra. - On attendra quoi ?

Qu'ils comprennent.

Qu'est-ce qu'on va faire, en attendant ?

Rien.

On ne se verra plus ?

Non, Gérard.

- Qui est-ce ? - C'est moi.

Je t'avais dit de ne pas venir.

Ça fait trois jours que je ne t'ai pas vue.

- Ouvre. - Ne fais pas l'enfant.

- Ouvre ! - Non.

Si !

Tu es fou ?

Entre.

Roger, n'oubliez pas, vous êtes l'aîné.

- Non, madame, je ne l'oublierai pas. - Je vous le confie.

Il n'est pas malade.

Non, rassure-toi.

Seulement un peu fou de temps en temps.

Ah bon ?

Épileptique, c'est rien.

- Quoi ? - Il dit beaucoup de bêtises.

Allez, l'aîné. File droit.

Ils ont l'air contents, vos parents.

Ils croyaient que je ne voyais plus Danièle.

Le garçon, qui est-ce ?

Un copain que j'avais racolé pour les vacances.

Laisse-moi faire.

- On va pas aller loin, comme ça. - T'occupe.

Tu es fou ?

Pardonnez-moi, madame. C'est une erreur. Merci.

Ça tient pas la route, ces petites bêtes-là.

Ça, ça tient la route.

- On va dans le midi. - Montez.

Terrible. Allez, passe.

Vous n'êtes pas bavards.

On n'osait pas.

- Qu'est-ce que vous faites ? - Qui, moi ?

- Non, vous. - La même chose que lui.

C'est-à-dire ?

On est dans la même classe.

Oh, ça alors.

On est dans la même classe, mais pas dans le même lycée.

Embrasse-moi.

On va pas te laisser mourir idiot. Madame et moi, on se connaît.

Gênes, Portofino, Florence...

Rome...

Ça a été des vacances terribles.

À part Roger.

Il boudait ?

Oui. Il voulait rentrer chez sa mère.

Danièle lui en a dit, ce jour-là.

On l'a mis dans le train, finalement. C'était génial.

Qu'est-ce qu'on était heureux.

Je crois que demain, j'aurai des choses à te raconter.

C'est moi qui l'aurais voulu.

Tu pourrais te lever.

- Parle. - Je n'ai rien à dire.

Tu t'es foutu de nous et tu n'as rien à dire ?

Qu'est-ce qui te met le plus en colère ?

Que je sois allé en vacances avec elle

ou qu'elle m'ait accompagné jusqu'à ta porte ?

Je me fous de ses provocations.

Ce qui m'importe, c'est que tu aies menti.

C'est qu'elle t'ait appris à mentir.

C'est toi qui me forces à mentir.

Si je t'avais dit que je partais en vacances avec elle,

tu m'aurais laissé partir ? Non.

Alors, qu'est-ce que tu préfères ?

Que je vive comme une bûche chez toi ?

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