முதல் 200 வரிகள்.
Je n'aurais pas peint de murs dans une autre ville.
Ici, le climat et la lumière sont très propices.
On se promène,
on rêve de Los Angeles,
ce qu'elle pourrait être,
ce qui s'y cache.
C'est ce qui inspire ces murs peints.
Ce qu'il y a dans ces peintures
est présent à Los Angeles.
C'est écrit partout dans la ville.
Et s'il y a du rêve là-dedans,
c'est un rêve collectif, plus que le mien.
Mes peintures reflètent mes sensations d'enfant.
Face aux grands formats,
on se sent petit,
comme un enfant qui lève les yeux
vers ses parents.
Les hommes sont un peu machos.
Leur univers est écrasant, menaçant.
Ils forment un gang, au centre.
Les femmes, plus sensées, sont à l'extérieur,
protectrices.
Très stables, très sereines,
mais à l'extérieur.
Les femmes artistes sont marginales,
ici, et sans doute dans la plupart des cultures.
C'est une agence pour l'emploi.
Je devais peindre des chômeurs,
mais j'ai peint des artistes,
plutôt que ceux qu'on dit sans emploi.
Je les ai faits aussi grands que le mur me le permettait.
Il mesure environ 7 mètres.
Je crois qu'ils méritent cette dimension.
Pour moi, comme pour d'autres dans notre culture,
les artistes sont assez importants,
même si ce n'est pas vraiment
dans le sens habituel.
Je crois que cette dimension
représente leur potentiel, ce qu'ils accompliront un jour,
peut-être dans cinq ans, dans dix ans...
ou jamais.
Je m'appelle Marta Chaffee.
Je m'appelle Alonzo Davis.
Je m'appelle Paul Czirban.
Je m'appelle Oliver Nolan.
Je m'appelle Eloy Torres.
Je m'appelle Wayna Kato.
Je peins des oiseaux et des curs
depuis que je suis enfant.
Les Black Panthers m'ont demandé
pourquoi je ne peignais pas de poings et de fusils.
Pour moi, il y avait une autre manière de peindre
et d'autres symboles nécessaires,
même quand on est noir.
Je suis Larry Freeman,
directeur de l'école de Willobrook,
qui accueille environ 1 380 élèves.
Il y a un Caucasien, cinq Samoans.
Le reste, ce sont des Noirs.
La fresque que vous voyez
est l'uvre de deux anciens élèves,
MM. Johnson Clifford et Wyatt.
Je leur ai seulement interdit les symboles violents.
Pas de poing dressé, de Noir en colère,
ou de Chicano en colère...
Johnson est un homme bien.
J'ai grandi dans ce quartier
et j'allais à cette école.
Je mangeais à cette cantine.
Je suis heureux de vous montrer mon travail d'adulte.
Il y a des choses intéressantes dans cette école.
On fait beaucoup de peintures murales.
Par exemple, dans l'entrée des toilettes
des garçons.
Et aussi
dans l'entrée des toilettes des filles.
Richard Wyatt est un homme extraordinaire.
Je m'appelle Richard Wyatt Junior.
Je fais des images.
J'essaie d'être un artiste public.
Je peins ma famille ou les gens que je connais.
C'est difficile d'en parler. Ce que j'aime, c'est peindre.
- Comment tu t'appelles ? - Juliet.
Beaucoup croient qu'on se retrouve dans un gang
pour aller chercher la bagarre. C'est faux.
On grandit, on joue, on va à l'école avec d'autres gosses.
On devient vite un adolescent.
Après, peut-être qu'il y a de mauvais coups.
Mais on fait partie d'un gang
juste parce qu'on est né dans tel quartier.
J'ai peint ça parce que...
les gangs s'entretuent.
À ce que je sais, ici même,
deux types ont été tués.
Ce mural n'est pas décoratif. J'ai voulu montrer
que nous sommes les descendants des Aztèques,
des Mayas, des Toltèques.
Lui faisait partie du mouvement chicano.
Elle, c'est sa mère.
Elle pleure parce qu'ils l'ont tué.
Lui, c'est son frère. Il regarde par la fenêtre.
Il pense que la prochaine balle sera peut-être pour lui.
500 personnes ont été tuées l'année dernière.
500 adolescents.
Pourquoi, je sais pas. On les a tués.
Ou ils avaient des problèmes chez eux,
et ils se sont suicidés.
On a peint ce mur-là
parce qu'on a perdu beaucoup d'amis.
Mes frères du "barrio" ont été tués.
Ils sont tous morts.
Mon quartier s'appelle Hazard.
J'ai le blues du barrio
Tôt le matin...
J'ai le blues du barrio
Et ça me prend toujours
Le matin, quand je vois la souffrance
Ça me prend toujours quand je vois la souffrance
Dans mon ghetto de barrio
J'ai vu une mère pleurer
Et elle m'a dit
Mon fils est mort, il n'avait que seize ans
Tu vois, mon ami
La guerre des gangs n'arrangera rien
Des frères s'entretuent
Ce qu'il nous faut, c'est être unis...
C'est le blues du barrio.
Mon nom ou mon surnom ?
Chava.
Ce "mural", c'est l'homme.
Et la fleur, les filles.
Toutes les filles de Californie...
C'est Judith Baca qui a organisé ça.
On a fait des esquisses, puis elle nous a laissés libres.
C'était bien de travailler avec elle.
Elle a été réglo.
Je m'appelle Judith Francisca Baca.
Je suis peintre,
muraliste et éducatrice.
J'ai peint des murs après avoir réalisé, à 23 ans,
que je n'avais jamais vu de Chicana dans un musée.
Il y aurait sans doute eu très peu de chance
que je présente mon travail dans les circuits officiels.
Alors, il m'a semblé logique
de présenter mon travail aux miens.
J'ai réuni des jeunes de différentes communautés,
gangs et groupes ethniques,
pour qu'ils travaillent ensemble sur ce mural.
C'est un territoire neutre qui n'appartient à aucun gang.
Le génie militaire m'avait fait des propositions.
On a coopéré avec le Contrôle des crues, la ville de L.A.,
et le service de protection des mineurs.
Tous les jeunes
ont dû remplir les conditions du tribunal des mineurs
et avoir été en prison au moins une fois
pour être acceptés sur ce projet.
Pour l'instant, 130 jeunes ont travaillé ici.
Ils ont tous été payés le SMIC,
3,10 dollars de l'heure.
Ils ont aussi été payés pour leurs recherches.
Enfin la prison mène quelque part !
C'est ce que disent les mômes : "Le crime paie."
Ce mural retrace l'histoire de la Californie.
Mais l'histoire occultée.
Les oubliés : les Asiatiques, les Chicanos, les Noirs
et les femmes.
Au cours de nos recherches,
nous avons découvert qu'Edison, le grand inventeur,
était né à Zacatecas, au Mexique.
Il s'appelait Thomas Alva Edison
et ses parents étaient mexicains.
On l'a représenté avec la déesse des Chichimecas.
Elle est moitié femme, moitié maïs.
Elle lui chuchote le secret
de l'ampoule électrique
et du kinétoscope, qui a transformé l'industrie de L.A.
et a joué un rôle décisif dans son développement.
C'est mon 2e mural, un hommage à Strother Martin,
mon acteur préféré, un méchant.
Il inclut pour la 1re fois le motif du crochet.
Ce châle au crochet, mis à part les couleurs,
est celui que ma grand-mère m'a fait.
Je l'ai utilisé pour contrebalancer
l'image négative de Strother Martin,
le "méchant" de Hollywood.
Mon 2e mural "au crochet" représente Lillian Bronson.
On l'appelle "La vieille dame de l'autoroute."
J'ai peint ce châle, fait aussi par ma grand-mère,
car il me rappelle
une époque où on était fier
de faire des choses qui durent.
Il ne me semble plus que ce soit le cas.
Ce châle représente quelque chose qui vivra plus longtemps
que la plupart des voitures qui passent sur l'autoroute.
Ce mural s'intitule
"La Sainte Trinité et la Vierge".
D'habitude, il n'y a que le Père,
le Fils et le Saint-Esprit.
J'ai ajouté la Vierge Marie.
Elle, c'est Jan Clayton,
No comments yet. Be the first to leave one.