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Chapitre 4. T'es une honte !
Tu gaspilles mon oxygène !
Bouge ton cul et agis !
Arrête de regarder les autres gens !
Cest à toi que je parle. Le raté qui a acheté cette cassette.
J'ai eu des coliques plus nerveuses que toi.
T'aimes être deuxième ? Pas moi.
A partir de maintenant, toi non plus.
Maintenant t'es un gagnant, et tu peux le faire.
Pigé ?
Je suis un gagnant.
Crois à ce que tu dis, mauviette !
Je suis un gagnant.
Je suis un gagnant. Je peux le faire.
Je suis un gagnant. Je peux le faire.
Je suis un gagnant. Je peux le faire.
Je suis un gagnant.
Je travaille ici depuis 2 ans et demi
et je ne fais que du classement.
Je voudrais avoir plus de responsabilités.
Bien, Barker.
Quel genre de responsabilités ?
Je ne sais pas, monsieur.
Je me sens sous-employé.
Je suis capable de faire beaucoup mieux que ce que je fais.
Si on m'en donne l'occasion.
Vous avez peut-être raison.
C'est oui. Pourquoi pas ?
Vous êtes promu. On verra.
Voilà votre occasion.
Merci.
Merci beaucoup.
Passez-le-moi. Excusez-moi.
Bonjour, Bull.
Oui, ne quitte pas.
Attendez, Barker.
Soyez gentil, virez Stavi.
Le gardien ?
Oui, il est nul.
Il est gentil. Accordez-lui une autre chance.
Je l'ai vu utiliser mes toilettes.
Je me suis assis sur sa pisse.
A plus tard.
Qu'il soit à l'heure, qu'on ne poireaute pas sur le green.
Stavi.
Bonjour, M. Stevie.
Vous avez reçu ma carte de vux ?
Il faut que je vous parle.
Vous n'aimez pas ce travail...
Si, beaucoup j'aime.
Je nettoie les choses.
Je travaille avec mes mains.
Vous pourriez faire mieux. Vous êtes intelligent.
Non. Pas vraiment.
Mais si. Vous avez juste des problèmes de langue.
Au pays, Stavi pas malin non plus.
Croyez-moi. Vous perdez votre temps, ici.
Stavi peut pas être viré !
J'ai 5 enfants.
Ma femme, Betya.
Elle est morte.
Je suis désolé.
Stavi l'aime
du plus profond
de son âme.
Je ne vous vire pas.
Je vous offre un meilleur travail.
Stavi écoute.
Vous aimeriez tondre ma pelouse ?
Je peux tondre.
Combien ?
Vous gagnez combien ?
350. Par semaine.
Je peux.
Tentant.
Mais...
J'ai tant de souvenirs, ici.
400 ?
Et une mutuelle ?
Je ne peux pas payer une mutuelle.
Je vous en prie.
J'ai besoin d'une mutuelle.
J'ai famille nombreuse.
C'est d'accord.
Ça va aller. C'est pas si grave.
Au secours ! J'ai un sac plein de doigts !
Mes doigts !
Levez la main !
Infirmière !
L'employeur de M. Simicek ?
C'est moi.
Docteur Ahmed,
chirurgie reconstructive.
On peut sauver ses doigts.
Merci.
J'ai quelques questions.
Quelle est sa mutuelle ? Je n'ai rien ici.
Il n'en a pas encore.
Il n'est pas à la HMO ?
Ni Medicaid ?
Il n'a rien. Il est pas en règle.
Alors c'est vous qui paierez l'opération d'avance.
Combien ?
28 000 $. L'anesthésie est en plus.
Je ne les ai pas.
Désolé, j'aimerais vous aider, mais je ne peux pas l'opérer.
Quoi ?
Vous n'avez pas de mutuelle, pas d'argent.
Mon hôpital ne peut pas le prendre en charge.
Combien de temps j'ai pour trouver l'argent ?
Les doigts conservés dans la glace, 15 jours.
Après, ce sera infaisable.
Je suis désolé.
Allez, transforme-le.
Seigneur, s'il le passe, je vous promets,
finis les massages améliorés.
Il tire. Trop court.
Merci. Je t'implore, tu me chies dessus.
Oncle Gary, c'est Steve.
Tête de nud !
Désolé de t'embêter, mais...
je t'appelle au sujet des 1 500 $ que je t'avais prêtés.
Prêtés ? Donnés, oui.
Non, c'était un prêt.
- Je t'ai remboursé. - Non.
Pourquoi tu les veux ?
T'as un boulot.
En fait...
il me faut 28 000.
T'as engrossé une douzaine de pom-pom girls ?
Un truc idiot. Mon ami s'est fait couper les doigts...
J'aimerais t'aider avec tes 1 500 $,
mais là, tu tombes mal...
Merde, je te laisse.
Tu me dois 40 000 $.
J'avais ta parole d'ami que tu me paierais.
- Tu l'as pas fait ! - Je vais te payer, juré.
J'ai un truc en train.
Tu sais quoi ? Tu parles trop.
Il paraît qu'aujourdhui, il n'y a plus de héros...
Michael, c'est le mec que t'aimes bien.
Il s'appelle Jimmy Washington.
Mais ceux qui suivent les Special Olympics
le connaissent sous le nom de : "Champion".
Jimmy a gagné les six derniers pentathlons...
Incroyable.
C'est le Carl Lewis des attardés.
J'aime courir
et m'entraîner dur.
Montrer ce que je peux faire.
Les gens disent que je suis fort. Je me sens fort.
Je me sens heureux.
Je me sens comme vous.
J'adore ce jeune.
Qui c'est ?
Paris Hilton.
Lâche-moi.
Tu supportes pas qu'on te touche.
- Tu veux quoi, oncle Gary ? - T'aider.
- J'ai pas d'herbe. - J'en veux pas. J'ai une bonne nouvelle.
Tu as des problèmes de fric ?
Moi aussi. Mais ça va s'arranger.
Tu sais comment ?
Comment ?
On va truquer les Special Olympics.
Les Special Olympics. On va les truquer. Toi et moi.
Tu veux truquer les Special Olympics ?
Je vais te faire un café.
Je suis pas bourré.
Y a ce Jimmy.
Personne peut le battre.
Mais toi, tu peux.
- Quoi ? - Oui, toi.
Tu étais champion au lycée.
- En division D. - Et après ?
T'étais un super athlète. Et doué pour le théâtre !
J'ai gardé tous les articles.
C'est faux.
Dans mon cur.
T'étais un super acteur.
Super imitateur. Ta Diana Ross, super.
Tu devrais te taper des starlettes à Hollywood.
Ça n'était qu'un rêve.
Assieds-toi. Ecoute ton oncle.
Les sélections sont dans 3 jours.
Fais-toi passer pour l'un d'eux. C'est dans tes cordes.
Tu participes aux Jeux, je parie sur toi, on gagne le paquet,
ton pote récupère ses doigts.
Où tu vas parier ? A Las Vegas ?
Je connais quelqu'un.
Je ne peux pas.
Allez !
Un mec normal contre des gogols ?
Tu seras Carl Lewis.
Je ne truquerai pas les Special Olympics. C'est mal.
Ce qui est mal...
c'est qu'il n'ait pas de mutuelle.
Ça c'est mal !
- Je veux l'aider, mais... - Mais quoi ?
Sa femme est morte.
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