முதல் 200 வரிகள்.
JEFFERSON A PARIS
Comté de Pike, Ohio 1873
Mme Jefferson.
Je suis Owen Lettinger, du Pike County Republican.
Entrez.
Mme Hemings.
Je vais faire du thé.
Mon épouse, Mary Hemings, ex-Mary McCoy.
Nous avons tous gardé le nom de Hemings.
J'espère que vous avez trouvé facilement.
Nous sommes un peu isolés.
Un journaliste trouve toujours son chemin
s'il y a une bonne histoire à la clé.
Je vous en prie.
Merci.
Voilà toute l'histoire.
Lorsqu'il est décédé, mon père était en faillite.
Et votre père était...
...le Président Thomas Jefferson.
C'est exact.
Il a été le troisième président des Etats-Unis.
Vous écrivez sacrément vite!
C'est de la sténographie.
Vous voyez?
Mary ne sait ni lire ni écrire.
Je suis autodidacte. Ce sont les enfants blancs qui m'ont appris en secret.
M. Lettinger,
vous a-t-on jamais dit qu'il était contre la loi
d'apprendre à un esclave à lire et à écrire?
II paraît que certains propriétaires
coupaient un doigt à chaque esclave surpris à essayer d'apprendre.
Ils avaient peur que les Nègres en apprennent trop en lisant
et que ça leur donne des idées.
Mary, prends ma clé et va chercher les effets.
Quatre d'entre nous vivions à Monticello.
Les enfants de Thomas Jefferson et Sally Hemings.
Trois garçons: Beverly, Eston et moi-même, Madison,
ainsi qu'une sœur, Harriet.
M. Jefferson a-t-il eu des enfants avec une autre esclave que votre mère?
Seulement avec ma mère. Nous étions les seuls.
M. Jefferson a-t-il jamais fait preuve de partialité
ou d'affection paternelle?
Nous n'étions pas privilégiés comme ses enfants et petits-enfants,
mais bien traités.
Travail au champ et travaux forcés nous étaient épargnés.
Ma sœur Harriet faisait du tissage, filage et autres
dans l'usine de la plantation familiale.
Et je suis devenu charpentier.
Mon frère Eston et moi étions noirs comme des Africains.
Mais on pouvait à peine distinguer mon frère Beverly d'un Blanc.
Il tenait tellement de mon père qu'on raconte qu'un Français
lors d'un dîner avec M. Jefferson, à la vue de Beverly,
a sursauté en voyant le portrait craché de Jefferson lui servir sa soupe.
C'est mon père qui les a donnés à ma mère.
Et à sa mort, elle me les a transmis.
Alors, ce sont vos seuls et uniques...
- Je peux? - Bien sûr.
Le seul et unique héritage de... Thomas Jefferson?
Non.
Notre héritage a été notre liberté, bien avant l'émancipation.
A 21 ans, on a pu faire nos bagages et partir.
Nous n'étions plus esclaves.
C'était écrit dans le testament de notre père,
sa promesse solennelle à notre mère: "Tous nos enfants seront libres.
Je les affranchirai."
Et il en a été ainsi.
C'était formidable d'être libre!
On chantait une chanson.
Enfin libres Enfin libres
Merci Dieu Tout Puissant Je suis enfin libre
II y avait un souverain Tout comme toi
Merci Dieu Tout Puissant Je suis enfin libre
Seigneur! Quels jours extraordinaires!
Merci Dieu Tout Puissant Je suis enfin libre
Les jours passaient Et je priais
Thomas Jefferson.
Au nom des Etats-Unis d'Amérique septentrionale,
j'ai l'honneur de présenter mes hommages à Votre Majesté
ainsi qu'à toute la famille royale.
C'est sur l'ordre exprès du Congrès des Etats-Unis d'Amérique
que j'ai le privilège d'assurer Votre Majesté...
...du désir empressé de tous ses membres
de nouer les liens les plus amicaux et les plus riches
entre les sujets de Votre Majesté et leurs citoyens.
L'Amérique, Sire, enfante une autre grande nation.
Avez-vous trouvé où loger?
Je remercie Votre Majesté
de Sa délicate attention.
Je loge à l'Hôtel de Langeac,
à la Grille de Chaillot.
Il est très important d'avoir un domicile convenable à Paris.
Revoyez-moi ces chiffres. Nous les reprendrons dans la voiture.
D'accord.
Mieux vaut vous habituer à vous cogner la tête.
Le maître ne part jamais sans démolir ici et construire là
- puis redémolir. - La marche!
Votre père vous reverra avant de partir.
Une grande et jolie jeune fille.
Elle a hérité de votre taille, monsieur.
Oui, et ce n'est pas rien pour une fille d'avoir hérité.
Je suis ravi que votre anglais soit bien meilleur que mon français
car ce que j'aimerais vous dire
n'est facile à exprimer dans aucune langue.
Peut-être pourrais-je m'aventurer à l'exprimer pour vous.
Nous avons 55 filles
qui étudient au couvent.
Quinze d'entre elles ne sont pas catholiques
mais, comme votre fille, de diverses confessions protestantes.
Elles sont entièrement libres de vivre leur propre foi religieuse,
et ne sont sujettes à aucune tentative de conversion.
Je vous le garantis.
Elles sont d'aussi bonnes protestantes à leur sortie qu'à leur entrée.
Vous excuserez mon inquiétude quelque peu exagérée.
Pour un Américain,
la liberté de conscience religieuse est un principe fondamental.
Si je ne me trompe pas,
vous jouez auprès de votre fille les rôles de père et de mère.
Ma femme est morte il y a trois ans.
Ecoute, Patsy,
ce n'est pas une séparation.
James viendra te chercher samedi après-midi
et chaque samedi qui suivra.
Si seulement Pauline et Lucy étaient avec moi!
Tes sœurs nous rejoindront bientôt ici
et notre petite famille sera réunie.
Je te le promets.
Tu sais que je ne vis que pour ce jour-là.
Je ne vis que pour le samedi.
J'ai quelque chose dans l'œil.
Maître?
Tu vois comment ça marche, James?
Lorsque la roue tourne, la distance est enregistrée sur ce mètre.
- Maître? - Qu'y a-t-il, James?
Je voulais vous dire...
Ca devrait être très utile pour enregistrer fidèlement les frontières,
dans certaines limites.
- Je voulais dire que... - Dire quoi?
J'aime les phrases finies.
Oui, Maître, et ce que je voulais finir de...
Je veux être payé.
Maître, je veux de l'argent.
Dans les circonstances actuelles, ta requête n'est pas déraisonnable.
Je dirai à Monsieur Petit que le premier de chaque mois,
tu recevras un salaire de 24 francs.
Sache néanmoins que cet arrangement n'est valable qu'à Paris,
et qu'à Monticello, nous reprendrons notre système.
Oui, Maître. Merci.
- Je réalise que 24 francs... - Compris, James?
- Oui, monsieur. - Fort bien.
Continue.
Le tapir mis à part, nous avons tout de même l'élan.
L'élan.
Si grand qu'un renne peut marcher entre ses pattes.
C'est ce que vous ferez, Monsieur De Bouffant.
J'ai le plaisir de vous présenter notre élan.
Merci.
Adrienne!
Quelle aventure! Quelle chance d'être ici!
Lls allument un feu de camp et y jettent tout ce qui leur tombe sous la main.
J'ai bien cru qu'ils nous extirperaient du coche pour nous y jeter aussi.
Je leur ai dit que j'étais prêt à sacrifier Maria, bien sûr.
J'ai dit: "Prenez-la, elle est bien plus inflammable que moi."
- M. Cosway! - Vous l'êtes, vous le savez.
Laissez-moi vous présenter Thomas Jefferson et sa fille, Patsy.
M. Et Mme Richard Cosway, l'un des plus grands peintres anglais.
Que dis-je? Le plus grand peintre anglais.
Vous exagérez, mon cher Lafayette.
J'ai demandé au cocher: "Qui brûlent-ils?"
"La pire des racailles", a-t-il dit. "Et le feu lui est encore trop doux."
Comment s'appelle-t-il?
Le ministre des Finances?
Je n'aimerais pas tomber entre les mains de la crapule parisienne.
Il suffit aux Parisiens d'une petite étincelle pour exploser.
Au revoir, mon cher.
Je vous rejoindrai plus tard.
M. Trumbull, Patsy.
M. Jefferson.
Votre secrétaire semble admirer la duchesse.
C'est une aubaine.
Elle est mariée à son oncle, qui a 40 ans de plus.
Votre fille apprend-elle les bonnes manières et la morale françaises?
Les manières, certainement,
mais pour ce qui est de la morale, mieux vaut nous en tenir à la nôtre.
Pourquoi? Est-elle meilleure que la nôtre?
Elle nous convient mieux.
Je veux dire, aux Américains.
Est-elle difficile à apprendre?
Certainement pas à désapprendre.
Parlez-moi de l'Amérique.
Madame, le sujet est aussi vaste que le pays lui-même.
L'Angleterre est si petite. Même le ciel est étriqué.
En Italie, il est vaste, bleu céleste.
C'est plus qu'un ciel, c'est un... paradis.
Vous êtes italienne?
M. Jefferson!
Ce que votre jeune ami me raconte est-il vrai?
Nos colonies américaines se sont élevées contre les restrictions commerciales?
Les Américains voulaient juste être libres de boire du vin français!
A la place de la bière anglaise: Ce seul échange en valait la chandelle!
"Nous tenons ces vérités pour évidentes:
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