முதல் 200 வரிகள்.
LA CLEPSYDRE
Scénario :
Avec :
Musique :
Images :
Réalisé par :
Nous arrivons.
Où aller ?
Tu trouveras ton chemin toi-même.
J'ai retenu ma chambre.
À qui m'adresser ?
Au docteur, mais il dort.
À cette heure-ci ? La nuit est encore loin.
Chez nous, on dort tout le temps, et...
il ne fait jamais nuit.
Patientez ici.
Au restaurant.
Le docteur vous attend.
Où est-il ?
Nous avons bien reçu votre télégramme.
La calèche vous attendait à la gare,
mais...
À la gare ?
Hélas, nous sommes mal desservis par les trains.
Vous allez bien ?
Mon père est en vie ?
Bien sûr.
Mais dans les limites
permises par la situation.
Pour votre maison,
pour votre pays,
votre père est bien mort.
Vous le savez comme moi.
Ainsi ne pouvons-nous pas le récupérer complètement.
Sa mort là-bas nous limite.
Mon père le sait ?
Rassurez-vous,
il ne s'en doute même pas.
Venez, je vais vous conduire auprès de lui.
Votre lit est réservé dans sa chambre,
comme vous le désiriez.
Nous avons reculé le temps, voilà tout.
Il retarde ici d'un certain intervalle,
dont l'importance est difficile à évaluer.
Cela tient de la relativité.
La mort qui a frappé votre père
dans votre pays,
ne l'a pas encore saisi ici.
Mon père est donc mort
ou sa mort est imminente ?
Non, vous ne comprenez pas.
Nous réactivons toutes les virtualités du passé
donc également la possibilité de guérir.
Nos malades dorment
pour économiser leur énergie vitale.
D'ailleurs que faire d'autre ici ?
Mettez-vous au lit, vous aussi.
C'est tout ce que vous pouvez faire.
Au revoir.
Au revoir.
Je voudrais te parler.
Pourquoi fais-tu courir tous ces mensonges,
ces potins au sujet de mon père ?
- Quels mensonges ? - Tu le sais très bien.
Non. Je ne mens pas.
Tu te rappelles ? Même avant,
il disparaissait plusieurs jours.
Il nous fuyait.
Peut-on savoir s'il vit encore quelque part.
Je dois savoir. Tu me dois la vérité.
Tu m'épuises. Impossible de communiquer avec lui.
Comment comprendre,
saisir tout cela ?
Comment répondre aux questions dont Dieu m'inonde ?
Cela me dépasse.
Le poids de ses persécutions m'épouvante.
- Ne pleure pas. - Ce n'est rien, la migraine.
Tu n'iras pas à l'école aujourd'hui.
À l'école ? Maman...
Je ne suis plus un petit garçon.
Mais si, mais si, regarde tes mains tachées d'encre,
tes genoux couverts de bleus.
Tu es un garnement.
Tu traînes on ne sait où.
Va réveiller ces vauriens, ces parasites,
c'est bientôt l'heure d'ouverture du magasin.
- Pourtant... - Ne me torture pas !
Je t'ai dit que papa faisait du porte-à-porte
dans le pays.
Tu sais bien que souvent, il rentre la nuit
pour repartir encore plus loin avant l'aube.
Et pourtant je suis sûr qu'il va rentrer.
Arrête d'aller et venir, assieds-toi.
- Tu vas t'assoupir, dormir un peu. - Bâiller un peu.
Et après tu te reposeras.
Va, paresseux, chez la fourmi,
apprendre la sagesse.
Chez la fourmi ? Et toi, va au diable.
Ta fourmi, elle,
ne connaît ni maître, ni patron,
elle se porte comme un charme.
Qu'est-ce qu'il dit ?
J'allais
par le champ d'un paresseux.
Et je traversais
le vignoble d'un sot.
Ce n'est pas écrit.
Le Seigneur ne l'a pas dit.
Et tout ceci
est recouvert d'orties,
les ronces ont recouvert sa terre,
le mur d'enceinte est tombé en ruine.
Battez des mains
Louez le nom du Seigneur
D'une voix de fête
Que les chants
Et les trompettes
Accompagnent vos louanges.
Louez-le avec vos harpes.
Louez-le avec vos cithares.
Louez-le avec vos tambours et par vos cortèges.
Louez-le avec les cordes et avec vos flûtes.
Louez-le avec vos cymbales résonnantes.
Louez-le avec vos cymbales éclatantes.
Que toute âme le loue !
Alléluia !
Battez des mains et chantez.
Chantez.
Chantez pour les pauvres d'esprit.
En rêve, il vit une échelle dont le bas touchait terre,
le sommet le ciel,
les anges montaient et descendaient.
Pas possible...
Notre petit Joseph !
Tu t'es trompé de chemin en allant à l'école.
Ça grouille de salauds.
Le matin quand il faut chercher du pain...
Je ne peux pas...
ouvrir la porte.
Ils pénètrent par les fentes,
envahissent la cuisine,
font du charme,
remuent la queue.
Et quand le feu se déclare, ils sont fous de joie,
battent des mains, dansent comme des sauvages.
Pas question de les utiliser pour éteindre le feu.
Ils sont bons pour les fêtes.
De qui parles-tu ?
De ces vauriens, les pompiers.
À la fin de l'automne, ils paressent, somnolent,
dorment debout.
Tu es de parti pris.
Ils sont gentils.
Un fumiste disait qu'en réparant les cheminées,
on les trouve accrochés
dans les conduits,
immobiles comme des chrysalides.
Ils dorment imbibés de sirop de fraise
et réclament doucement : ''du sucre'', ''du sucre''...
Je regarde l'un d'eux,
et son visage se gonfle d'une viande rouge,
indécente, comme chez le dindon.
Ainsi renaît leur âme,
l'éclat de leurs couleurs :
le pompier les projette en feux d'artifice,
fusées, feux de Bengale.
Ils ne boiront pas mon sirop.
Ce n'est pas pour ces vauriens
que mon teint s'abîme à la cuisine.
Hélas, Adela,
tu as toujours refusé ce qui sort de l'ordinaire.
Regarde.
Est-il possible que les cheveux poussent jusqu'à terre ?
Comme tu es magnifique, comme tu as changé !
Le capitaine des voyous.
Moi, Anna Cwilag, née en Moravie, j'avais peu de cheveux.
J'en voudrais des pareils.
Peut-être voudrais-tu du sirop
- de fraise ? - Non merci.
Tant pis.
Elle souffrait d'un système pileux peu développé.
Ce n'est que par des prières assidues,
des pénitences sévères que l'anathème a été levé.
Elle a accédé à la grâce.
Elle a vu des signes
et a préparé la merveilleuse mixture.
Regarde.
Ce sont ses frères,
ses cousins, ses amis.
Qui est-ce ?
Une amie. Elle a rendu heureux tout le village.
Le village ?
''Elsa, tendresse avec le cygne''.
C'est un baume pour tous les maux et en plus,
il fait des miracles.
D'où vient-il ?
Ce livre a toujours été là, il y en a plein dans les coins.
''... fume beaucoup...
''Neurasthénie sexuelle''.
Nous en arrachons les pages
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