முதல் 200 வரிகள்.
Quand j'étais au lycée,
j'avais un ami, Joh Ribisi,
et j'étais très souvent chez lui.
Un jour, en particulier,
il m'avait pas dit qu'il était puni.
On était dans sa chambre, et sa mère est rentrée.
Il m'a fait : "Il faut que tu sortes de ma...
"Sors de ma chambre.
Tu dois sauter par la fenêtre."
Sa chambre était à l'étage.
J'ai dit : "Je ne peux pas sauter du 2è étage."
Et lui : "Allez, je suis puni.
"Si ma mère te vois ici,
elle va rajouter des jours, voire des semaines à ma punition."
Alors, je suis allée sur le bord extérieur de sa fenêtre,
et je regardais en bas, et c'était juste...
du ciment en-dessous.
Et lui : "Allez, meuf."
Sa mère arrivait dans la cuisine,
et on entendait ses pas résonner dans la maison.
Et lui : "Saute !"
J'étais pétrifiée.
Ensuite, j'ai fermé les yeux
je me suis vue sautant du toit de John Ribisi.
Et d'un coup, j'ai ouvert les yeux.
J'avais vraiment sauté du toit.
J'avais explosé mes genoux dans mon menton.
Mes paumes de mains étaient toutes égratignées.
J'avais sérieusement entravé
ma capacité à marcher.
Je crois que j'ai boité pendant 3 semaines.
Mais, vous savez,
j'ai sauvé mon pote John des foudres de sa mère.
C'est...
- Perturbant. - Sérieux ?
C'est la chose à laquelle je pense
quand j'ai un truc difficile à affronter dans la vie.
J'ai sauté du toit de John Ribisi.
J'ai eu un mal de chien, mais je l'ai fait.
Pourquoi nous le dire là maintenant ?
J'en sais rien, peut-être parce que je m'apprête
à sauter dans ma vie à Los Angeles.
Peur de nous quitter ?
"Nous" ?
Qui...
Quel nous ?
Nous... ici au Mississippi.
Possible.
Je tiens vraiment
à remercier WKKU de m'avoir laissé traîner ici
ces dernières semaines.
Je tiens à adresser un grand merci à Kate, ici présente.
Et...
à John Ribisi.
Tu vois,
je ne vais pas te dire adieu,
car à chaque fois que je le fais,
tu ne pars jamais.
Désolée pour la confusion des adieux.
Pourquoi pas...
À plus tard ?
À plus tard, Kate.
J'espère.
J'ai le droit à un câlin ?
Bien sûr.
On a dû te le dire souvent,
mais t'es nulle en câlins.
C'est en fait, ma 1ère fois.
Ça ne sera pas la dernière.
On te le dira plus souvent.
- Je te tiendrai au courant. - À plus tard.
À plus tard.
Tu as ta carte d'embarquement ?
Tu es certaine ?
Tu devrais vérifier ton sac à main.
Je n'en ai pas, Bill.
Elle ne l'a pas oublié.
Aucune raison de faire demi-tour.
T'inquiète pas, Bill.
Rien ne m'empêchera de partir.
Ont-ils relocalisé le terminal ?
J'ai pensé que peut-être
tu aimerais visiter ta mère avant ton départ.
T'es sûre qu'elle est là ?
Elle devrait s'y trouver, pas vrai ?
Tu aurais du me le dire.
On avait nos secrets.
Je n'ai jamais voulu en avoir.
Moi non plus.
Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
Il me disait ne pas le dire.
Moi, pareil.
Je sais.
On va tout se dire, à partir de maintenant.
C'était mon 1er.
J'avais 17 ans et lui 35.
Oh, mon dieu. Tellement plus vieux.
C'était mon prof d'arts plastiques.
C'était si romantique.
Il était marié, non ?
Il était marié et il m'a fait planée.
Je suppose qu'il m'a fait planée moi aussi,
mais au sens littéral car j'étais si minuscule.
T'es jamais allé au bout, pas vrai ?
Cool !
Moi si, de toute évidence.
Et tu es revenue vers lui.
En quelque sorte.
C'était le grand amour.
Sérieux ?
Je le crois.
Pas pour moi.
Moi non plus.
Mon 1er c'était un groupe de garçons.
J'ai eu tellement d'attention,
que j'ai atterri ici.
- Excitant ! - Je sais !
J'ai été droguée à une fête.
Je me suis réveillée nue sur la route.
Combien d'entre vous ne connaissiez même pas le gars ?
- Moi ! - Moi !
Combien avec
un type de confiance ?
C'est violent
quand la personne à qui tu te fies
se transforme en véritable monstre.
Du calme.
C'est qui ce ronchon ?
Ça suffit ! On éteins !
On veut discuter.
Pourquoi on ne peut pas parler ?
T'es qu'un fauteur de trouble !
Fauteur de trouble !
- Arrêtez-ça ! - Allez, Bill.
On veut juste tabasser quelqu'un.
Fauteur de trouble !
Je retourne dans mon cercueil.
C'est confortable.
Il est l'heure, Tig.
Pardon si j'ai interrompu ton chagrin,
mais on devrait reprendre la route.
Tu ne retournes pas avec Brooke ?
Ou c'est courant entre lesbiennes ?
On est humaines.
C'est même légal, dans tout les états.
Sauf dans celui-là, en fait.
Je vais crécher chez Kyle,
jusqu'à pouvoir avoir mon propre appartement.
Tu...
Tu penses qu'on a eu une enfance difficile ?
Correct.
Tu ne reviendras sans doutes jamais ?
Je reviendrai sans doutes un jour.
Maman est partie maintenant, donc...
Oui, mais il reste le Mardi Gras de Sainte Lucille.
Impossible de le rater.
Exact.
Je devrais probablement y aller.
J'aime laisser du temps à la police de l'air
de palper mon torse concave.
Prends soin de toi.
Et je toi.
Ça ne veut rien dire.
Et nous on.
C'est une annonce de sécurité.
Les passagers sont priés de ne pas partir...
Dominic. En quoi puis-je t'aider ?
Mon père m'a demandé de vous ramener un truc.
Entre, et essuie tes pieds, je te prie.
Ce n'est pas... ?
Pas votre chat, désolé.
Je ne voulais pas vous donner de faux espoirs.
Voici Spike.
Mon père l'a vue devant l'épicerie.
C'était le jour d'adoption.
Il culpabilisait tellement après l'histoire du chat,
il voulait faire un truc, pour se racheter.
Pourquoi votre père
se sent si impliqué dans cette histoire.
Pas de sa faute. Tig l'a laissé sortir.
Je pense qu'il croit que ça pourrait être ma mère.
Elle a laissé la porte ouverte ?
Elle ne l'avoue pas.
Mais il existe une superstition philippine
sur les chats chez une personne décédée.
Ils apportent une énergie sombre à la famille endeuillée.
Si c'est elle, elle a pensé bien faire
en pensant vous aider.
Pourquoi n'avoir rien dit ?
Tout le monde s'est senti si coupable.
Merci de votre gentillesse.
Et celle de votre père.
Merci de votre compréhension, M.
C'est interdit de stationner ici. Bougez.
Officier, je prends juste mon amie.
Elle a eu un cancer. Dans les deux seins.
Ensuite, cette horrible maladie grave
qui a failli la tuer, et sa mère vient de mourir.
- Seigneur. - Je veux lui éviter
de m'attendre pendant que je tourne. Elle est un peu faible.
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