முதல் 200 வரிகள்.
Elles se ressemblent, ces bicoques.
C'est toutes les mêmes, bouffon !
Est-ce moi ou les mots croisés du Telegraph ?
De quoi parlez-vous ?
De leur difficulté. Sont-ils de plus en plus difficiles
ou suis-je de moins en moins capable de les faire ?
Probablement les deux, Freddie.
Cela ne peut pas être "anal", tout de même ?
Non, mon ami.
Pas dans le Telegraph .
Quelle honte d'écrire aussi mal, on peut à peine te relire.
C'est l'adresse qu'il t'a donnée ?
Oui, exactement.
C'est là qu'on est passés le prendre !
Une petite taffe ?
Tête de nud !
Qui diable cela peut-il être à cette heure ?
J'y vais.
Non, très chère. Je m'en occupe.
Vous devez faire erreur.
Qu'est-ce que vous en savez ?
Je le sais.
Et maintenant, ôtez votre pied
ou j'appelle la police.
Écoute, l'adjudant.
On est venus voir Stanley Kubrick.
Il n'y a personne de ce nom ici.
T'es qui ? Le majordome ?
Non, sûrement pas !
Va dire à ton maître, M. Kubrick,
qu'on est là.
- Qui ? - Kubrick.
Le célèbre réalisateur de films.
Jamais entendu parler.
Stanley traîne dans un club
qu'on gère avec les potes, à King's Cross.
Il y a laissé une méchante ardoise
de 200 £ et il nous a tapé de la caillasse.
Pardon ?
De la caillasse. Du blé.
Liquide. Thune.
Ce que les pauvres utilisent
à la place des cartes de crédit. Pigé ?
Il n'y a personne de ce nom ici et il n'y a ni blé
ni caillasse. Donc...
On sait qu'il vit ici !
Assez joué.
On le sait, on est passés le prendre !
Steven, après toi.
- Il nous doit des thunes ! - Il se cache ici !
Pour la dernière fois, bouclez-la !
APPELEZ-MOI KUBRICK
Une histoire vraie... ou presque
Quel beau dessin... Très innovant, ce stylisme.
De nos jours, un bon stylisme
est aussi rare qu'un bon scénario.
Vous pouvez me croire.
Ah bon ?
Je peux m'asseoir ?
Merci. Très aimable à vous.
J'étais au studio de cinéma pour une réunion de production
toute la journée.
Il me fallait un petit verre avant de rentrer.
Voilà tout.
Pas maintenant, merci.
Puis-je ?
Ils sont de vous ?
C'est ma nouvelle collection.
Je suis très impressionné.
Très original.
Une merveille, ce costume.
Je serais très fier d'en porter un semblable.
Vous devez avoir beaucoup de succès.
Une société de Huddersfield convoite certains de mes dessins
et une boutique de Brighton s'intéresse de près à mes vestes.
Et un type de Margaret Street
trouve mes pantalons "très exaltants".
Vraiment ?
Il les adore.
À juste titre, mon ami.
À juste titre.
Quel est votre nom ?
Rupert. Rupert Rodnight.
Je suis exceptionnellement enchanté de vous rencontrer, Rupert.
Parfait.
Je n'ai pas saisi votre nom.
Stanley Kubrick, le réalisateur ?
À moins qu'il y en ait un autre.
Tiens, un autre triple cognac.
Tu es un ange.
Je te remercierai pour ta gentillesse
dès que j'aurai résolu mon histoire de cartes bleues volées.
C'est rien, vraiment.
Au contraire.
On ne peut que récompenser une telle bienveillance.
J'ai jamais dessiné de costumes pour un film. Jamais.
Ton book m'a convaincu
que tu étais l'homme de la situation.
Je crois que ce sera la rencontre la plus gratifiante
que j'aie pu faire avec un costumier.
Tu m'as toujours pas dit le titre.
Très vendeur : Mort d'un designer.
L'histoire d'un mannequin homme qui découvre un meurtre par hasard.
Ton boulot, ce sera de dessiner sa garde-robe.
On tourne en extérieur et aux studios de Pinewood.
Mais tu devras être à mes côtés nuit et jour.
Quel défi...
Nuit et jour.
Je me sens tellement plus détendu maintenant.
Un autre verre ?
Ça va aller.
Quel appartement sympathique,
et tellement peu cher.
Mes gens l'ont loué pour moi sous un nom d'emprunt
pour que je sois tout près des studios
que je fais construire à Wealdstone.
Attention, Rupert, personne ne doit le savoir.
Motus et bouche cousue.
Je le savais.
On travaille fiévreusement sur le scénario en ce moment.
Tu en auras un exemplaire
pour commencer à réfléchir à certaines scènes.
À propos, as-tu un agent ?
Non, je me débrouille seul.
J'étais comme toi autrefois
mais maintenant, je laisse quelqu'un d'autre s'en occuper.
On n'a pas toujours le choix.
Tu as tout à fait raison.
Je vais te prendre sous mon aile
pour m'assurer que personne ne t'embête.
À part moi.
Je veux parler à M. Kubrick !
Je demande justice !
Je demande justice et réparation !
Je veux ce Stanley Kubrick !
Sors de là !
Tout de suite !
Tu auras de mes nouvelles !
Il devait financer et produire mon Virginia Woolf .
J'ai envoyé promener les autres commanditaires.
J'ai dit à tous mes amis
et aux comédiens
que Kubrick me finançait.
Je suis un ami personnel.
Oui, un ami personnel de Stanley Kubrick.
Il faut que je le joigne
mais sa ligne téléphonique a l'air d'être en dérangement.
Vous ne le connaissez pas ? C'est un grand réalisateur !
2001 : l'odyssée de l'espace.
Shining.
Quoi d'autre ? Docteur Folamour. Orange mécanique !
Full metal jacket ... vous connaissez forcément !
Le groupe jouait à Camden.
Un type se pointe et me dit qu'il les trouve super bons.
Là-dessus, il me dit son nom.
Stanley Kubrick, le réalisateur. Stanley Kubrick, putain !
J'hallucine !
Carrément. Grave !
On commence à tchatcher
et il dit qu'il peut nous aider.
Aider le groupe, quoi.
Putain, Stanley Kubrick kiffe le heavy metal ?
Je lui ai parlé du concert au Roxxy.
- Ça l'a branché ? - Grave !
J'ai dit qu'on passerait
le prendre chez lui.
Il a un grand appart à Little Venice.
- C'est là qu'on va. - Chicos comme coin !
Il est blindé, mais le top, c'est qu'il a les connexions.
Avant, j'avais une adresse à Belgravia.
Les gens avec qui j'avais rendez-vous,
les gens très importants,
je leur donnais cette adresse. Ils passaient
me prendre à une heure bien précise.
Quand ils arrivaient,
j'étais assis sur le perron.
Joli comme un cur.
Ça marchait à tous les coups.
Il n'y a rien, mon amie.
Ils croyaient que c'était chez moi,
tout bonnement.
Mais par la suite, le quartier a baissé.
Arabes, Noirs, de la racaille à gogo...
Pas question
de me retrouver associé à ces gens.
J'ai donc décidé de chercher un coin...
un peu plus branché,
un peu plus moi.
Little Venice.
Il sait que tu faisais du blé
en fourguant des cassettes pirates d' Orange mécanique à Camden ?
Boucle-la, Toby.
Tu vois les numéros ?
Je ralentis, je verrai mieux.
Il va nous offrir un verre.
J'ai jamais rencontré quelqu'un comme Stanley Kubrick.
C'est l'appartement A.
Appartement A.
Messieurs !
Ici !
No comments yet. Be the first to leave one.