முதல் 200 வரிகள்.
"Passe par la forêt, c'est plus facile", qu'il a dit.
Sans déconner.
C'est magique.
Bon.
Nom de Dieu.
Putain.
Non.
Attends.
- Sur le comptoir. - Oui.
- Quoi de neuf, mec ? - Comment ça va ?
- Super, et toi ? - Bien. Entre.
Ça n'a pas changé.
Tu as vu ?
Vero.
- Bonjour. - Bonjour.
Le fameux Pedro est enfin là.
Comment ça va ?
- Bien, et toi ? - Bien.
C'est toujours " Pedro ci, Pedro ça, mon cousin, c'est le meilleur ".
Évidemment.
J'espère être à la hauteur.
Martu a été déçue
quand elle a compris qu'elle n'avait aucune chance avec toi.
Ne t'inquiète pas.
Bon.
Bon voyage ?
Oui, j'ai dormi tout le long.
Bien.
Je vais chercher un stylo.
- Bienvenue. - Merci.
Notre oncle t'a-t-il donné les clés de la chambre ?
Oui, elles sont dans mon sac, je te les donnerai plus tard.
Viens, on va boire un coup.
- Coca, ça te va ? - Ça marche.
Bien.
Ping-pong.
- Je vais te battre. - On verra ça.
C'est Maxi,
l'ami de Lucas, je t'avais dit qu'il venait.
Il était au club, tu te souviens ?
Quand tu m'as parlé d'un certain Maxi...
Je ne savais pas que c'était lui. On est allés en colo ensemble.
Je crois qu'il a mon âge.
Oui, il est un peu fou, mais il est sympa.
Elle est où, Lula ?
En haut, avec une amie, Martu. Tu la connais ?
Ton amie a dit qu'elle n'avait aucune chance avec moi.
C'est vrai.
Et Lucas est en haut, sûrement allongé dans son lit.
Au fait, comment on s'organise pour dormir ?
C'est un peu compliqué...
Je suis avec Lula dans la chambre de mes parents...
Les filles dans la chambre d'Ana
et toi dans la chambre où on a dormi la dernière fois...
Avec Lucas et avec lui...
Maxi.
Vraiment ?
On y va ?
Prends ce lit-là, parce que
j'ai besoin de la lampe pour lire.
- T'es sûr ? - Oui.
Hop.
Je vais mettre un t-shirt sur cet oreiller
sinon ça va te gratter toute la nuit.
Et ça ?
Quel idiot, je ne l'avais pas vu.
Mon sac à dos était dessus.
Je ne peux pas dormir sans oreiller.
Merci.
Tu restes
pour les vacances ou plus longtemps ?
Oui, c'est l'idée.
Et voilà.
Je dors en short et en t-shirt
alors ne t'inquiète pas.
D'accord.
LES AMANTS ASTRONAUTES
Je peux m'asseoir ?
Bien sûr.
C'est sympa, non ?
Oui, c'est super.
Tu te souviens de moi ?
Oui, quand on était petits.
Moi aussi.
Alors tu es gay maintenant.
Oui.
Quoi ?
Rien, c'est la question.
Désolé, je n'ai pas de filtre.
Tu n'as pas l'air gay.
Peut-être, je ne sais pas.
C'est une remarque idiote.
D'avoir l'air gay...
Je veux dire...
Si j'étais astronaute tu ne poserais pas cette question.
Je ne poserais pas cette question...
Parce que tu as vraiment l'air d'un astronaute.
C'est que...
Ma copine, eh bien...
J'avais une copine...
Et elle me disait toujours que j'avais l'air gay.
Ça m'a énervait grave.
Ça me m'était en colère.
Lève-toi.
- Pourquoi ? - Lève-toi.
Mais...
Pour la faire lever, Je n'ai qu'à la toucher.
Et si je le fais devant toi...
Ma copine aurait raison.
Ex-copine.
Lève-toi pour que je voie ce que ton ex voyait en toi.
Si tu fumes comme ça, c'est clair que tu fais un peu gay.
Tu connais...
Le paradoxe de Pinocchio qui dit que son nez va grandir ?
Un paradoxe, c'est une contradiction, donc c'est impossible.
Exactement, donc
que se passe-t-il
quand une force irrésistible rencontre un objet immobile ?
Dis-moi.
Le paradoxe de Pinocchio
se fait avec son nez, mais moi, je l'explique avec une bite.
Écoute, seulement si je mens
ma bite grossit, tu vois ?
Oui.
Alors si je dis...
"La lune est carrée."
Elle grossira parce que la lune est...
- Ronde. - Exact.
Donc, en suivant cette logique, si je dis...
"ma bite va grossir."
Oui.
Que se passerait-il ?
" Ma bite va grossir ."
Laisse-moi réfléchir.
Si tu mens, alors elle grossit.
C'est un mensonge.
Donc elle grossit.
Mais du coup ce ne serait plus un mensonge.
Exactement.
C'est ça, le paradoxe.
C'est comme un oxymore, il y a une contradiction.
J'adore ces trucs.
Mon nez va grandir.
Bon...
Ton ex disait que tu as l'air gay.
Je ne t'ai pas vu depuis dix ans
et tu sais que je suis gay.
Et tu me parles de ta bite qui durcit.
C'est un peu bizarre, non. T'es un genre de martien ?
Peut-être.
Je suis un peu martien.
Comment tu appelles ça ?
Une coccinelle.
Porte bonheur, fais un vœu !
Ce dinosaure ?
Trop bizarre.
Laisse-moi regarder.
Je peux voir ?
Je peux en garder un ?
Oui, bien sûr.
- Je les avais remarqués. - Choisis-en un.
Quatre ans, de 10 à 14.
- OK. - Oui.
Je pensais que tu étais né ici et que tu étais parti en Espagne.
Non, je suis né à Madrid, ma mère est espagnole
et mon père est argentin.
Il est allé là-bas, a rencontré ma mère,
ils m'ont eu,
et nous sommes revenus ici quand j'avais 10 ans.
Et tu n'as pas gardé l'accent ?
Un peu, mais j'ai tellement été harcelé à l'école que j'ai fini par le perdre.
Et quatre ans, c'est pas vraiment suffisant.
Et est-ce que tu...
À ton tour.
- À moi ? - Oui.
- Contre ? - Le perdant.
Bonne chance.
On doit aller chercher les films.
- Pas moi. - Moi, non plus.
Maxi.
Non, les gars.
Vous savez, c'est un connard le gars du vidéoclub.
Il t'aime bien, il veut baiser avec toi.
- Où est Pedro ? - Dans la salle de bain.
Dites-lui d'y aller.
Dites-lui que le gars est super sexy comme ça il ira.
C'est bon j'y vais, c'est moi qui ai perdu.
Imaginez Pedro là-bas...
"Vous avez Sexe, mensonges et vidéo ?"
Et c'est toi qui dis ça !
Alors que t'es toujours le premier à foncer quand y a des vendeuses sexy.
Simple coïncidence.
Et toi alors ?
Tu poses des questions idiotes au maître-nageur à la plage ?
Allez...
Tous les ans, elle oublie ce que signifie la couleur des drapeaux.
Deux choses.
Tu m'aides ?
Je t'aide aux toilettes ?
Non. On peut aller au vidéoclub ?
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