முதல் 200 வரிகள்.
"A la suite de deux guerres mondiales...
Hongkong était surpeuplé de réfugiés".
"Vraies Aristocrates!"
"Dansez avec une comtesse pour un demi-dollar"
- Combien ça coûte, soeurette? - Un demi-dollar la danse.
- Ces femmes sont des comtesses? - Certaines.
Sans blague. Donnez-m'en pour cinq dollars.
Merci, monsieur.
- J'ai un ticket pour une comtesse. - Vas-y, mon pote.
Je pourrai dire aux gens de chez moi que je monte dans la haute société.
- Excusez-moi. Je peux m'asseoir? - Je vous en prie.
J'ai un ticket pour danser. Vous êtes une comtesse?
Sans blague.
Dites-moi, il y a combien de comtesses ici?
Oh, pas mal.
Tous les hommes d'état, tous les ministres, et tous les diplomates...
devraient se consacrer à la cause de la paix dans le monde.
Ogden, c'est Harvey! Ogden, vous êtes encore avec ce discours?
On est en Chine, Hongkong, et vous essayez toujours de sauver le monde.
Fichons le camp d'ici, allons voir la ville. On ne reste que 24 heures.
Très bien, Crawford. On finira après le déjeuner.
Très bien, monsieur.
Vous imaginez? Hongkong. Ça alors, je vois un Chinois Ià-bas.
Je n'en serais pas du tout surpris.
Regardez-les... entassés comme des sardines.
C'est ce que je déteste chez les pauvres. Ils n'ont aucun goût.
Ils se complaisent dans la misère.
Ils choisissent les pires quartiers pour vivre, ils mangent la pire nourriture...
et ils s'habillent atrocement.
C'est la première fois que je vous vois sourire depuis le début de ce voyage.
Ce n'était pas un sourire. C'était la douleur d'un vent.
- Comment vous vous sentez, mon pote? - Déprimé.
Vous devriez être I'homme le plus heureux du monde.
Dans six semaines vous aurez divorcé...
et vous serez peut-être le prochain ministre des affaires étrangères.
- On verra. - Voilà le journal du jour.
"Ogden Mears, multimillionnaire...
fils du plus riche pétrolier du monde...
sera le nouveau ministre des affaires étrangères".
Faites-moi voir ça.
Vous n'avez pas fini la phrase. "D'après la dernière rumeur".
"Fils du plus riche pétrolier du monde". Ils ne me laisseront jamais oublier.
C'est le fardeau que vous devez porter.
Harvey, vous avez une influence corruptrice.
Peut-être, mais je ne vous ai pas conduit à la politique.
- Que faire d'autre? - Meurtre, incendie volontaire, viol.
Il y a des tas d'autres occupations dignes d'intérêt.
- Crawford, monsieur. - Entrez, Crawford.
Ça vient d'arriver par télégramme.
Le président a nommé M. Patrick Dowling ministre des affaires étrangères.
Dowling, hein? Eh bien, c'est ça le spectacle.
- Qui diable est Patrick Dowling? - Le ministre des affaires étrangères.
- Je ferai attention aux nouvelles. - Merci, Crawford.
Vous avez raison, Harvey. Je vais arrêter d'essayer de sauver le monde.
Ce soir, on va célébrer la nomination de Patrick Dowling.
Excusez-moi, monsieur. M. Clark a téléphoné.
M. Clark? Où est-il?
Là-haut au salon, monsieur. Il a dit qu'il descendait.
- Eh bien, faites-le entrer. - Oui, monsieur.
Qui est Clark?
Un des directeurs principaux de Père. Un vieux gentleman vénérable.
On ne va pas se coller ce vieux garçon toute la soirée.
- Non. Je m'en débarrasserai. - Vous sortez de la grippe.
Il a fallu un long voyage en mer pour laisser tout ça derrière.
On ne va pas visiter les parcs et les musées.
M. Clark, monsieur.
Ogden, mon garçon. Je ne vous ai pas vu depuis que vous étiez dans les langes.
Je dois dire que vous êtes la réplique de votre père.
M. Clark, puis-je vous présenter mon ami Harvey Crothers? M. Clark.
Enchanté. Je vous demande pardon.
Hudson a dit que vous n'étiez pas bien, et je suis prêt à vous montrer la ville.
Malheureusement, c'est mon premier jour debout après la grippe...
et je devrais peut-être rester à I'intérieur et le prendre à I'aise.
Bien sûr, mon cher garçon. Je ne vous dérangerai pas.
Mais avant de partir, j'aimerais vous présenter de très chers amis à moi...
qui attendent au salon.
Eh bien... certainement.
Hudson, voulez-vous faire entrer les amis de M. Clark, je vous prie?
Ce sont les seuls au salon. Vous ne pouvez pas les manquer.
Oui, monsieur.
Eh bien Ogden, dommage que vous ne soyez pas en pleine forme.
Je me faisais une joie de vous faire visiter Hongkong.
Eh bien, je suis déçu. Je lisais des choses Ià-dessus...
et ça semblait fascinant... les jardins botaniques et les musées.
Oh, ciel, ciel.
Les jardins botaniques? Je pense qu'on peut faire mieux que ça.
Je suppose que je n'ai pas lu le bon livre.
Ogden, voici mes amies.
Voici M. Ogden Mears...
M. Harvey Crothers.
La Comtesse Chiedoff...
La Comtesse Natascha Alexandrov...
La Baronne Cavanotchy.
Bonjour. J'aimerais un verre.
Non, non, Baronne. C'est trop tôt.
Excusez-moi. Que prendrez-vous, mesdames?
- Champagne. - Champagne, champagne.
Non, ne I'éteignez pas. La musique complète le champagne.
Mesdames, voulez-vous vous asseoir?
Dommage que vous vous remettiez à peine de la grippe, Ogden.
Je pensais qu'on pourrait aller quelque part ce soir...
avec ces dames.
Mais I'air de la nuit pourrait être dangereux pour vous.
Oh, je crois que si je me couvre bien, ça ira.
- Où sont les filles? - Je ne sais pas.
Je crois qu'elles sont allées aux toilettes dès que vous êtes parti.
J'ai dû leur avoir inspiré la même idée.
Laissez-moi vous parler de ces dames. Harvey.
Ce sont des filles d'aristocrates russes.
Leurs titres sont absolument authentiques.
Leurs parents ont échappé à Shanghai pendant la révolution russe.
Shanghai était un sale endroit à cette époque...
une ville internationale dirigée par sept nations.
Comme ils n'avaient pas de pays, leurs vies étaient sans valeur.
On pouvait les voler, les assassiner. Tout le monde s'en fichait.
La Comtesse Natascha, celle assise à côté de vous...
a eu une vie plutôt triste.
C'était la maîitresse d'un gangster à I'âge de 14 ans.
Eh bien, comment se sont débrouillés les autres pour survivre?
Beaucoup sont morts de faim, d'autres se sont suicidés...
certaines des femmes ont travaillé dans des dancings...
et les hommes ont dû concurrencer la main d'oeuvre la moins chère...
parce qu'ils ne pouvaient pas quitter le pays.
Je trouve qu'Harvey est très séduisant.
Ça va beaucoup t'avancer. Il est sans le sou.
Et alors? Tu n'as aucun romantisme dans I'âme?
L'argent me rend romantique.
Je croyais que c'était Harvey qui avait le blé.
Tu n'as pas de bons instincts, ma chère.
C'est I'autre, Ogden Mears, qui a I'argent.
C'est le fils du plus riche pétrolier du monde...
et Natascha I'a accroché.
M. Ogden? II est très séduisant.
Laisse faire Natascha. C'est une vraie baguette de sourcier.
Sauf que dans ce cas, elle a trouvé du pétrole.
Eh bien, tu peux avoir ton grand pétrolier.
Il est ici aujourd'hui, mais il sera parti demain.
Moi, je reste avec le vieux Papa Clark.
Il m'a sortie des dancings.
Ecoutez, Milton... Pardonnez-moi, M. Milton Clark.
Vous aimeriez danser?
Vous êtes très calme, ce soir.
Vraiment? Je suis désolée.
Ne vous excusez pas. J'aime les gens calmes.
Ils sont ou bien intelligents, ou ennuyeux.
Je dirais que vous faites partie des gens intelligents.
Merci. Je ferais bien de rester silencieuse.
Eh bien, quoi que vous fassiez, c'est très séduisant.
Vous aimeriez danser?
Non. J'aimerais rester assis ici et parler avec vous.
- Je regrette de mal parler I'anglais. - Vous le parlez magnifiquement.
Je comprends que vous êtes née à Shanghai.
Oui, mais mes parents venaient de Russie.
Et maintenant, ils ont déménagé à Hongkong?
Mes parents sont morts à Shanghai quand j'avais 13 ans.
Vous n'avez ni frères ni soeurs?
J'étais fille unique.
Treize ans... un peu jeune pour affronter le monde.
On doit tous I'affronter tôt ou tard.
Certains plus tôt.
Comment se fait-il que vous soyez venue vivre à Hongkong?
Eh bien, il y avait une autre guerre, une autre révolution, alors nous voilà.
Mais parlons de quelque chose de plus gai.
Je suis désolé. Vous aimeriez danser?
J'aimerais beaucoup.
Félicitations, Votre Excellence. Vous êtes un plénipotentiaire extraordinaire.
Voulez-vous sonner le steward, qu'il apporte de I'eau glacée?
Qu'est-ce que ce "Pléni-pli-plen"?
Oh, ça vient de passer à la radio. Vous avez été nommé...
plénipotentiaire extraordinaire à la cour d'Arabie Saoudite.
Je n'échapperai jamais au pétrole.
- Vous avez dormi sur le canapé? - C'est quoi? Numéros de téléphone?
Certain de vos premiers rendez-vous officiels, je suppose.
Et ça?
Un dur s'est trop approché de Natascha dans un night-club...
- et vous lui avez donné une taloche. - Je lui ai donné une taloche?
Une bagarre dans un night-club.
Eh bien, c'est un beau début pour un ambassadeur.
Le steward, monsieur.
Steward, voudriez-vous apporter de I'Alka-Seltzer et de I'eau glacée?
Oui, monsieur.
- Qui est Natascha? - Vous ne connaissez pas Natascha?
Vous devriez. Vous avez été assez clubbard avec elle, hier soir.
- Que voulez-vous dire, "Clubbard"? - Du verbe "Club".
"Former une association unie par un intérêt commun".
Ça suffit. Je ne veux plus rien entendre. Où sommes-nous?
- En pleine mer. - Quand a-t-on quitté Hongkong?
II y a deux heures.
C'est le premier appel pour le déjeuner. Vous descendrez?
Non, je vais prendre un bain et rassembler mes idées.
- Alors je vous verrai plus tard. - Oui.
Je préparais votre bain, monsieur.
Qu'est-ce que vous faites, Hudson?
Je prends note des numéros de téléphone.
C'est inutile.
Je vous demande pardon.
Je vous ai surpris?
- Qui êtes-vous? - Je suis Natascha.
- Oh, eh bien, enchanté. - Est-ce que nous sommes seuls?
Je ne sais pas. Peut-être qu'il y a quelqu'un sous le lit.
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