முதல் 200 வரிகள்.
On reprend du début. Au sixième temps, d'accord ?
Un, deux, trois, quatre. Un, deux...
Être sur le fil, c'est vivre. Le reste n'est qu'attente.
- C'est très théâtral, Joe. - Oui, je sais.
- C'est de toi ? - J'aimerais bien.
- Ça te plaît ? - C'est pas mal.
Que le spectacle commence !
On dit que les néons illuminent Broadway
On dit qu'il y a de la magie dans l'air
Mais quand on descend Broadway
Le ventre vide
les flots de lumière s'évanouissent et on n'est plus nulle part
On dit que je ne ferai pas long feu à Broadway
Que je prendrai le car pour rentrer au pays Tout le monde le dit
mais on se trompe, moi je le sais !
Je sais faire chanter ma guitare
et je m'accrocherai pour devenir une star
à Broadway
On dit que je ne ferai pas long feu à Broadway...
Automne ?
- C'est ton vrai nom ? - Oui.
- Tu ne veux pas le changer ? - Si vous m'engagez, je le changerai.
Victoria Porter. C'est ton numéro personnel ?
- Tu étais dans The Wiz ? - Je n'ai jamais joué dans un spectacle.
J'ai besoin de travailler, alors j'ai menti.
Moi aussi, je mens sans arrêt.
Ce connard me prend jamais.
Ce connard m'a sautée, et il me prend pas non plus.
- Tu étais dans Traffic Jam ? - Oui.
- Qui a mis en scène Traffic Jam ? - Vous, M. Gideon.
- Comment étais-je ? - Génial.
- Et qui a fait la chorégraphie ? - Vous, M. Gideon.
- Comment étais-je ? - Fantastique.
Voilà comment obtenir le boulot.
Il la prendra pas, j'espère. Elle est laide comme une planche à pain.
C'est "plate" comme une planche à pain.
- T'y connais quoi, toi, en nichons ? - Silence, vous deux.
Je vous remercie. C'était une superbe audition. Restez alignés.
Voilà ce que j'appelle un nez de poivrot.
Et tu t'y connais car tu en es un, n'est-ce pas ?
- Oui. - Et tu te gaves d'amphés ?
- Oui. - Et tu couches avec un tas de femmes.
- C'est repoussant, hein ? - Au contraire.
Je choisirai les hommes plus tard. Pour les filles, je veux
Candy, Casey, Rima, Jennifer et Victoria Porter.
- Celle en collant rose vif ? - Vois s'ils acceptent d'être doublures.
- Elle chante faux. - T'as vu ses jambes ?
Joey, j'aimerais qu'on revoie ton planning.
- On garde le même. - Joey, peut-on discuter une minute ?
- Joey... - Qu'y a-t-il ?
- Tu m'as encore laissé sans soprano. - Paul, laisse-moi régler ça.
- Et Diane ? - Quoi, Diane ?
Je l'ai eue trois fois. Elle est super.
Elle sait chanter. Tu n'as pas pris de soprano. Il me faut un soprano !
Messieurs, M. Gideon...
Le danseur avec les yeux fardés. Crois-moi, il te poussera le contre-ut.
Les cinq à qui Murray parle sont celles que j'ai choisies. Ça vous va ?
La grande, Victoria : je l'aime bien, papa.
Elle est pas mal.
J'ai foutu mon mariage en l'air.
Parce que j'étais infidèle. Je la trompais à la moindre occasion.
Ça te va, Audrey ?
Bien sûr. Et pour ce week-end, avec Michelle ?
Oh, mon Dieu. J'ai oublié. Faut que je travaille, ce week-end.
Joe, tu lui avais promis.
Je sais, mais que veux-tu que j'y fasse ?
C'est pas grave.
- Désolé, Michelle. - Ça fait rien.
Je vais en salle de montage.
Il m'avait promis.
- Un père lamentable. - La famille ?
- Un fiasco. - Le travail ?
Il n'y a que ça.
Si j'étais Dieu... Et parfois je crois que je le suis...
Ça dépend de ce que j'ai fumé...
Si j'étais Dieu, on vivrait tous éternellement.
Fini, la mort. Plus personne ne casse sa pipe.
Sauf mon agent, qui me fait jouer dans ce taudis...
Pourquoi avale-t-il les mots ?
Car j'ai été assez crétin pour le laisser faire ça.
- Essaye. - La mort et la chaude-pisse.
Jusqu'à présent, j'en ai évité une.
La mort est à la mode, vous savez.
Mais chacun la voit différemment.
Pour les catholiques, la mort est une promotion.
Excuse-moi, Stacy.
Les femmes ?
L'espoir ?
On parle toujours de "mourir dignement".
C'est quoi, mourir dignement ? Ne pas baver.
Changement d'atmosphère. Spécial dédicace, Vic O'Dante.
La beauté ?
Quel dragueur tu fais.
La mort est branchée
Écoutez les cloches sonner
J'adore, j'adore, j'adore !
Livres, magazines, télé, Ken et Barbie signant un pacte suicidaire...
Combien de fois doit-on se taper ce truc ?
Jusqu'à ce qu'il soit satisfait.
Une dame à Chicago a écrit un bouquin. Le Dr Kübler-Ross, avec un tiret.
Cette nana, sans être elle-même passée par la mort,
affirme qu'elle se décompose en cinq étapes :
Colère, refus, marchandage, dépression, acceptation. Ça fait pool d'avocats juifs.
"Bonjour. Colère, Refus, Marchandage, Dépression, Acceptation."
Colère.
Mon Dieu ! Putain de bordel de merde, bande de connards !
Oh, peuh !
Marchandage. Non. Colère, refus, marchandage, dépression, acceptation.
Très bien. On en arrive au refus...
"C'est pas mon tour. C'est à quelqu'un d'autre, mais pas à moi."
"Non, il y a erreur... Pourquoi pas ma mère ?"
"Elle est vieille. Je suis sevré. Salut, maman. T'as été super. Je t'aime."
- Mais pas moi ! - Ta mère ?
Plutôt ronde. Et gaie.
Et sexy.
Marchandage. Vous vous en souvenez ?
"Peut-on s'asseoir et en discuter en hommes d'affaires ?"
"On négocie. Fini, les drogues dures. Un peu d'herbe, c'est tout. D'accord ?"
"Je jouerai plus les exhibitionnistes dans le métro."
Il est dur en affaire. Dépression...
- Salut, Katie. - "Je meurs !"
"Oh, mon Dieu. Je meurs !"
On dîne ensemble avant mon spectacle ?
- Je peux pas. - "Mon médecin ne meurt pas, lui."
- Je passe chez toi, après ? - D'accord.
- Père ? - Menteur, coureur. Il t'aurait plu.
Attends. Je ne sais pas. On risque de bosser tard.
- Ça fait rien. - On en reparle plus tard.
"À ce prix-là, qui peut se permettre de vivre ?"
Ensuite... Acceptation.
- "J'accepte !" - Arrêtez.
- Arrête. - Tu veux le revoir ?
Non, je ne veux pas le revoir. Nous avons terminé.
- Des suggestions ? - J'ai trouvé ça vraiment drôle.
On t'a sonnée, Stacy ?
C'est trop long... Je sais pas. Ça passera peut-être.
Vous croyez que Kubrick déprime parfois ?
- Tu viens travailler, ce soir ? - Non, je dois bosser sur le spectacle.
Toi, tu n'es vraiment pas comme les autres.
Tant mieux...
Tant mieux !
Je voudrais tellement devenir une star de cinéma.
Depuis toute petite,
je voulais voir mon visage sur un écran de 12 mètres de large.
Ah oui ?
"J'ai toujours eu foi dans la bonté des inconnus."
Tu regardes mon nez, hein ? Il est de travers.
Il part vers la gauche. Tu vois ?
Je pourrais faire réparer ça. Comme ça.
Tu crois que je pourrais en être une ?
Tu sais, une star de cinéma. Sur le grand écran.
Eh bien, c'est...
Personne ne peut répondre à cette question.
C'est un milieu très spécial, tu sais.
Je suis au courant de tout ça, mais je veux savoir ce que tu en penses.
Tu crois que je pourrais devenir une star ?
Non.
Même avec une opération ?
Au moins, c'est franc.
Tu l'as dit, c'est un milieu spécial. Mais tu pourrais te tromper, non ?
Oui.
Et je danse pas si bien que ça, hein ?
Ça viendra. Je te le promets.
Tu veux aller te coucher ?
Oui.
Je suis désolée. Je suis vraiment désolée.
- Katie ! - J'aurais dû appeler avant.
Oh, merde.
- Est-ce que j'ai fait foirer un truc ? - Non, c'est moi.
Je voulais l'appeler.
Ça, c'est un beau morceau.
Je suis la mère de Joey.
Il en pince pour vous depuis qu'il est haut comme ça.
Moi aussi, j'ai toujours bien aimé Joe.
C'était le plus facile de mes enfants.
Il travaillait dans des boîtes de strip-tease.
Toujours entouré de filles entièrement nues.
Est-ce que ça le gênait ? Non.
Il ne faisait jamais attention. Il ne les regardait même pas.
Amatis, tu aimes. Amant, ils aiment.
C'est quoi, comme langue ?
Ce n'est pas une langue. C'est quelques gags sur lesquels je bosse.
"Pu... Pu..."
Puella. Fille.
"Latin, première année" ?
C'est à mon petit frère.
- Quel âge as-tu ? - Dix-neuf ans.
Mais oui. En quelle année es-tu né ?
1930...
- Essaye 1934. - Oui. 1934.
1935 ?
1935, oui.
Maintenant, essaye 1492.
À plus tard, petit.
On pourrait peut-être prendre un verre ensemble ?
D'accord.
Nos serveuses sont petites. C'est pour que les verres aient l'air plus grands.
Ma préférée. J'aime les superbes pourliches.
Comme j'ai des problèmes, je suis allé chez le psy.
Je lui ai dit "Je veux me suicider". Il a répondu "Alors, vous payez d'avance."
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