முதல் 200 வரிகள்.
Le voyage dans ce vieux bus m'a paru une éternité,
mais ça valait le coup, car dans quelques minutes...
pour la première fois depuis un an,
je vais voir mon frère Berry-Berry.
Prochain arrêt, Key Bonita, Floride.
Nous nous arrêtons 10 min.
Récupérez vos bagages dans la gare.
L'ANGE DE LA VIOLENCE
Que veux-tu ?
Je cherche mon frère.
Et c'est qui, ton frère ?
Berry-Berry Willart.
J'arrive de Cleveland pour l'aider.
C'est ton frère ?
Oui, monsieur. Il est ici ?
Non, il est en prison.
Dieu merci.
En prison ?
Mais pourquoi ?
Va au bar Festival au bout du port,
parle à une dénommée Hedy.
- Elle t'en dira plus. - Hedy ?
Salut, mon chou.
Tu veux de la compagnie ?
Moi, je veux boire un verre.
Je prends une coupe de champagne.
Et toi ?
La même chose.
Tu tournes pas rond ou quoi ?
II a encore ses dents de lait.
J'ai pas à contrôler son âge.
Je me soûle pas, je cherche Hedy.
Tu lui veux quoi ?
Eh bien...
le type de l'hôtel dit que...
elle sait pour mon frère,
Berry-Berry Willart.
Si j'étais son frère, je m'en vanterais pas.
Mais pourquoi...
pourquoi tout le monde lui en veut ? C'est un chic type.
C'est un salaud.
C'est pas vrai.
- Si vous le connaissiez... - Je suis Hedy.
Voilà pourquoi il est en taule.
Il m'a poussée si fort â travers la pièce
que ma tête a tapé contre le poste de télé.
Je me suis évanouie, on m'a emmenée à l'hôpital
en ambulance.
On m'a fait neuf points de suture sur le crâne.
Faudrait mettre ton frère au zoo.
Va-t'en, petit.
Dégage. Je tiens à ma licence.
J'ai fait quoi ?
Sors d'ici ! Allez !
C'est pas un jardin d'enfants.
Dis à Berry-Berry que je suis pas trop fâchée.
Dis-lui...
qu'il peut revenir quand il veut.
Tu lui diras, hein ?
Dis-lui que je l'attends.
Vas-y, on va me coincer pour détournement de mineur.
Tu cherches quelque chose ?
Je cherche mon frère.
Berry-Berry Willart.
Assieds-toi. Alors t'es son frère ?
Tu casses la gueule aux pépées aussi ?
J'arrive de Cleveland pour le dépanner.
J'ai 200 dollars pour qu'il achète un bateau de pêche.
J'ai bossé dans un drive-in l'été dernier.
T'as 200 dollars ?
C'est justement le montant de sa caution.
200 dollars.
Sa caution ?
Ouvre-lui, Jess.
Signe là.
Willart, tu es libre.
Vu la gravité du délit commis,
estime-toi heureux de sortir.
Quitte la ville et n'y remets plus les pieds.
C'est valable pour vous deux.
T'as ton billet de retour ?
Je ne veux pas rentrer.
Je veux vivre ici comme toi.
Je ne peux pas te garder.
S'il te plaît, je t'embêterai pas.
Désolé.
Il te reste de l'argent ?
Rentre avec moi, Berry-Berry.
Tu crois que j'ai envie de supporter Annabel ?
Tu vas jamais revenir ?
Si, je me pointerai un jour.
Je ferai une apparition pour dire bonjour.
Reviens pour Noël, d'accord ?
Peut-être.
Tu promets ?
J'essaierai.
T'es dingue ?
Elle allait nous prendre.
On peut faire mieux.
- Tu penses à quoi ? - Au beurre de cacahouète.
T'en manges encore ?
Parfois. Pourquoi ?
Tu en raffolais.
Une fois, Annabel a retrouvé le pot dans ton lit.
Tu le mangeais avec les doigts.
Monte, étalon.
Faudrait que des types comme toi sur l'autoroute !
Je l'ai vu en premier !
Mais c'est ma voiture, poupée.
Roule, beau mâle.
Qu'est-ce que t'en dis, Clint ?
Ça, c'est la vie !
Tu travailles donc jamais ?
J'ai bossé après avoir quitté la maison.
J'ai cueilli des oranges.
Mais tu sais quoi ?
Quand je bosse dur une journée,
je suis trop crevé pour claquer le fric le soir.
C'est pas une vie. Le boulot, c'est pas pour moi.
Bonsoir, Mme Mandel.
Bonsoir, Tony.
- Vous permettez ? - Je vous en prie.
Un petit verre ? Un cognac ?
Un petit, merci.
Vous partez ce soir ?
Oui, on va en croisière aux Bahamas.
Mon mari a enfin trouvé un équipage.
Ils réclament tellement d'argent.
C'est scandaleux.
Si j'avais un yacht, je me plaindrais pas.
Vous méprisez les yachts ?
Mon père a toujours défendu le partage des richesses.
Je suis prête â partager ce que j'ai.
Vous voulez venir avec nous ?
Les Bahamas vous plairaient.
Et si j'étais un pervers
qui tuait les belles femmes comme vous ?
Mes somnifères seront inutiles ce soir.
J'ai pas d'autre tenue.
Je dois bien avoir un pantalon pour vous.
Faut aussi que je m'occupe de mon petit frère.
Il lui faut 50 dollars pour rentrer.
Rendez-vous au ponton dans une demi-heure.
Ou je vous embarque de force.
Vous n'avez pas un mari ?
Si.
Mais ce n'est pas votre genre.
Ils n'ont pas besoin d'un mousse ?
Tiens, rentre en première.
T'auras pas besoin d'argent ?
Je m'en sortirai.
Tu vas me manquer.
A moi aussi.
Salut, Berry-Berry.
Berry-Berry va bien.
Il voyage, il voit du pays. On en est enchantés.
Je te rappelle.
Salut, Annabel.
Ralph !
Clinton est rentré ! Viens.
Cette empoisonneuse n'appelait que pour Berry-Berry.
Comment vas-tu, Clinton ?
Sacré fiston !
Allez, raconte.
Comment va ton frère, le rhinocéros ?
Dis-nous tout sur Berry-Berry.
Ça va ? II a son bateau de pêche ?
Pas vraiment.
Il ne l'a pas acheté ? Mais t'y es allé pour ça.
Qu'est-il arrivé ?
Rien du tout.
Berry-Berry va bien.
- Je me sens pas bien. - Qu'est-ce que tu as ?
Rien, je vais me coucher.
Que crois-tu qu'il ait ?
Peut-être la malaria. Montre ta langue.
Je peux pas me coucher quand je veux ?
Laisse-le. Il ira mieux demain.
On a le droit de savoir.
Il va au diable voir son frère et ne veut rien nous dire.
J'ai l'intention de savoir.
Laisse-le aller se coucher.
Il est fatigué.
Il ne s'intéresse à rien.
Clinton a changé depuis son retour.
Echo était comme ça ?
Exerce tes dons de voyance sur mon fils et éclaire-moi.
Dis à ta fille qu'elle vienne nous voir
quand elle passera en ville.
Je serais très vexée qu'elle ne loge pas chez nous.
Ecoute, je dois raccrocher.
Les notes de téléphone font blêmir Ralph.
Prends soin de toi, Bernice.
Au revoir.
T'es debout ou tu flemmardes ?
Je flemmarde.
Dors jusqu'â midi, je suis ta bonne !
T'as encore tiré la couverture.
Comment peux-tu dormir les pieds à l'air ?
Tu crois que ton père approuve tout ça ?
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