முதல் 200 வரிகள்.
Il est allongé là.
Dieu veille sur son âme et sa rudesse.
Un public dévorant peut se partager les restes de sa maladie
et ses numéros de téléphone.
Il est allongé là.
Poète.
Prophète.
Hors-la-loi.
Imposteur.
Star électrique.
Descendu par un voyeur qui découvrirait bientôt...
Un poème est comme une personne nue.
Même son fantôme
était plus d'une personne.
Une chanson est quelque chose qui avance tout seule.
Inspiré de la musique et des nombreuses vies de Bob Dylan
T'as quel âge ?
11 ans.
Tu t'appelles comment ?
Woody.
Woody Guthrie.
Comme le chanteur.
Je pense que chanter m'a aidé à être bon,
plus que la Bible ne l'aurait fait.
J'ai aussi appris autre chose.
Il suffit d'un stylo plume pour se faire voler.
Joe, qu'est-ce que tu penses de ça ?
Tu n'aurais pas planqué des armes
dans ton étui ?
Non, monsieur, pas au sens littéral.
Comment il s'appelait, déjà ?
A-R-T-H...
Asseyez-vous.
A-R-T-H-U-R.
R-l-M-B-A-U-D.
Né le 20 octobre.
Donc, vous avez 19 ans, presque 20.
C'est ça ?
C'est ça.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Je suis parti du Missouri. D'une bourgade, Riddle,
mais en fait, je suis allé partout.
Gallup, Pittsburgh, Sioux Falls.
J'ai un cousin à Sioux Falls.
C'est vrai.
Il y a vraiment une ville appelée Riddle ?
Pour parler franchement, c'est plutôt un... comment on dit ?
Un bourg.
Un bouge, plutôt.
En vrai,
j'ai commencé à chanter très jeune.
C'est grâce à Arvella Gray,
une chanteuse protestataire et aveugle de Chicago.
Elle m'a d'abord appris le blues,
il y a 4 ou 5 ans.
À la même époque, j'ai commencé à écrire des chansons.
J'ai écrit des chansons folk.
Vous connaissez Carl Perkins de Nashville ?
Il chante certaines de mes chansons.
C'est du blues.
Des chansons sociales.
J'ai aussi joué du piano avec Bobby Vee.
Je serais millionnaire si j'étais resté avec lui.
Qu'est-ce qui t'amène ici ?
Ma négligence.
J'ai perdu mon véritable amour
et je me suis mis à boire.
Ensuite,
je me suis retrouvé dans une salle de billard.
Un soir, j'ai rencontré un Chinois qui bossait dans un magasin
et qui adorait ma musique.
Et j'ai été engagé pour chanter dans la boîte de son patron.
J'ai été contrebandier d'alcool
Pendant 17 longues années
Tiens, mon grand.
Évidemment, le succès n'est pas aussi génial qu'on le dit.
Il y a quelque chose de monstrueux
à mettre quelqu'un sur scène, en plus de tout le reste.
Dans chaque wagon, des gens différents voyagent ensemble.
Il y a des vagabonds, des nuls, des tire-au-flanc.
Des losers permanents.
Appelez-nous comme vous voulez.
Au fond de nous,
on est prêt à enfouir la tête sous notre aile pour dormir.
Nous, dans notre wagon de marchandises,
on sait ce qui nous attend.
On ira sur des chemins solitaires.
Et puis j'ai adhéré à la cause syndicale.
Il ne sait pas qu'on est en 1959 ?
On est syndiqué depuis 20 ans.
Nos documents montrent que vous... êtes parti et avez arrêté d'écrire.
J'ai trop bourlingué pour refaire sans cesse la même chose.
Je peux fumer ici ?
Pour quelqu'un d'aussi connu, vous semblez un peu fataliste.
Je ne le suis pas.
Les employés de banque le sont.
Je suis fermier.
Vous connaissez des fermiers fatalistes ?
Les gentilles petites sont couchées
Les pères de la cité essaient d'endosser
La réincarnation du cheval de Paul Revere
Mais la ville n'a aucune raison d'avoir peur
La fiancée hystérique dans la salle de jeux
Se plaint en hurlant : "Je me suis fait avoir"
On envoie chercher le médecin qui baisse les stores
Et dit, "Un conseil : Ne laissez pas entrer les garçons"
Là où Ma Rainey et Beethoven ont jadis déroulé leur couverture
Des joueurs de tuba répètent autour du drapeau
Et la banque nationale vend des cartes routières pour l'âme
Aux maisons de retraite et aux universités
Maman est à l'usine Elle a pas de chaussures
Papa est dans la ruelle Il cherche à manger
Je suis dans la cuisine Avec le blues de Tombstone
Tu as trouvé ta liberté avant de trouver la technique.
La véritable musique américaine vient des bas-fonds.
Blind Willie McTell, le meilleur bluesman à l'est de Cannery Row.
Il a dit : "Si tu chantes ces chansons et les comprends,
"tu iras partout."
Merci beaucoup, madame.
Pas de quoi.
Je suis venu au monde en chantant et en jouant.
Où est ta famille ?
Tes parents ?
À Stockton, en Californie, là où j'ai grandi.
Ils avaient assez de bouches à nourrir.
Les choses matérielles ne m'attirent pas,
sauf les voitures.
Dans les bas-fonds, on aime les belles bagnoles.
J'ai l'impression d'entendre Doughboy Hawkins,
que j'ai connu pendant les tempêtes.
On est en 1959 et ce gamin parle des wagons de marchandises.
Ça représente quoi pour lui ?
Ici, on a des émeutes raciales,
des gens qui meurent de faim. Pourquoi il chante pas là-dessus ?
- Il est notre invité. - Je donnais juste mon avis.
Non !
Dites-le.
Vis avec ton époque, mon enfant.
Chante sur ton époque.
Greenwich Village, autrefois quartier du jazz beatnik et du be-bop,
est devenu le lieu de la musique folk populaire,
une expression musicale artisanale
qui a attiré les jeunes de tous les coins du pays.
Pour eux, ces chansons des travailleurs
expriment une vérité
qui manquait cruellement à la société consommatrice actuelle.
Pourquoi préférez-vous le folk aux autres genres musicaux ?
Parce que c'est sincère.
Les chansons commerciales, la pop, ne le sont pas.
Elles sont contrôlées et censurées par ceux qui dirigent la société.
Parmi ces nouveaux talents émergents,
un nom se détache et fait figure d'âme
de ce genre musical en plein essor.
Un jeune compose et chante les plus belles chansons de son temps.
Il est acclamé par le New York Times
en tant que troubadour folk de la conscience.
Il s'appelle Jack Rollins.
Jack Rollins,
la sensation folk du début des années 60
était la promesse d'une nouvelle génération.
Alors pourquoi, au sommet de sa carrière, a-t-il tout balancé
en échangeant les feux de la rampe pour une autre sorte de lumière ?
Il voyait ce qui se passait dans le monde
et avait le don de tout disséminer en une chanson.
Il pouvait faire du drôle ou du pathos. Il était sensationnel.
Ce jeune homme a emballé le cœur des jeunes
qui semblent
s'identifier à lui.
Jack,
pourquoi, à votre avis ?
Je ne sais pas.
Sûrement parce que...
Des tas de pensées me trottent dans la tête.
La plupart des gens...
les gardent en eux.
C'est pour eux que je chante.
Aujourd'hui,
on se souvient surtout de son rôle de chanteur torturé
dans le film dramatique de 1965 : Grain de sable.
Ce rôle a lancé la carrière du rebelle d'Hollywood,
Robbie Clark.
Je choisis pas ce que je chante. La chanson me choisit.
Parfois, c'est pas joli joli.
Comment changer les choses si on montre que le beau ?
Dans sa première interview exclusive depuis 20 ans...
Ce soir, on vous propose un face-à-face avec Jack Rollins.
William Zanzinger a tué la pauvre Hattie Carroll
Avec une canne qu'il tournoyait autour de sa bague en diamants
Il voyait ce qui se passait dans le monde et avait le don
de tout disséminer en une chanson.
Ça élevait la discussion. Dans le monde folk, déjà,
mais aussi dans la musique populaire.
La barre était plus haut.
Alice Fabian
était une des grandes figures du renouveau folk,
et avait obtenu un succès international
quelques années avant leur rencontre en 1962.
Tu es sur mon fauteuil.
À une fête dans Greenwich Village, un petit crétin,
qui draguait ma petite sœur,
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