முதல் 200 வரிகள்.
Attendez, attendez !
Je sens que le 20 va sortir.
C'est con, je l'ai pas.
Et voilà le travail !
Il lit dans le marc de café ?
Non, dans le Ricard.
Je vois aussi que tu vas perdre tout ton fric.
10 euros que je t'annonce le prochain à l'avance.
T'es lourd.
Chut.
Le 3.
Aboule les 10 euros.
J'avais pas parié.
- Comment t'as fait ? -Il a du pot.
- Alors 20 euros pour le prochain.
- Tu veux jouer au con, on est deux.
Le 38.
OK.
50 euros. Tu me donnes le numéro suivant et le complémentaire.
Si tu te plantes, je ramasse tout.
Si tu veux perdre ton pognon...
Le 23.
- C'est quoi, cette connerie ? - Non...
Et le complémentaire...
30.
Médium de mes couilles, ouais.
Je me barre, moi.
- Attends... Je vais t'expliquer, Jeff !
Il est trop con,
quand il est bourré. - Une dernière ?
C'est la mienne.
Non. C'est la tournée de Jeff.
Ah ben, ouais.
Pierrot !
Avant de tuer Karine Gardot,
c'est le truc le plus malhonnête que j'avais fait.
Avant la fermeture de l'usine, tout était simple.
Je rentrais crevé, mais content d'avoir bien bossé,
de retrouver Katie, de prendre une bonne douche.
Je me rendais pas compte.
C'était simple, c'est tout.
Et puis tout s'est déglingué.
On nous a d'abord dégraissés.
Et puis quand il est plus resté de graisse,
on n'a pas fait de vieux os. L'usine a fermé,
comme d'autres dans le coin.
Les copains et moi, on est devenus demandeurs d'emploi.
Et nos banquiers, demandeurs de pognon.
Katie en a eu marre, de ce qui était devenu une vie de merde.
Et elle est partie.
Je l'ai senti venir. Mais qu'est-ce que j'y pouvais ?
Ou pas eu le courage.
Tom a eu du pot.
Il s'est fait engager à la station-service.
Il s'est mis à me dépanner.
Jeff s'est mis à faire dans la magouille à 2 balles.
- Tu veux que je t'installe le câble en douce ?
J'ai vendu mon écran.
- J'en ai 2-3, dans le coffre.
- Non. Je me suis remis à bouquiner. Quand j'aurai du boulot.
- T'es pas près d'arrêter de lire. T'es con.
- C'est devenu de plus en plus difficile.
Ça fermait partout.
On bricolait à droite, à gauche.
Les gens avaient de moins en moins de pognon.
On était prêts à prendre n'importe quoi.
Je veux que tu tues ma femme.
Pourquoi moi?
Parce que je t'aime bien.
Te fous pas de moi.
- Tu es le genre de mec qui irait pas bavasser s'il refusait le job.
Un mec qui a plus de gonzesse, donc pas de confidences...
Le candidat idéal, quoi.
La période est dégueulasse, et ça va pas en s'arrangeant.
C'est pas le moment de refuser du boulot.
- Bien sûr, mais il y a boulot et... boulot.
Je suis flatté. Quand on est au chômage depuis 2 ans,
c'est rassurant de savoir qu'on a besoin de nous.
C'est une offre d'emploi.
C'est rare, dans la région.
Pour l'instant, je m'en sors.
Ben, tant mieux.
Ton copain Tom vole des bières pour toi parce que t'as pas de monnaie ?
Remarque, il a retrouvé du boulot, le veinard.
Servir du sans plomb pour 2 sous...
Mais il est gérant.
Il est remonté dans l'ascenseur social.
Tu dois baver d'envie, non ?
Moi, je te propose juste un coup à 20000 euros.
Et j'efface ta dette du poker.
Il te reste 10000.
Je m'en sors, pour l'instant.
- Bon, tant mieux. Tout le monde est content, alors.
Le mec qui a fait saisir ta moto, il est content.
Celui qui t'a racheté ta télé, il est content aussi.
T'as bien fait de la vendre. T'as plus le câble.
Non. Il y a que ton connard de banquier qui s'énerve.
Et puis moi.
Je m'inquiète... pour ce que tu me dois.
-Il sourit tout le temps, Gardot. Je l'aime bien.
C'est un voyou, mais il rend des services.
Il organise des pokers souterrains,
et je lui dois du blé.
Je la tuerai pas, Gardot. Désolé.
- T'aimes les pâtes ? - Ça dépend de la sauce.
*Thème musical du Parrain.
C'est bon.
Je vais la tuer.
- OK. Pour les pâtes, moi, je fais 3 fromages.
Carbonara.
Pourquoi tu veux sa peau ?
- Dans mon secteur, on peut pas se permettre d'être cocu.
Et je le suis gravement. De source sûre.
Si je savais avec qui, c'est le mec que j'aurais fait descendre.
Histoire de nous laisser une 2e chance.
Carbonara pour Monsieur et 3 fromages pour moi.
Bien, messieurs.
Merci.
Samedi, je vais me montrer à Deauville.
Tu rentres par la porte de derrière,
tu la descends avec le flingue que je te passerai,
et tu rentres chez toi.
- La porte sera ouverte ? - Elle ferme mal.
On habite très à l'écart. Personne n'entendra rien.
Santé.
Entoure tes godasses de chiffons. Pour les empreintes.
Et fais gaffe aux traces de poudre. Frotte sous les ongles.
Il faut que tu continues à avoir l'air raide.
Tu vas jouer des petites sommes aux courses.
Je rachèterai des billets gagnants.
T'iras les toucher jusqu'à ce que ça fasse 10000.
- Voilà. Carbonara. - Merci.
- Trois fromages. - Merci.
Bon appétit.
T'as un problème ?
Non. Je te ferai ça impeccable.
Moral ?
T'aurais pas un problème moral ?
Si.
Bonne réponse.
Si t'avais dit non, j'aurais su que tu mentais.
Et je ne fais pas confiance aux menteurs.
Jacques.
Mon petit adjoint s'est fait descendre cette nuit par les flics.
La place est pour toi.
Dans les 1500 euros par mois.
'Super !
Merci.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Il dealait. En voyant les flics, il a pris le pistolet d'alarme.
Il est tombé sur un flic. Le flic a vu l'arme, il a tiré.
Résultat, mon pote : on va rebosser ensemble !
- Hier, j'en aurais chialé de soulagement.
Pourquoi j'ai accepté ce contrat ?
Je vais devoir trouver une raison
pour m'absenter du boulot samedi soir.
Je pensais pas qu'il fallait réfléchir, pour être tueur à gages.
Fais gaffe aux caméras, là.
Si tu veux piquer des bières ou même fumer,
il va te montrer où le faire. Hein, Mulot?
Viens.
Là, on voit pas. - On voit pas ?
C'est ce que je dis.
Il parle ch'timi.
- Ouoi ? -Il faut faire gaffe.
Il y a la caméra.
- C'est enregistré où ? - Là-bas.
Un.
Quoi ?
- Tu peux aussi cloper là. C'est pas filmé !
OK.
Il est sourd, ce con !
- T'as tout compris ? - Ouais.
À part Mulot, là...
Comment tu fais pour le capter ?
- Je fais des paris, je compte sur la chance. Il est gentil.
La porte s'ouvre.
Salut. Il faut que j'aille pisser.
- T'as un chauffeur, maintenant? - Ben oui. J'ai plus 20 ans.
Je me suis offert une 2e bagnole.
Vérifie si j'ai bien laissé l'endroit dans l'état où je l'ai trouvé.
- Ah ouais ! 0K. - Salut.
Qu'est-ce que t'as, là ?
- J'ai un service à te demander. - Oui. Quoi ?
- T'es un pote de Tom, toi ? - Oui. Pourquoi?
-Il faut pas dire que j'ai demandé. Il pourrait me virer.
Mardi et jeudi, je finis à 20 h. Je peux pas aller au foot.
Micky, qui s'est fait descendre, il me couvrait.
On pourrait faire la même chose...
- On te comprend bien, quand tu veux.
C'est bon, je dirai rien.
'Super !
- Hé ! Moi aussi, j'ai un service à te demander.
Samedi soir, j'ai quelqu'un à voir. Je serai revenu avant minuit.
Si tu peux me remplacer à 9 h, sans le dire, bien sûr,
je te filerai 20 euros.
- Tu vas t'occuper d'une gonzesse !
Oui, d'une femme.
Mais elle est mariée, alors tu la boucles.
C'est bon ? -Il est sourd, ce con.
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