Love Is a Many-Splendored Thing

Love Is a Many-Splendored Thing

French வசனம் பதிவிறக்கம்

வெளியீட்டு விவரம்

L Amore E Una Cosa Meravigliosa Love Is A Many Splendored Thing 1955 ITA-ENG BRRip 720p x264-HD4ME
Love Is A Many-splendored Thing 1955 720p BluRay AVC-mfcorrea
கருத்துரை வழங்கியவர் bisounours
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வெளியிடப்பட்ட தேதி: 2019-06-12
பதிவிறக்கங்கள்: 34
காது கேளாதோருக்கானது: No

French வசனங்களின் மாதிரிக்காட்சி

முதல் 200 வரிகள்.

HONG-KONG, COLONIE ANGLAISE, 1949

Dr Han.

Le Dr Keith vous demande au service des urgences.

Qu'y a-t-il ?

Une auto l'a renversée. Forte commotion.

Qui est-ce ?

C'est une des 3 000 réfugiés qui viennentjournellement de Chine.

- Et sa famille ? - Je ne sais pas. Elle était seule.

Voulez-vous vous en occuper ? Je crains des contusions internes.

Portez-la à la radiologie.

Suivez-moi, je vais vous faire un rapport.

Vous vous souvenez de moi ?

Je vous reconnais à peine.

C'est le petit qui était si malade ?

C'est mon mari qu'il faut guérir maintenant.

Nous sommes pauvres, mais nous vendrons notre fils.

Il est intelligent et fort. Nous sommes de bonne famille.

Nous ferons notre possible.

Mais ne vendez jamais votre fils.

Je m'en occupe, Suyin, le Dr Sim va arriver.

- J'aimerais avoir vingt bras ! - Il faut vous changer les idées.

Je vais chez les Palmer Jones.

Accompagnez-moi. Le Dr Sen assurera la permanence.

Pourquoi pas ? Avec l'équilibre, je retrouverai mon sens de l'humour.

Comment peut-on vivre ailleurs qu'à Hong-Kong !

Où trouve-t-on ailleurs dix domestiques pour le prix d'un ?

Le taux va passer à 12 pour un : Shanghai vient de tomber,

bientôt ce sera toute la Chine.

Il faut garder notre sang-froid.

J'espère que vous écrirez des choses affreuses

sur ces Chinois si ingrats...

John Keith !

Ma fête est enfin réussie.

Adeline, je vous présente Han Suyin.

J'ai l'impression de vous avoir toujours connue.

Vous êtes une grande artiste, dit-on.

Je suis médecin.

Un médecin est un artiste. Je sais qu'on m'a parlé de vous.

John, je ne vous présente pas.

Suyin ! Je ne pensais pas vous rencontrer ici !

Le mari d'Adeline dirige l'hôpital.

Je lui dirai de vous nommer médecin en titre.

Je suis déjà en titre.

C'est parfait. Alors nous ne lui dirons rien.

Je vous présente au père Lowe, un évadé de Chine, lui aussi.

Je ne m'en suis pas évadée.

J'ai fait ma médecine en Angleterre.

J'ai quitté la Chine il y a 10 ans.

- Vous êtes chinoise ? - Eurasienne.

Mon père était chinois, ma mère anglaise.

Mais je me considère chinoise.

Je vous comprends ! Dès que je mets une robe chinoise, moi aussi.

On peut doubler son capital à Hong-Kong en trois mois.

L'argent ! Comme c'est sordide !

Cet homme intéressé est mon mari.

Le père Lowe.

Le père Lowe arrive de Chine. Tous les gens bien la quittent.

On m'en ajeté dehors !

Ils n'étaient chrétiens que pour avoir du riz !

Je les aimais, je les connaissais comme si je les avais faits.

Mais ils m'ont jeté dehors.

Je vais sûrement trouver la Chine très changée.

- Vous y retournez ? - Vous n'êtes pas communiste, au moins ?

Non, mais je suis médecin pour aider les miens.

- Comme tous les Chinois, j'aime mon pays. - On vous fusillera.

J'espère que non. Je ne suis ni politicien, ni missionnaire.

Vous avez vos autres invités. Je vais m'occuper de Suyin.

Merci bien, John.

- Je ne fais que des gaffes. - Pas du tout.

- Vous retrouvez votre équilibre ? - Oui. Et mon sens de l'humour.

Ce genre de soirée...

Mon éventail !

Je l'ai posé en prenant un cocktail.

Je vais le chercher. Attendez-moi.

Dr Han ?

C'est le vôtre ?

Et les gants ?

Je suis Mark Elliott. On s'ennuie ferme, ici.

Je suis invitée...

Ça donne le droit de dire qu'on s'y ennuie.

Je devrais vous connaître depuis 15 jours.

Fred Dixon m'avait écrit d'aller vous voir.

Je craignais que vous ne soyez une intellectuelle à lunettes.

Et où est M. Dixon ?

Toujours à Malacca.

Voulez-vous dîner avec moi ? Je suis un compagnon très agréable.

J'en suis sûre, mais je suis de service.

Et quand êtes-vous en congé ?

A Tchoung King, 3ème oncle serait outré que j'accepte.

Aucune Chinoise n'oserait dîner seule avec un inconnu.

- Nous n'y sommes pas. - Mais je suis chinoise.

Eurasienne, vous l'avez dit.

Que dit votre moitié européenne ?

- Téléphonez-moi à l'hôpital. - D'accord.

Vous l'avez retrouvé.

M. Elliott, le Dr Keith.

Nous nous connaissons.

Je ne puis croire que vous êtes médecin, docteur.

Si j'avais un scalpel,

je pourrais vous convaincre.

Parlez-moi de Mark Elliott.

Journaliste, il est dans la région depuis deux mois.

- Pourquoi ? - Il m'a invitée à dîner.

- Vous avez accepté ? - J'hésite encore.

- Il est marié, Suyin. - Vous aussi et je sors avec vous.

J'aime ma femme. Lui n'aime pas la sienne.

- Comment savez-vous tout cela ? - Hong-Kong est une petite ville.

Je ne suis pas une petite femme.

M. Elliott ne m'intéresse en rien.

Je doute fort qu'il m'appelle.

Vous travaillez mercredi ?

Le matin seulement.

Bien. Voulez-vous dîner avec moi ?

Je passe vous prendre ?

Je vous attendrai à l'entrée du personnel à 6 heures.

Vous êtes en Européenne !

C'est ma moitié européenne qui vient dîner.

- Vous ne voulez pas vous changer ? - C'est hors de question !

- J'adore la robe que vous portiez. - Je vous en ferai cadeau.

Vous êtes donc reporter.

Correspondant.

- Il y a une différence ? - De $ 100 par semaine.

Le ciel est dégagé. C'est bon pour la fête de la lune.

Je vous ai commandé une pleine lune.

- Etes-vous déjà allé à Pékin ? - Plusieurs fois.

A Pékin, la lune est plus grosse que dans le reste du monde.

C'est très peu scientifique. Elle est pareille partout.

Pas du tout. Elle est plus grosse à Pékin.

Bien plus qu'à Hong-Kong ou à Londres.

Si vous insistez.

Quand étiez-vous à Pékin ?

J'étais étudiante à l'université de Pékin en 1939.

Je n'y étais plus. J'étais déjà en Angleterre.

- Où étiez-vous en 1940 ? - En Italie.

Et moi à Malacca.

Nous ne sommes jamais au même endroit en même temps.

Peut-être le destin en décidera-t-il enfin autrement.

J'en doute fort.

Le destin ne prévoit rien pour nous.

J'en suis persuadée.

- Pourquoi tout ce bruit ? - Un nuage menace la lune.

Il faut l'effrayer pour qu'il s'en aille,

ou l'année sera mauvaise.

Vous y croyez vraiment ?

Oui. Il faut croire en l'incroyable pour conserver la foi.

Vous voyez, le nuage est parti.

C'est un bon présage.

Peut-être sur la lune célèbre-t-on la fête de la Terre

en criant pour éloigner les nuages de la Terre.

J'aime à le croire.

C'est Maxwell Luderman, l'industriel.

Il revient de Beiping.

Je cherchais à le joindre pour une interview.

- C'est vraiment la 3ème fortune du monde ? - La première.

Si vous voulez lui parler, allez-y maintenant.

Il n'aime pas les correspondants.

Et puis nous avons notre propre interview à finir.

Vous m'interviewez ?

Pourquoi êtes-vous si sûre que le destin n'a rien à voir avec nous ?

Je ne m'intéresse qu'à la médecine.

Et puis je me connais bien.

Vous êtes bien sûre de vous. Personne ne peut l'être autant.

Il n'y a eu qu'un seul homme dans ma vie :

mon mari.

C'était un général nationaliste

que les communistes ont pris et fusillé.

Je ne crois plus au coeur humain que d'un point de vue médical.

Vous devez être un bon médecin.

Je crois quand même que le destin a des projets pour nous.

- Pourquoi ? - Vous vous êtes retirée dans une tour.

L'inconvénient des tours d'ivoire est qu'elles attirent la foudre !

La foudre ne m'atteindra pas.

Votre honorable poisson.

Merci pour la lune,

l'honorable poisson et la belle soirée.

Tout à votre service, j'ai rarement passé une si bonne soirée.

Bonsoir.

Je voulais vous dire... je suis marié.

- Je le savais. - Et vous êtes venue malgré tout.

Si vous êtes heureux en ménage, c'est sans danger.

Sinon ça ne change rien.

- Vous reverrai-je ? - Je ne pense pas.

Je pense que si, je vous appellerai mercredi prochain.

Bonsoir, Suyin.

Bonjour, Dr Sen.

Chez vous, la médecine, c'est de l'art.

J'essaie d'être compréhensive.

Quel privilège de vous regarder !

II y a dix jours, on la voyait déjà morte.

Regardez-la. Elle pourra bientôt remarcher.

A-t-on retrouvé ses parents ?

Non, la police cherche encore.

Mais avec tous les réfugiés chinois à Hong-Kong

cela revient à chercher une aiguille dans une botte de foin.

Pourquoi quittent-ils la Chine ? Qu'espèrent-ils trouver ici ?

- Un foyer. - Leur foyer est en Chine.

Elle, on la guérit pour qu'elle continue à vivre dans la rue.

Non, pas Ono. On va lui trouver une maison.

Dr Han, M. Palmer Jones voudrait vous parler.

Merci.

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