How My Mother Gave Birth to Me During Menopause

How My Mother Gave Birth to Me During Menopause

Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause

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เผยแพร่เมื่อ: 2016-11-12
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C'est fort.

- Je vous avoue que ça remue beaucoup de choses.

Je me sens concerné. Le moins qu'on puisse dire,

c'est que vous êtes

très sévère avec les hommes de ma génération.

Je plains votre père.

- Combien d'hommes est-ce que vous avez interviewés?

Trois cent vingt.

C'est une bombe.

- On peut donc vraisemblablement universaliser votre propos.

- J'arrive pas à croire que vous ayez rencontré autant d'hommes

qui témoignent dans le même sens.

Au-delà des idées qui s'entrecoupent,

on sent chez ces hommes quelque chose de très profond,

une blessure intense,

un amour déçu. - Oui, c'est vrai.

- Au début de la troisième cassette,

il y en a un qui dit: "On se remet jamais tout à fait

de l'amour d'une mère si on a eu la chance

d'avoir une mère qui nous comblait d'amour."

C'est très beau.

- Avez-vous déjà connu le grand amour?

Le grand amour.

Un trio: mère, fille, fils.

Bouh!

- Nous formions un trio indissécable.

- Ah! - Je t'ai eu!

- Le père absent, tout ce qu'il y a de plus normal.

Je reviens dans une demi-heure.

If dreams come true

Bien, c'est ça,

va t'acheter des cigarettes!

C'est dans cette maison,

plus précisément dans cette chambre,

que soeur et moi avons vu défiler les amants de ma mère.

Simonac!

- Pauvres hommes. Ils ne pouvaient pas comprendre

qu'aucun corps étranger allait s'intégrer à la famille.

Dès qu'un homme devenait trop familier, il était rejeté.

Ah, ça, c'est à Luc.

Poubelle.

Le libertinage avait une seule règle:

aucun lien étroit ne pouvait se tisser en dehors de la famille.

C'était le grand amour,

l'amour de la race et du sang,

celui qui unit les membres d'une même lignée,

le seul et unique amour digne de ce nom,

le seul et unique amour éternel.

Tiens.

Ah oui. C'est bien.

"Sur ce point, un problème se pose:

vaut-il mieux être aimé que craint ou craint qu'aimé?

Je réponds que les deux seraient nécessaires.

Mais comme il paraît difficile de les marier ensemble,

il est beaucoup plus sûr de se faire craindre qu'aimer

quand on doit renoncer à l'un des deux,

car des hommes, on peut dire généralement ceci:

Ils sont ingrats, changeants, simulateurs et dissimulateurs...

Très, très jeune,

peut-être même avant d'apprendre à marcher,

mère et soeur m'initièrent

aux lois de l'amour.

J'avais déjà l'âme d'un chercheur,

un appétit insatiable de découvertes,

un penchant naturel pour l'exploration,

bref, le goût de l'aventure.

Va chercher ton frère.

Il doit être encore en train de se branler.

If dreams come true...

- Pourquoi perdre son temps avec les jeunes?

Il faut tout leur apprendre.

Elles ne savent pas aimer.

Nous ne pouvons pas tolérer

un comportement pareil.

Et les plaintes se multiplient.

Une pétition circule.

C'est dommage parce que son rendement scolaire

est excellent.

J'ai ici son dossier sous la main,

et vraiment,

il excelle dans toutes les matières.

J'ai peine à croire tout ce qu'on lui reproche, mais enfin,

les faits sont ce qu'ils sont.

J'ai trois enseignantes

qui ont été forcées de démissionner,

et plusieurs élèves dont l'année scolaire

est sérieusement compromise.

- J'adore ces premiers instants d'une rencontre

avec une femme, quand tout est possible,

quand tout peut basculer

dans un sens

ou dans l'autre.

- Jean-Charles, attends, j'ai un chèque pour ta mère.

Je suis ton père!

- Malheureusement, la fantastique frénésie sexuelle

qui avait cours au foyer n'avait pas seulement

des effets positifs.

Depuis notre plus jeune âge, soeur et moi étions constamment

harcelés par des hommes qui prétendaient être notre père

dans l'espoir de reconquérir notre mère.

Au début, je recueillais leurs témoignages

dans l'espoir de retrouver mon vrai père,

mais devant le nombre effarant d'hommes rencontrés,

je me suis vite rendu à l'évidence:

retrouver mon père était une tâche impossible

et inutile. - Hum-hum.

- J'interviewais les amants de ma mère

par sympathie pour mes congènères.

- Jean-Charles. - Parce que tous ces témoignages

constituaient la principale source

de mon mémoire de maîtrise.

Ça va?

Go.

- À cause d'elle, j'ai tout perdu:

femme, famille, enfants...

emploi.

Elle a complètement bouleversé mon existence.

C'est quand même la chose la plus extraordinaire

qui pouvait m'arriver.

Si c'était à refaire,

je recommencerais... sans hésiter.

: So-so-so. Solidarité! So-so-so...

- Ils ne pouvaient pas choisir un pire moment

pour renégocier leur convention.

C'était le début de sa ménopause.

: So-so-so, solidarité!

So-so-so, solidarité!

So-so-so,

solidarité!

So-so-so, solidarité!

Soviétisation!

Voulez-vous faire la queue pour acheter du sucre?

Hein? C'est ça que vous voulez?

Huit piastres de l'heure pour lire des revues

puis fumer des joints, c'est bien assez.

Le syndicat nous a forcés.

- C'est vrai. J'aime mon travail.

- Nettoyez-moi ça si vous voulez pas recevoir votre 4% .

- Malgré ma sympathie pour les grévistes,

je me tenais loin de la bibliothèque.

J'effectuais ma ronde quotidienne, rue Bernard,

dans l'espoir de rencontrer

une femme qui me ferait oublier mes tracas.

On se fait une paella?

- Non, un tian. - Ah, c'est bon, ça. Come va?

- Bene. Je pense que tu me prends pour quelqu'un d'autre.

Tu te souviens pas de moi?

El matador, cours d'espagnol, Université de Montréal.

- J'ai jamais pris de cours d'espagnol.

- Ah, je m'excuse, tu ressembles vraiment... J'en reviens pas.

Je suis désolé.

- Pendant quelques secondes, j'ai vraiment cru

que je te connaissais, tellement t'es convaincant.

- Tu vois? Tu le sens, toi aussi.

C'est peut-être pas les cours d'espagnol,

mais on se connaît.

Je suis convaincu.

Baise-moi...

Baise-moi.

Baise-moi. - Je me sentais abusé.

Mère et soeur devaient être fières de leur création.

J'étais l'amant idéal, l'homme à exploiter.

- Baise-moi. - Comment tu veux

que je sois stable? Je peux pas m'empêcher de baiser

toutes les femmes que je rencontre

au bout de 10 minutes. - C'est douloureux, hein?

- Oui. - Continue.

On fait des pas de géant.

- Théoriquement, je devrais être heureux.

J'ai chassé mon père de la maison à l'âge de cinq ans.

Ma mère et ma soeur, qui sont les deux femmes

les plus importantes dans la vie d'un homme,

comblent tous mes désirs.

Bref, j'ai réuni toutes les conditions du bonheur

au sens freudien du terme.

Et pourtant, non, je suis malheureux.

Le fait d'être malheureux me rend coupable,

alors coupable, malheureux, malheureux, coupable.

Ça ne finit plus. Un cercle vicieux.

Non, il faut que je quitte la maison si je veux grandir.

- C'est normal, Jean-Charles. Tout le monde passe par là.

C'est l'adolescence.

- L'adolescence, Marlène... J'ai 30 ans.

- Il y a pas d'âge pour se séparer de ses parents.

J'ai des patients qui y arrivent jamais.

- C'est vrai, ça. Dans le fond, je suis pas si fucké que ça.

Puis en plus, c'est ma mère qui me force à venir ici.

- Dis pas ça, tu me fais de la peine.

- C'est elle que tu devrais analyser.

- C'est ce que je fais. Tu parles toujours d'elle.

- Bon, là, tu vois, il y a une partie de moi qui veut partir,

puis il y en a une autre qui veut pas.

- Ça y est, ça recommence. La sens-tu t'envahir?

Oui.

- T'as pas aussitôt mis le doigt sur le problème

que les résistances s'installent.

Il faut que tu sois fort.

La guérison peut seulement venir de toi.

Méfie-toi, Jean-Charles.

L'emprise de ta mère est incommensurable.

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