200 บรรทัดแรก
Soeur, Ismène, rejeton jumeau
de la souche d'OEdipe, sais-tu quelque chose
égarement, travail de deuil, outrage
que le Père de la Terre n'ait pas encore destiné
à nous, qui vécûmes jusqu'ici ?
Dans une guerre longue, un parmi beaucoup,
tomba Etéocle, notre frère. Dans le train du tyran
il tomba jeune. Et, plus jeune que lui, Polynice
voit le frère foulé sous les sabots des chevaux. Pleurant
il galope hors de la bataille, car autre chose à un autre
départit l'esprit des batailles, quand durement
incitant, à quelqu'un avec le Droit il ébranle la main. Déjà
se précipitant le fuyard a traversé les ruisseaux de Dircé, respirant
il voit debout Thèbes aux 7 portes, là le saisit
lui, aspergé par le sang du frère, Créon qui à l'arrière
les fouette tous dans la bataille, et le met en morceaux.
Te le dirent-ils, ou ne te le dirent-ils pas, quoi
de plus doit être entassé sur d'OEdipe
la race qui s'évanouit ?
Au marché je ne me montrai pas, Antigone.
Plus une parole ne vint à moi des aimés
pas une aimable ni aucune endeuillée
et ne suis pas plus heureuse ni plus troublée.
Alors entends-le de moi. Et si de ton coeur
le battement s'arrête, s'il bat plus profondément
dans le malheur, cela montre-le-moi.
Rassembleuse de poussière, tu me colores
paraît-il, une parole en rouge.
La voici : nos frères
tous deux traînés dans la guerre de Créon pour le minerai gris
contre la lointaine Argos, tous deux abattus
ne doivent pas tous deux être recouverts de terre.
Celui qui n'a pas craint la bataille, Etéocle
doit être selon l'usage couronné et enseveli ;
mais de l'autre, qui est mort piteusement,
du corps de Polynice il est dit à présent, on aurait
annoncé cela en ville, qu'on ne
l'abrite d'aucun tombeau et n'en porte pas le deuil.
Lui on doit le laisser sans le pleurer, sans tombeau
doux repas pour les oiseaux. Mais quiconque
y fait quelque chose, doit être lapidé.
Ainsi donc dis-moi, ce que tu y fais.
Comment, soeur, m'éprouves-tu ?
Si tu m'aiderais.
Dans quel danger ?
A le recouvrir.
Lui, que la ville a renié ?
Lui, à qui la ville a dénié.
Lui, qui était en révolte !
Oui. Mon frère et aussi le tien.
Soeur, sans droit on te capturera.
Mais sans fidélité on ne me capturera pas.
Infortunée, qu'est-ce qui te pousse à présent à rassembler en bas
nous tous de la souche d'OEdipe ? Laisse ce qui est passé !
Tu es plus jeune pourtant, tu as vu
moins de choses terribles. Ce qui est passé, laissé
ne reste pas passé.
A ceci aussi pense : nous sommes femmes
et ne devons pas ainsi quereller les hommes
parce que pas assez vigoureuses et donc assujetties
ici et à beaucoup plus dur encore. Donc
je prie ceux d'en bas, que seulement la terre opprime,
de me pardonner : comme il m'est fait violence
j'obéis à celui qui règne. En effet ce qui est vain,
le faire n'est pas sage.
Je ne t'en prie plus.
Obéis à quiconque commande, et fais
ce qu'il commande. Mais moi
j'obéis à l'usage et mets le frère au tombeau.
Si j'en meurs, qu'est-ce ? Calmée je serai gisante
avec les calmes : derrière moi j'ai
apporté du Sacré. Puis il est aussi plus temps
que je plaise à ceux d'en bas qu'ici, car en bas
j'habite pour toujours. Mais toi
ris-toi de l'outrage et vis.
Antigone, sauvage
souffrir l'outrage est amer, mais
le sel des larmes aussi est mesuré ; elles ne se précipitent pas
intarissables de l'oeil. Le tranchant de la hache
met fin à une douce vie, pourtant chez celui qui reste
il ouvre la veine de la douleur. Sans trêve il doit
crier et se lamenter. Et pourtant, même en criant, il entend
au-dessus de soi les sifflements des oiseaux, et de nouveau
se représentent à lui à travers un voile de larmes les vieux
ormes et les toits du foyer natal.
Je te hais. Me montres-tu sans pudeur ton tablier troué avec
sa provision de lamentations qui s'évanouit ? Encore
gît sur la pierre nue la chair de ta chair
exposée aux oiseaux du plus vaste ciel, déjà
pour toi c'est d'hier.
Pour me jeter au travers, je ne suis pas assez bonne ; et gauche
et je crains pour toi.
Ne me conseille pas ! Sors-t-en avec ta vie !
Mais laisse-moi faire le minimum et honorer ce qui est mien
oû on me l'a outragé. Je ne suis partout
pas si sensible, j'espère, que je ne puisse
mourir d'une mort pas belle.
Alors va avec ta poussière. Car tu parles de façon égarée.
Pourtant aimante des aimés.
La victoire au grand butin est venue
favorable à celle riche en chars, à Thèbes
et après la guerre ici l'oubli fait la fin.
Dans tous les temples des dieux
en choeurs venez la nuit durant !
Et ébranlant Thèbes, nue sous son tablier de lauriers,
que règne la ronde de Bacchus !
Mais lui, le porteur de la victoire,
Créon, fils de Ménécée, se hâta bien
depuis le champ de bataille, pour annoncer le butin et
finalement le retour des guerriers, puisqu'il a convoqué
et ordonné ici l'assemblée des Anciens.
Vous hommes, faites-en part à tous : Argos
n'est plus. Le règlement de comptes fut
complet. De onze unités urbaines
peu s'échappèrent, très peu !
Comme on dit de Thèbes : au bonheur
tu éjectas aussitôt des jumeaux ; et molle
ne te rend pas le malheur, lui-même devient mou. La soif de ta lance
fut étanchée par le premier boire. Il ne lui fut pas dénié
de boire à nouveau. Sur une rude place de repos
tu déposas, Thèbes, le peuple d'Argos. Sans ville, sans tombeau
il gît à présent à l'air libre, lui qui se moquait de toi.
Et tu vois oû était une fois leur ville
et tu vois des chiens à qui resplendit la face.
Les plus nobles vautours volent vers elle ; ils marchent
de cadavre en cadavre
et du repas richement préparé
ils ne peuvent s'élever dans les hauteurs.
Seigneur, une belle image de choses fort violentes tu peins.
Et, transmise, elle plaira à la ville
si habilement mélangée à une autre : des chars
remontant les rues, pleins de nos propres hommes !
Bientôt, amis, bientôt ! Pourtant aux affaires ! Pas encore
vous ne me voyez pendre l'épée dans le temple.
Pour deux causes je vous appelai
d'entre l'ensemble : une fois, parce que je sais
que vous ne comptez pas au dieu de la guerre les roues
du char qui broie l'ennemi, et n'êtes pas avares envers lui
du sang des fils au combat, pourtant,
retourne-t-il affaibli sous le toit bien protégé,
on fait beaucoup de comptes au marché, que donc vous
portiez à ma connaissance la perte en sang de Thèbes
comme n'allant pas au-delà de la pratique. Puis aussi, parce que
toujours Thèbes qui trop pardonne, sauvée
de nouveau, se hâte pour sécher la sueur
de celui retourné haletant au foyer, et ne
considère pas particulièrement si c'est la sueur du courroucé
combattant ou seulement la sueur de la peur, mélangée à
la poussière de la fuite. Pourquoi je recouvre
et vous devez l'approuver, Etéocle,
qui mourut pour la ville, d'une tombe à couronnes ;
mais Polynice le poltron, à lui
et à moi apparenté et ami du peuple d'Argos,
qu'il gise sans tombeau, comme celui-là gît.
Comme celui-là il était ennemi, l'était de moi et de Thèbes.
Et c'est pourquoi je veux qu'aucun ne s'endeuille non plus
qu'il soit laissé sans tombeau, en spectacle
un repas, dépecé par les oiseaux et par les chiens.
Car si pour plus grande que la ville-patrie
quelqu'un tient la vie, il ne vaut pour moi rien du tout.
Pourtant qui veut du bien à ma ville, mort ou
vivant, qu'il soit toujours semblablement apprécié de moi.
J'espère que vous approuvez cela.
Nous l'approuvons.
Prenez donc la surveillance dans le susdit.
Occupe avec des jeunes de semblables postes !
Pas cela. La garde pour la dépouille est déjà dehors.
Et pour les vivants, soyons-nous la garde ?
Oui. Parce qu'il y en a certains à qui cela déplaît.
Ici il n'est pas de tel dément, qui meurt volontiers.
Pas publiquement. Pourtant maint homme a seulement
secoué si longtemps la tête qu'elle tombât.
Et cela me porte à ceci : de plus hélas il est besoin.
Il faut que la ville soit purifiée...
Privé de respiration, très vite une information
je me hâte pour la remettre, ne demande pas pourquoi pas
encore plus vite, mon pied est en avance sur ma tête, ou
ma tête tire mon pied derrière soi, car
oû vais-je, et combien longtemps encore
au soleil, sans respiration, et pourtant
toujours est-il que je vais.
Je ne tais rien. Pourquoi ne dis-je
pas librement ce que je ne fis pas ?
Et ne sais pas non plus, car je ne sais pas même
qui te l'a fait. Un jugement tranchant
envers un tel ignorant serait décourageant.
Pour ton propre méfait messager zélé, tu exiges la couronne
du bon ouvrage des jambes !
De quelque chose de violent tu as chargé tes gardes. Cependant
ce qui est violent donne aussi beaucoup de fatigue.
Ainsi dis-le à présent et va-t-en.
Ainsi le dis-je à présent. Le mort, l'a tout juste
mis en tombe quelqu'un qui s'évada, répandu sur la peau
de la poussière, pour que le vautour ne l'épie pas.
Que dis-tu ? Qui a entrepris cela ?
Je ne sais pas. Il n'y avait là aucune éraflure de bêche
et aucun coup de pelle. Et lisse le sol
non parcouru de roues. Nul signe
de l'auteur. Ce n'était pas un tombeau
seulement poussière tendre, comme si effarouché par ton commandement
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