200 บรรทัดแรก
Sous-titres par Opelkoenjas et adaptés et améliorés par BuStEl - 2022.
Le seul film français nommé pour le prix "Le ticket d'or 1967".
Ce film est un souvenir de Jean Falloux.
Institut Bosquier, internat pour jeunes.
Bonjour, monsieur le directeur.
Bonjour, monsieur le directeur.
Benoit, apporte ceci avec précaution à l'intérieur, c'est pour l'anniversaire de ma femme.
D'accord, monsieur le directeur. -Non, ça ne pique pas, ne sois pas idiot.
Ne l'abîme pas !
Monsieur le directeur, les élèves ont reçu leurs résultats.
Plus de 80 pour cent ont réussi. Vous pouvez être satisfait, c'est un record.
Donc si je comprends bien nous avons 20 pour cent qui n'ont pas réussi.
Vous n'êtes jamais satisfait, monsieur le directeur.
Nous devons viser le maximum pour préserver l'honneur de notre école.
Je vous taquine. Un verre de champagne ?
Messieurs, je lève mon verre à votre santé,
engagement, compétence et qualité de l'enseignement.
Notre tâche est noble. Elle nous unit dans les bons et les mauvais jours.
Les notes de votre fils aîné sont sur votre bureau, monsieur le directeur.
À votre santé, monsieur le directeur.
Charles, il est magnifique. Vous me gâtez. -Où est Philip ?
Dans sa chambre. Pourquoi ?
Philip ? Philip ? -Oui ?
Peux-tu venir un instant, s'il te plaît ? -J'arrive.
Charles, il n'a quand même rien fait de grave ?
Non, quelque chose d'insignifiant.
Que se passe-t-il ?
Regarde.
En anglais j'avais la moyenne. - N.
Mais 1 en anglais, ce n'est pas bien. -Je ne suis pas bon en langues.
Tu vas le devenir.
Tu le rattraperas pendant les vacances ici à l'école.
Mon fils parmi les possibles recalés ? Belle publicité.
J'ai une idée. -J'ai une meilleure idée.
Tu pars pour un mois en Angleterre. -Mais papa, j'avais des projets.
Je m'en fiche. Je t'échange avec la fille du marchand de whisky.
Tu vas là-bas, elle vient ici.
Elle apprend le français, toi l'anglais et tu réussiras.
Ton père a raison. C'est une excellente idée.
Heureusement que je l'ai encore. Brillant, discipliné, dévoué.
Et le premier de sa classe.
Qu'y a-t-il, mon brave garçon ?
Il y a de l'alcool dans le dortoir des deuxièmes années, ils se battent...
et ils ont enfermé le sergent de garde dans les toilettes.
Merci, je m'en occupe. Tiens, mon petit.
Je continue ma thèse. J'en suis déjà aux Croisades.
Il sera mon soutien plus tard. -Un garçon pénible, oui.
Philip, ne sois pas vulgaire.
La semaine prochaine tu pars pour Londres, compris ?
Oui père.
Bien, maintenant je vais aller voir le sergent de garde.
Voici le bateau, pas mal, cash ?
Mon père l'a laissé.
Nous allons au Havre et ensuite faire de petites excursions.
Quelle est la puissance du moteur ? -C'est un tout nouveau 12 chevaux.
Viens voir. -Mes parents m'envoient en Angleterre.
Quoi ? -Ce n'est pas vrai, cash ?
Tu es le seul qui peut piloter le bateau.
Dis ça à mon père.
Les gars, nous devons trouver une solution. Sinon le voyage est fichu.
Bonnes vacances. Il doit être un peu plus fier.
Il s'en est fallu de peu, He.
Un tel pourcentage de réussite, c'est un record.
Non, madame, c'est une tradition.
Êtes-vous satisfaite de mon fils Christof ? -Il est dans les trois premiers, mais difficile.
Faites un peu plus d'efforts. Vous aussi, d'ailleurs. Venez ici.
Les frais d'inscription au début du trimestre, pas à la fin, s'il vous plaît.
Madame la Comtesse.
Où est notre petit chéri ? -Le voici.
Avec son talent et son intelligence, et beaucoup de cours particuliers,
il deviendra l'un de nos élèves les plus brillants.
Il ne vaut rien. -Il est timide !
Lorsqu'on est sous pression on perd parfois la concentration aux examens.
N'est-ce pas, Isolde ? -Explose !
Il a raison. -C'est un garçon si sensible.
Et terriblement fier. Comme tous les Saint Andr Don Villes.
Je n'aime pas conduire la nuit. -Nous partons, Jacques.
Madame la Comtesse.
Nous ferons l'impossible, n'est-ce pas ?
Je maintiens qu'il ne vaut rien. -Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu prends ton pyjama et ta chemise jaune ? -Bien sûr.
Je le mets comme ça. -Pliez-le bien, les garçons.
Ne fais pas tant d'histoires. -Et, tu es d'accord ?
Oui, mais je me sens vendu. -Tu ne vas quand même pas te dégonfler ?
Tu veux aller en Angleterre ou pas ? -Bien sûr.
Profites-en. Tes parents ne sont jamais là pendant les vacances.
Je le sais bien. C'est à cause de leurs réunions.
Voici une carte postale. Tu en envoies une chaque semaine.
Et ton billet d'avion. Rendez-vous demain matin à l'aéroport.
Il n'y aura quand même pas de problèmes, He ? -Mais non.
Mes parents ne connaissent même pas les parents de cette fille.
Ça arrive souvent lors des échanges. -Tant qu'on ne se fait pas prendre.
Institut Bosquier, internat pour jeunes.
D'autre part, "I + J" = "J + I" = cosinus...
"J2" = 1 Vous suivez encore ?
Et aussi "I + J" = "J + I"
= cosinus "E + A" Vous avez compris ?
Eh bien, Marvien ? Y a-t-il quelque chose qui vous dérange ?
Oui, Monsieur. Puis-je sortir ?
Est-ce vraiment nécessaire ? -Oui, Monsieur, c'est urgent.
Vas-y. -Merci, Monsieur.
Mais dépêchez-vous.
Je reprends.
Puis-je vous aider ? -Oui, volontiers, c’est très gentil.
Que dites-vous ? -Vous m’aidez avec la roue ?
Oui, mais vous me donnez d’abord un petit baiser ? -Typique.
D’abord mon pneu et ensuite je donnerai un baiser.
D’abord... et ensuite vous donnez un baiser.
Papa ? -Oui ?
Viens un peu. -Qu’est-ce qu’il y a ?
Qu’est-ce qui se passe ? -Cette fille anglaise.
Elle vient d’arriver en voiture, elle s’est arrêtée...
devant les classes et elle se laisse séduire.
Ce n’est pas vrai, quand même ?
Non. -Si.
Tout de suite à l’intérieur. Punition : cent fois la formule ! Donne ça ici.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Vous vous êtes sali. Puis-je ?
Qu’est-ce que c’est ? Monsieur Chas tenait, vous allez payer pour ça.
À quelle heure vous convient-il de venir à mon bureau ?
Dans une demi-heure ? -Ce sera pendant le thé.
Je suis Monsieur Bosquier. -Comment allez-vous, Monsieur Bosquier ?
Avez-vous fait bon voyage ? -Pardon ?
Voyage, trajet... -Très bien, merci.
Vous devez être fatigué ? -Pardon ?
Fatigué, comme ça, fatigué. -Je suis en pleine forme.
Suivez-moi.
Est-ce la première fois que vous êtes en France ?
Non, la deuxième fois, mais...
Vous devez me parler en français. -Oui, c’est clair.
Je veux tout apprendre "avec" le français. -Cela va être drôle.
Allons dans ta chambre, par là.
C’est la chambre de mon fils aîné. J’espère qu’elle te plaît.
C’est une belle chambre.
Mais voici notre jeune Anglaise. -Madame Bosquier.
Comment allez-vous ? -Tout va bien ?
Vous devrez vous adapter aux horaires de la maison.
Le déjeuner à 12h30. Le dîner à 19h30.
Expliquez-lui un peu car j’ai l’impression que...
Entre-temps elle peut travailler son français. -Mais elle est en vacances.
Cela n’exclut pas la discipline, surtout pour une jeune fille...
dont le père m’a confié la charge. Mon fils, Gérard.
Comment allez-vous ? -Salut !
Il a un beau jardin d’herbes aromatiques. Tu as un beau jardin d’herbes, n’est-ce pas ?
Viens, l’homme aux herbes.
Aidez-la à s’installer, je vais à mon bureau.
Donnez-moi ça.
Moi... visiter Versailles maintenant ? -Maintenant ? Mais bien sûr.
Parlez seulement aux policiers. -Comment ?
Policeman. -Bien sûr.
Détendez-vous.
Une fille de 18 ans peut bien aller faire des courses sans accompagnatrice.
D’ailleurs, elle revient à 18h00. -Je sais.
Elle doit d’abord changer de tenue. Ensuite...
je ne veux pas la voir près des classes.
Et troisièmement, vous pouvez lui apprendre beaucoup.
Elle veut visiter des musées, assister à des conférences, aller à de bons concerts.
Découvrir la culture française. Elle peut bien sortir une fois par semaine ?
Attendez un peu.
Gérard, viens ici. -Je classe les feuilles.
Une Primulacée tardive. C’est très exceptionnel pour la saison.
Qu’il est mignon. Viens ici, mon petit garçon.
Tu vois, papa, c’est une primula officinalis.
Et comment l’as-tu trouvée ? -Derrière l’entrepôt.
Je ne te demande pas ça. Je parle de Cherly Mac Farren, comment l’as-tu trouvée ?
Oh, moi et les filles, tu sais. -Mais quand même.
Pas vraiment spéciale. Moins je la verrai, mieux ce sera.
Eh bien, à partir d’aujourd’hui tu la verras chaque jour. Oui, musées,
conférences, cinéma, tout le reste. Tu iras partout avec elle.
Ce n’est pas rien. -Mon chéri.
Tant qu’il est là, il ne se passe rien de toute façon.
Quelle heure est-il ? -20h30.
Ces deux-là ne sont pas encore rentrés, où sont-ils donc allés ?
Au musée Carnavalet et au musée Galliera.
Les voilà.
C’est en allant au musée que vous êtes dans cet état ?
Non, il y avait beaucoup de monde dans le métro.
Panne de courant. -Ce n’est pas vrai ?
Les gens étaient un peu paniqués.
Mais je pensais que vous aviez la voiture ?
Je n’y comprends rien. Qu’est-ce qu’elle dit ? -Elle voulait prendre le métro.
Mais ce n’est pas comme ça tous les soirs, hein. Allez vous changer.
Dans quelle station est-ce arrivé, mon garçon ? -Je n’y ai pas vraiment fait attention.
Demain matin ce sera sûrement dans le journal.
Oui. Il se passe tellement de choses, ils ne peuvent pas tout mettre dans le journal.
Je vais prendre ma douche maintenant. -Ça explique tout.
Dis-moi. -Oui ?
Le Carnavalet t’a intéressé ? -Oui papa.
Puis-je entrer ? -Oui.
Qu’est-ce que tu sais du Carnavalet, mon petit garçon ?
Carnavalet ? -Carnavalet !
La célèbre statue de Louis XIV s’y trouve, de François Devot.
Et l’inestimable collection de gravures et de livres...
qui contiennent quatre siècles d’histoire de Paris.
Sans les guitares électriques et les perruques en plus.
Et les morceaux de chiffons d’êtres hystériques venus de l’espace !
Tu te moques de moi ? En dessous !
C’est froid ! -C’est trop froid ? Maintenant c’est glacial !
J’en ai assez, merci.
Buvez votre café, il va refroidir.
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