100 Million!

100 Million! (100 Millions !)

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เผยแพร่เมื่อ: 2026-04-27
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- Tu es motivé, c’est bien. - Oui !

C’est l’état d’esprit que nous devons avoir si nous voulons les faire céder.

Ils ne comprennent que le rapport de force. - Oui ! - On va leur donner. - Oui !

On continue avec cette grève partielle.

S’ils ne comprennent pas le message, ce sera une grève totale !

Oui !

La semaine parisienne, on l’a depuis 50 ans. On ne va pas céder.

- Non ! - Demain on travaille de 8h à 14h.

Alors. Fini pour aujourd’hui. À demain, les gars.

On reste motivés, on compte sur toi.

Tu as très bien fait, chéri.

- Comme toujours. - Tu as été génial.

- Merci. Tu ne dis rien ? - Si, c’est très bien.

Mais je ne comprends rien à cette semaine parisienne.

La semaine parisienne, c’est la sixième semaine de congés payés.

Quel rapport avec Paris ?

L’accord a été signé dans les années 70 à Paris.

- Mais on n’est pas à Paris. - Bernard...

On chante la Marseillaise dans toute la France, pas seulement à Marseille. Pas seulement à Marseille.

- Oui. - Oui. - Non. - Bon, je m’en vais.

Tu ne rentres pas tard Lucas est à la télé. Oui, super.

- Salut les gars. - Salut.

Voilà, elle est partie. Tu sais quoi ?

Je n’ose plus rentrer chez moi Je vis un enfer.

- Vous vous disputez ? - Si seulement. - Elle te trompe ?

- Tu vois qu’il ne veut pas en parler. - Rien à voir. C’est... C’est plus sérieux.

Quoi ?

- Des trucs. - Elle t’oblige à faire des choses ?

- C’est difficile, tu sais ? - Tu te souviens de Nadine ? Mon ex ?

Parfois elle buvait un peu. Elle entrait dans le placard...

Arrête, c’est une blague. Oui, vraiment...

- Tu es stupide. - Allons boire un verre.

Qu’est-ce qu’elle allait chercher dans le placard ? - Tu m’énerves.

Pour nous parler des nouvelles technologies qui luttent

contre le réchauffement climatique, Lucas Massiera, fondateur de.

Prodige, une startup qui fait sensation.

- Lucas Massiera, bonsoir. - Bonsoir.

- Vite, commençons. - J’ai raté quelque chose ? - Vous venez de lancer une batterie électrique.

Comment cela change-t-il la donne ?

Nous sommes fiers d’avoir développé...

- Ça va toujours bien. - Pas mal. - Oui. - Consomme moins de minéraux.

- Combien de temps dure cette batterie ? - Les tests sont prometteurs.

On est entre 900 et 1 000 km.

C’est beaucoup plus que les batteries existantes. Comment avez-vous fait ?

Le brevet est protégé, je ne peux rien dire.

Non mais regarde. Une minute à l’antenne et il se prend pour Bill Gates.

Arrête, Patrick. C’est son travail. Tu peux être fier de lui.

C’est ce que font nos enfants. Amandine aussi d’ailleurs.

Bon, alors... Voilà, Mahmoud. Voici tes papiers.

Un ami de la fac me les a donnés. Ce n’était pas facile. J’ai dû prendre le bus.

Merci, Amandine. Grâce à toi, je pourrai trouver du travail. Je ne sais pas comment te remercier.

- Si tu pouvais me payer. - Bon.

Qu’est-ce que tu regardes ?

Pour une fois, cet été, on pourrait partir en voyage.

J’aimerais bien. Ce n’est pas le moment, niveau argent.

Moi, les cocotiers, ce n’est pas mon truc. - Je connais mon syndicaliste.

J’ai trouvé une destination qui pourrait lui plaire. Une destination qui allie culture et détente.

- Dubaï ? - La Havane. - À Cuba ? - Non, la Thaïlande. Évidemment à Cuba !

Allez, tu en as toujours rêvé. La révolution de 57, Che.

Un mojito sur la plage. - Ça coûte combien ?

1789 par personne. Le prix est révolutionnaire.

- On ne peut pas. Non, on ne peut pas. - Si on ne le fait pas maintenant, on ne le fera jamais.

Allez, chéri. Imagine-nous tous les deux sur la plage.

Oui.

Alors j’y réfléchirai. Tu peux prendre un crédit à la consommation.

- Tu vois, quand tu veux. - Attends. - Non, ne réponds pas.

C’est la banque. C’est la banque. Merde. Oui, c’est Troadec. Oui ?

Monsieur Massiera, bonjour. M. Troadec de la SBC.

- Bonjour, comment allez-vous ? - Comment allez-vous. Votre compte, pas du tout.

Votre prêt arrive à échéance, je dois le refuser.

C’est la troisième fois. Je ne peux plus rien faire. Il doit y avoir une solution.

Je n’ai pas de solution, monsieur Troadec. J’ai déjà du mal avec les études des

enfants, les factures, les impôts... Traire la maison.

- Vous ne payez pas. - Je sais.

L’usine est en grève, j’ai 600 euros en moins.

Monsieur Massiera, il faut faire moins de grèves et travailler plus. Écoutez.

Ce sera une interdiction bancaire et la saisie de la maison. Alors.

Je compte sur vous, monsieur Massiera. Allez, bonne journée.

- Surtout, bon coup. - Bonne journée.

On peut renoncer à Cuba.

- Il y a une solution. - Tes parents ? - Oui. Ils peuvent nous aider.

Tu as raison. On les voit deux fois par an.

Et avec ton père, ça a toujours été le grand amour. Allez.

- Allô ? - Allô maman.

Chéri, ça me fait plaisir que tu aies appelé.

Comment vas-tu ? - Bien et toi ? - Les enfants, comment vont-ils ?

Écoute, très bien. Lucas travaille dur avec sa nouvelle entreprise.

Amandine, pareil. - Tu ne vas pas me croire.

Je lis un livre sur Claude François. C’est génial, maman.

- Tu sais qu’il n’est pas mort ? - C’est un piège. On l’aurait congelé

cryogénique ment. On l’a réveillé après

30 ans, on lui a fait de la chirurgie esthétique et voilà ! Il est devenu Matt Pokora.

Tu te rends compte ? Claude François et Matt Pokora sont la même personne.

Incroyable. Je comprends que cette histoire t’embête. J’ai quelque chose à te demander.

- Je pensais que tu avais une petite voix. - On a trois factures en retard et on ne

va pas pouvoir les payer. Je me demandais...

Si on pouvait t’aider. De combien as-tu besoin ?

Oui, 3 000 euros.

Je demanderai à ton père, mais considère que c’est fait.

- Tu es géniale. - Sinon, tu connais la dernière ?

Nous sommes ruinés. Il ne nous reste rien de l'argent de la clinique.

- Comment ? - Les mauvais investissements de ton père.

Alors, ce n'est pas le moment de lui demander de l'argent.

- Tu penses ça ? - Eh bien oui. - Je lui en parlerai.

Non, laisse tomber. Nous trouverons une solution. Un baiser.

Moi aussi, chéri. À bientôt.

Deux bières pour fêter ça.

Quoi ? Ton père ne veut pas ? - Ils sont ruinés, il a tout brûlé.

C'est officiel. Nous sommes dans le pétrin.

Après... Non, Lucas non.

À quoi bon ? Sa boîte en carton. Ce n'est rien pour lui.

- Je n'accepterai pas d'argent de mon fils. - Tu vexes ton orgueil.

Salut, chéri.

Je t'ai apporté des croissants.

Le matin, il y a deux choses que j'adore.

Des croissants chauds et ce genre de nouvelles.

Merde ! Informez la Banque de France.

- Alors. - Comment allons-nous faire ? - J'ai une solution, tu n'en veux pas ?

Lucas ? J'y réfléchirai.

Réfléchis vite. Nous devrons vivre chez lui. Je ne suis pas sûr que ça te plaira.

- Tu veux du café ? - Non.

Des bêtises ! - Que se passe-t-il ? Qui est-ce ?

Probablement un shérif.

Ils n'ont pas perdu de temps. - Que faisons-nous ?

Où allons-nous comme ça ?

C'est bon, il est parti.

- Bonjour. - Nous n'avons besoin de rien. - Patrick Massiera ?

Ça dépend. Pour quoi ?

Maître Blanchet. J'ai un document pour vous.

Nous sommes en retard, nous trouverons une solution.

Cela ne me concerne pas.

- 100 millions ? - Oui.

- 100 millions ? - Oui. Plus précisément 100.234.627 euros.

De toute façon. - Moins mes honoraires, soit 506.173,13 euros.

De toute façon.

Il faut ajouter les droits de succession. 55.679.044,80 euros.

De toute façon. - 100 millions.

Oui. Moins 506.173,13 euros pour mes honoraires et

55.679.044,80 euros pour les droits de succession. De toute façon.

- Qui est cette dame ? - Annette Fauré, je ne la connais pas du tout.

Une cousine de ton père sans enfants. Elle était mariée à un riche homme d'affaires.

Tu es l'unique héritier. Viens au bureau demain pour régler les derniers détails.

Madame Massiera, monsieur Massiera. Je ne vous souhaite pas une bonne journée. Je pense qu'elle le sera.

Ne me ramène pas à la maison.

Que va-t-on faire de cet argent ?

- Je ne sais pas. - On peut aller à Cuba. - Certainement.

Je veux faire quelque chose qui te rende heureuse. - Quoi ? - Une surprise.

- Quelle surprise ? - Surprise. Va te préparer.

Tu ne dis rien. Non. Tu me connais. - Oui ? - Pas un mot à tes parents.

Bien sûr que non.

Allô, a-t-il dit ?

Monsieur Troadec ? Bonjour, pouvons-nous nous voir ? - Nous n'avions pas de rendez-vous, donc non.

- C'est urgent. - Voulez-vous que nous reparlions

du rapport à la Banque de France ?

- Vous ne pouvez pas faire ça. - M. Troadec, l'usine...

Elle est en grève partielle. Vous avez des charges, des cotisations, des impôts,

des crédits pour les études des enfants... - Soyez gentil avec nous.

Elle n'est pas mauvaise, celle-là. Ce n'est pas cher non plus. Rire C'est bien.

- M. Troadec. - Oui ?

Je ferai ce que vous voulez.

- Comment ça ? - Tout. Tout, tout. Tout.

Oui, de toute façon. Je ne peux pas faire ça. Pas tout de suite. Pas devant votre mari.

- Si vous devez en arriver là... - Nous allons perdre notre maison...

Nous allons finir à la rue.

Le Secours Populaire nous trouvera un squat

sans trop de maladies infectieuses. - Non, je ne veux pas

devenir polytoxicomane. Je ne veux pas finir par me prostituer.

Tu te moques de moi ? Tu n'es pas dans une situation.

Tu as raison. Surtout depuis ce matin, regarde. Regarde ce que j'ai. Alors.

Alors... se racler la gorge.

Oui. Ça n'a rien à voir avec ça. Ça change tout.

Oui. Par conséquent, nos dettes impayées...

J'étais sur le point de vous proposer un crédit à la consommation, mais là... Il s'agit plutôt de vous.

Merci d'avoir appelé. Quel honneur. Je ne savais pas que vous étiez là.

Suivez-moi. Nous avons préparé un brunch pour parler avec des amis.

Entre amis, je ne sais pas. Mais les croissants, ça me parle.

- Allons-y. - Toi non.

Fais tes cartons et assieds-toi au comptoir en attendant ton transfert.

Sois gentil pour une fois.

Nous aurions pu fêter ça ailleurs.

N'est-on pas bien ici ?

Oui, mais nous n'allons pas continuer à vivre comme avant.

Comment veux-tu que nous vivions ? Nous n'avons pas à changer nos vies.

Je ne te demande pas de changer, mais d'en profiter.

Je ne sais pas, voyager avoir une nouvelle maison. Nous pouvons arrêter de travailler.

Et voter à droite ? Mon grand-père et mon père étaient des ouvriers syndiqués.

Je veux travailler et m'occuper du syndicat. - Combien donnons-nous aux enfants ?

Devons-nous leur donner quelque chose ? Ce n'est pas un cadeau à leur faire. À nous non plus.

- Finalement, nous avons hérité de 100 millions. - 45.

C'est pareil. Nous devons donner quelque chose à nos enfants.

Je ne sais pas. Un million chacun. Deux ?

- Radin. - Il suffit de tout leur donner.

Nous gardons 4 000 euros pour Cuba. - Arrête ta mauvaise foi.

- Je ne sais pas, cinq millions chacun. - Si tu veux. Que je prends ?

Pourquoi lis-tu le menu ?

Tu manges des boulettes de couscous depuis 30 ans. - Non. Tu es de mauvaise foi.

Patrick, comme d'habitude ? Deux boulettes de couscous, un pichet de rosé.

Non, attends. Deux vrais couscous et un boulaouane de prestige.

Muñir !

Champagne.

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