A Night with Sabrina Love

A Night with Sabrina Love (Una noche con Sabrina Love)

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Una Noche Con Sabrina Love (2000) RFT
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เผยแพร่เมื่อ: 2018-10-26
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200 บรรทัดแรก

Chère Sabrina, je m'appelle Daniel Montero.

J'habite un petit village de la province d'Entre Ríos.

Petit, je retournais les miroirs pour savoir ce qu'il y avait derrière.

À présent, j'ai trouvé... c'est toi.

Depuis la mort de mes parents, je vis avec ma grand-mère.

Mon patelin a beau être tout petit,

chaque samedi, il bourdonne d'activité.

La mairie laisse les rues allumées toute la nuit.

Les rues sont noires de monde !

Tout le monde s'amuse.

Les gens adorent faire des emplettes.

Les boutiques restent ouvertes très tard.

C'est aussi l'heure où on fait ses provisions pour toute la semaine.

Un samedi soir, il n'y a pas si longtemps,

j'ai appris, par hasard, par un de mes potes,

l'existence de ta fantastique émission de télévision.

- Et Horacio, il a changé de moto ? - Oui, je crois.

- C'est la fille des Missions ? - Beau morceau.

- Et quel cul ! - Y en a pour 14 mecs au moins.

T'y connais rien !

À propos, je suis allé chez Ariel, hier.

On a passé toute la nuit à regarder la chaîne porno sur le câble.

L'émission de Sabrina Love.

- Quelle meuf ! - Elle déménage.

Sabrina Love.

Elle a organisé un concours dont le prix est une nuit avec elle.

T'imagines un peu ? Incroyable !

Quel châssis !

Ariel s'est inscrit au concours, mais...

Ho ! Qu'est-ce qui t'arrive ?

Rien ! Rien qui vaille le coup,

comme toujours dans ce putain de trou.

UNE NUIT AVEC SABRINA LOVE

Montero !

Désolé, Parini, j'allais justement...

En retard, Montero. Comme toujours.

- Oui, mais... - Assieds-toi.

Je pensais que les routes seraient barrées par les inondations.

Je pensais que sans camions, il n'y aurait pas de travail.

- Tu pensais ? - Oui.

Eh bien, Montero, ne pense pas. Je m'en charge.

Tâche juste d'être à l'heure. Ne t'occupe pas des camions.

Quand bien même il n'y aurait rien à faire,

tu viens à l'heure.

- Compris ? - Oui, monsieur.

- Comment va ta grand-mère ? - Bien.

Fais-lui mes amitiés. Allez va !

Ils se croient tout permis.

Comme tout le monde ici, je travaille à l'entrepôt frigorifique.

C'est un emploi monotone et mal payé.

Chaque jour, nous traitons un total de 12 000 poulets

destinés à être distribués dans le monde entier.

70 % de la production part à l'exportation.

Mon travail exige de la concentration.

Mais je suis souvent distrait.

Surtout quand je me demande si toute ma vie va s'écouler ainsi,

jusqu'à l'heure de ma mort.

Mais ça me rapporte de l'argent

que je mets de côté pour acheter une télévision et un décodeur.

Je pourrai ainsi admirer ton talent et ta beauté.

Tu règles sur le canal 3 ici puis sur le 99.

C'est bon, hein ?

- Ça marche ? - Oui, c'est génial.

Qualité allemande !

- C'est quoi, ça ? - Rien. Juste une petite tape et hop !

Le boîtier est japonais, mais le reste est allemand.

Je vois. C'est bon.

Caméra 3, les filles. Caméra 2, Sabrina.

Donnez quelque chose à voir ! C'est censé être érotique !

Tu veux qu'on montre des nichons pareils ?

Bonsoir !

Comment allez-vous tous ?

Bienvenue pour un nouveau numéro de notre émission "Sabrina Love".

Ne t'en fais pas ! Tout le monde la regarde.

Tu parles ! Seulement sa mère !

On a reçu une montagne de lettres.

Et ce soir, nous allons vous révéler le nom du vainqueur de notre concours !

Une nuit avec Sabrina Love !

Mes "sex-rétaires" ont travaillé... dur,

de jour comme de nuit,

pour sélectionner la meilleure lettre.

Je dois reconnaître

que je les préfère manuscrites.

Elles sont plus chaudes.

Elles sont plus sexy.

Elles sont plus innocentes.

Et mon vainqueur

habite un petit village de l'intérieur du pays.

Les petits villages,

ça existe aussi.

De nombreux jeunes hommes y vivent.

Alex, mon cher ami Alex, a une lettre pour moi.

- Qu'est-ce qui se passe ? - C'est n'importe quoi !

Avec ces conneries, on est grillés !

Cette lettre m'a touchée. Elle m'est allée droit au cœur.

Je n'avais pas ressenti ça depuis longtemps.

Petite fille,

j'écrivais des lettres d'amour.

Des tas. Surtout à un professeur

dont j'étais folle amoureuse.

Cette lettre m'a rappelé son souvenir et m'a émue.

Je la lis :

"Chère Sabrina,

"Petit, je retournais les miroirs pour savoir ce qu'il y avait derrière.

"À présent, j'ai trouvé. C'est toi.

"Je m'appelle...

"Je ne le dirai pas.

"J'aimerais te rencontrer en personne.

"Et le rêve se fera réalité.

"Je vis avec ma grand-mère..."

Qu'y a-t-il, Daniel ?

Je me suis coincé les doigts dans la porte.

Et maintenant comme promis, je vous présente notre invité,

M. Charly Garcia !

Où se trouve votre sexe ? Ici, ici...

ou là ?

À la recherche d'Octobre Rouge.

En bavardant avant l'interview,

Charly a parlé d'une nouvelle chanson. Tu nous la chantes ?

- Vous mettez l'ambiance ? - Les filles, on y va ?

Maintenant que le temps a passé

Je comprends bien qu'ils sont à ma recherche

Paralysant la Terre

Ce jour où la lumière s'est éteinte.

Doucement ! Tire, abruti !

Réfléchis ! Tu es vraiment nul !

Vas-y ! Vas-y !

Faute !

- Hé, tête en l'air ! - Salut...

- Comment ça va, beau gosse ? - Dis-moi, pour aller...

à Buenos Aires ?

À cause des inondations, il faut prendre deux bus.

Un pour aller jusqu'à la berge et l'autre jusqu'à la route.

- Et ça me coûtera combien ? - 50 pesos.

Non, c'est trop cher.

Bonjour !

Salut, petit.

- C'est combien jusqu'à Buenos Aires ? - 90 pesos.

Quoi, 90 ?

C'est plus cher que le bus !

Tu crois que je possède une flotte de bateaux ?

- Une bière ? - Oui !

- Et la télé, la chaîne porno ? - Impec !

Tu vas te crever les yeux.

Tu connais Racano, près de la berge ?

- Le passeur ? - Je le connais.

Il attaque à 5 heures du mat.

Graisse-lui un peu la patte, pas trop.

Dis-lui de te faire descendre le fleuve jusqu'au pont de la nationale.

Jusqu'au pont...

Tu vas devoir sauter, là. C'est pas un taxi.

Ça ira.

Attention aux tourbillons, quand même.

Tu risques d'être aspiré par la station de pompage

et de passer par le robinet avec tes couilles en compote.

Fais gaffe aussi aux nénuphars.

Après les inondations, c'est infesté de serpents.

S'ils te piquent, t'es mort.

- Mais ils sont sur les nénuphars... - Oui, mais ne tombe pas, tu piges ?

- Prends une corde et un grappin. - Pourquoi ?

Pour grimper sur le pont.

Une corde assez longue.

De combien de mètres ?

De douze à quinze mètres.

- Comment ? - Quinze mètres.

- Quinze mètres. - Ce n'est pas énorme.

Tu escalades le pont comme ça. T'auras besoin d'un peu d'entraînement.

Une fois en haut, tu fais de l'auto-stop.

Mais tu dois faire bien gaffe.

Le mieux, ce sont les camionneurs.

Méfie-toi des Paraguayens.

Ne monte pas. Ce sont tous des délinquants, pas vrai ?

- Comment je les reconnais ? - Ils parlent paraguayen, pardi.

Rien de plus simple, petit, ouvre tes oreilles.

Les Brésiliens aussi sont dangereux.

La nuit venue, ils se font très amicaux et tu l'as dans le baba.

- Compris ? - Oui, pas de Brésiliens.

- T'as quel âge ? - Dix-sept ans.

Dis-moi. Tu l'as déjà fait ?

Tu as déjà couché avec une femme ?

Ça ne vous regarde pas !

- Ah ! Tu ne l'as jamais fait ! - Ce sont mes affaires personnelles.

Vous allez jusqu'au bac ?

Oranges, oranges !

- M. Racano ! - Qu'est-ce que tu veux ?

Je viens de la part de M. Carboni. Un grand brun.

Et alors ?

Vous descendez bien jusqu'au pont ?

Je n'ai que ce sac. Vous m'embarquez ?

- Je vais devoir nager ? - Oui, fils.

Pas le choix !

Quand je passe sous le pont, impossible de m'approcher de plus près.

Je dois éviter les piles du pont.

Ce n'est que quelques brasses.

Tu dois mettre tes affaires dans un sac en plastique.

Ce n'est pas dangereux ? Je veux dire, avec les tourbillons ?

Pas de danger. Tu as dit que tu savais nager.

Ne me dis pas que t'as peur !

- Non, mais juste un peu plus près... - Impossible.

Je ne peux pas risquer la vie de mes passagers.

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