Army of Shadows

Army of Shadows (L'Armée des ombres)

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Larmée des ombres 1969 VOF 4KLight 2160p HEVC DTS x265 [1337x] v7 FR
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เผยแพร่เมื่อ: 2026-05-19
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Cette restauration en 4K a été réalisée à partir de

le négatif original 35 mm et du négatif sonore.

L'image a été scannée en 4K par L’Image Retrouvée,

puis elle a été colorisée et nettoyée numériquement afin de supprimer les

imperfections présentes dans les éléments originaux.

Ce projet a été réalisé par

l'équipe de Studiocanal, Sophie Boyer et Jean-Pierre Boiget.

Numérisation et restauration avec le soutien du CNC.

"Mauvais souvenirs, bienvenue néanmoins...

vous êtes ma jeunesse d'autrefois..."

L'ARMÉE DES OMBRES

20 octobre 1942.

Nous faisons encore un petit détour, mais vous n'êtes sûrement pas pressé.

Non, pas du tout.

Cela ne prendra pas longtemps. Mon collègue va chercher des vivres.

- Vous devez vous débrouiller. - Bien sûr.

Le camp n'est pas si mal.

C'est notre meilleur camp. Il était pour les Allemands.

Je ne comprends pas très bien.

Pendant la guerre, ils pensaient faire beaucoup de prisonniers.

Ils n'en ont fait aucun, mais maintenant le camp tombe à point nommé.

- Quelle chance. - Vous l'avez dit.

On ne sait jamais qui ils sont ni comment les traiter.

Certains n'ont pas été jugés et sont détenus indéfiniment.

D'autres ont les mains sales et sont libres en un rien de temps.

Ils obtiennent des postes dans l'administration locale et même à Vichy.

Philippe Gerbier, 41 ans.

Un ingénieur des travaux publics respecté.

Perspicace. Nature indépendante. Attitude distante et ironique.

Il faut le mater.

A manifestement des relations. À traiter avec prudence.

Suspecté de penchants gaullistes. Il faut le mater.

Acquitté. A de l'influence. À traiter avec prudence.

Vous vous trouvez dans une section destinée aux officiers allemands.

Je suis très honoré.

"À traiter avec prudence." Bien sûr. Avec beaucoup de prudence.

"- Philippe Gerbier. - Colonel Jarret du Plessis."

Je ne sais pas pourquoi vous êtes ici, mais je vais vous dire pourquoi je suis ici.

J'ai dit dans un café que l'amiral Darlan était une mauviette.

Pétain en est une aussi. Il laisse la Marine malmener l'armée.

- Vous souffrez au moins pour un idéal. - Aubert, pharmacien.

- Vous savez ce qu'est une grenade Mahler ? - Non.

C'est une enveloppe conique...

qui, sous pression, déclenche des réactions chimiques.

Je suis chimiste, il me fallait une telle grenade.

On m'a dénoncé, je n'ai rien pu expliquer.

Octave Bonnafous, voyageur de commerce.

Je me suis retrouvé par hasard dans une manifestation pro-gaulliste.

Ces salauds m'ont même retiré ma pension.

Où puis-je m'installer ?

En tant que quartier-maître...

je peux vous attribuer ce matelas vide.

Legrain, communiste. C'est Armel, un instituteur catholique.

- Il dort ? - Il est malade.

- Il n'y a pas d'infirmerie ? - Elle est pleine.

- Vous jouez au domino ? - Non, malheureusement.

- Vous pouvez apprendre. - Non, merci. Ce n'est pas pour moi.

Excusez-nous, nous finissons notre partie avant l'extinction des feux.

Le commandant n'est pas idiot.

Il m'enferme avec trois imbéciles et deux enfants.

- Dehors ? - Je travaille à la centrale électrique.

- Un bon boulot ? - Ça ne me rapporte rien.

J'aime travailler et je ne veux pas perdre ma routine.

Au revoir, camarade.

- Vous êtes communiste ? - Non, mais j'ai des camarades.

Il y avait des gens de toutes sortes de pays.

Russes.

Polonais.

Berbères.

Juifs de toutes sortes de pays.

Tziganes.

Yougoslaves, Roumains, Tchèques.

Des anti-nazis allemands, des antifascistes italiens.

Des Espagnols opposés à Franco.

Et un groupe de trafiquants du marché noir sans équivoque.

Danger de mort.

Tout va bien ?

J'ai déjà posé des câbles à haute tension en Savoie.

- Vous travaillez dans l'électricité ? - Comme vous.

Non, vous êtes sûrement un gros bonnet.

- On peut parler du travail. - Bien sûr.

Bien sûr.

Le maître catholique mourut aussi discrètement qu'il avait toujours vécu.

Le lendemain matin, on l'a emmené.

Je n'avais jamais entendu sa voix.

Je ne suis pas triste, c'est mieux pour Armel.

À la fin, ils paieront.

Monsieur Gerbier ?

J'ai un plan. Je vous le dirai ce soir.

S'évader est difficile à cause des barbelés et des gardes.

Pour ce qui est des barbelés : le terrain n'est pas plat partout.

Je peux provoquer une coupure de courant pour que les gardes ne voient rien.

Pourquoi ne l'as-tu pas encore fait ?

Je ne voulais pas partir sans Armel, je ne voulais pas le faire seul.

- Avec vous, j'ai confiance. - Pourquoi me dites-vous cela ?

Dehors, ils ont sûrement besoin de vous.

Éteignez la lumière et allez dormir.

Bonne nuit.

Le jeune communiste et moi avons secrètement mis au point un plan d'évasion.

Nous avons surmonté tous les obstacles.

Gerbier, ils arrivent.

Prends tes affaires.

Dépêche-toi, Gerbier.

Voulez-vous dire au revoir à Legrain ?

Bon à rien. Adieu.

Vos papiers de voyage, s’il vous plaît.

Merci.

Un instant, s’il vous plaît.

Ça ne répond pas. Puis-je laisser un message ?

D’accord, merci. Non, vous pouvez compter sur moi.

- Bon voyage ? - Excellent.

Un seul aujourd’hui ?

Il faut en profiter. Je vais demander quelque chose au garde.

Courez à travers deux portes, la seconde donne sur la rue.

Bonne chance.

Excusez-moi, auriez-vous une cigarette ?

Que voulez-vous ?

Un rasage.

Ce que le maréchal a dit et fait.

Voilà.

- Merci. - Je vais chercher la monnaie.

Prenez celui-ci.

Il n’est pas beau, mais c’est le seul que j’ai.

Paul Dounat, alias Vincent Henry, a reçu un billet de son groupe.

Il devait être à Marseille à midi...

pour rencontrer un camarade devant le tribunal.

Dounat venait d’arriver au point de rendez-vous.

Police. Vos papiers.

Parfait, mais vous devez nous suivre au poste pour vérification.

Quel sale boulot.

Que ça te plaise ou non, tu dois quand même mettre ton chapeau.

Seulement quand on descend.

Regarde, il t’a trahi. Et Zephyr avec sa radio.

Inutile de fournir des preuves ou de t’interroger.

Nous n’aurions pas dû l’utiliser depuis longtemps. Ma faute.

Si peu de gens, tant de missions.

- Bison, un peu plus vite ? - Pas si tu ne veux pas te faire remarquer.

Je suis pressé aussi.

Je dois retourner à cette vieille radio.

Je dois réparer le vélo du garçon de courses.

Et il y a un parachutage ce soir.

- Tu as les faux papiers ? - Je les ai sur moi. Tu les veux ?

- Mieux vaut ne pas se garer ici. - On y va à pied.

- Je viens avec toi. - Pas besoin, merci.

Non, vraiment pas.

D’accord.

Je reviens tout à l’heure pour être sûr.

Pas un mot, ou tu es mort.

La baraque d’à côté était vide la dernière fois.

On y va quand même.

Dans la pièce du fond.

- C’est le traître qui... - Oui, c’est lui.

Et vous êtes le chef ?

Claude Le Masque. Il réclame une mission depuis longtemps.

Je suis ici depuis une heure. À côté, ça ne va pas.

Ils sont arrivés cette nuit ou ce matin.

J’ai appelé Félix, mais vous étiez déjà en route.

Ça ira.

L’interrogatoire peut commencer, tout est prêt.

- Ce n’est pas un procès. - C’est justement ça.

Impossible. Les voisins peuvent tout entendre.

Écoute.

Les murs sont en papier.

Les Anglais auraient pu nous envoyer des silencieux.

Cherchons un meilleur endroit.

Comment as-tu pu faire ça ?

Inutile. La cave est à côté de celle des voisins.

Le grenier est encore plus haut qu’ici.

Il nous faut un couteau solide.

- Bison en a un. - Un couteau ? Tu plaisantes.

Si tu fais ça, je t’arrête.

Vois si tu peux trouver un couteau.

Ça ne va pas. S’il te plaît, c’est un meurtre.

- On est là pour tuer, d’accord ? - Oui, mais pas comme ça.

- On devrait... - La manière. Oui, je sais.

Je n’ai pas peur.

C’est la première fois pour moi, vous comprenez ?

Pour nous aussi. C’est évident, non ?

Rien à trouver. On peut le garder ici jusqu’au retour de Bison.

Non, on est pressés et je dois prévenir le chef.

On ne peut quand même pas lui fracasser le crâne ?

Bâillonne-le.

Il faut l’étrangler.

- À mains nues ? - Il y a un chiffon dans la cuisine.

Pas d’histoires, il doit mourir. Tu es là pour aider.

Tu voulais une mission difficile. La voilà, alors ne te plains pas.

Mets-le sur cette chaise. Félix, mets-toi derrière lui.

Je tiens ses bras et Le Masque ses jambes.

Tu ne souffriras pas, je te le jure.

- Allons-y. - J’arrive.

- Je ne pensais pas qu’on pourrait le faire. - Moi non plus.

Tu dois avoir des capsules de cyanure.

- Si on t’arrête, tu en prends une. - Je le ferai.

Un rhum.

- Jean-François. - Félix.

Tu es toujours aussi jeune et beau.

Toi non plus tu n’as pas changé. Que fais-tu ici ?

J’ai vendu le garage, j’ai maintenant un atelier de vélos.

- Et toi ? - Rien du tout.

J’ai un rendez-vous. Tu m’accompagnes un moment ?

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