162 บรรทัดแรก
...
Générique
...
-T'es bizarre, pourquoi tu mets pas de bonnet ?
Je me suis pas rendu compte,
quand je suis parti pisser, j'ai pissé de la glace pilée.
-C'est un froid, ça te donne envie de rester aux Assedic.
-Je te jure. -Wesh, elle est où,
ma canette ? Pourquoi tu me serres la main ?
Elle est où, ma canette ?
"Téma", je lui ai donné 2 euros,
il m'a ramené quoi, comme canette ?
Des canettes Limone, sans marque.
Et la monnaie ? -Tu m'as dit d'acheter des bonbons.
Vas-y, psartek, les bonbons, donne.
Wesh... Hé...
C'est pas un fou ?
Regarde, il m'a ramené quoi ? Limone...
Y a que des fous, ici.
"Hajj", tu sais ce qu'il m'a fait ?
T'es pas au courant ? -Vas-y, dis-moi.
-Au café, il cassait les couilles,
il était avec son demi, "Santé, les frères",
et au bout d'un moment, il le renverse.
Il le rattrape, il en a plein le froc.
Il va aux chiottes.
Il revient en caleçon, le froc à la main,
et il se repose en terrasse.
-Et y avait du monde ? -C'était blindé.
Il est là, en caleçon,
et c'est pas, t'as un "hajj", "hajj" du café, "zarma".
Il est posé avec sa femme, il se lève et il lui dit :
"Frère, "stahfoulah" t'as aucune pudeur.
"T'as pas honte avec ta nudité ?
"Vas-y, rhabille-toi."
Moi, précisément, à ce moment-là,
je savais que ça allait partir en couilles.
Hakim il s'est levé,
il a fait deux pas vers lui,
et il a crié : "Frère, c'est pas ça, la nudité,
"la nudité, c'est ça."
Et paf, il baisse son froc.
Nous, on était choqués, la terrasse s'est vidée.
Comme s'il sortait un "brolique". -C'est trop.
Avec Aziz, on sait plus quoi faire de lui.
-Il est où, Aziz ? -T'es pas au courant ?
Il se fait juger. -Pour quoi ?
-Pour le permis. Il s'est fait repéter.
Ah ouais, c'est une galère.
C'est la combientième fois ?
Trois, quatrième, je crois.
Ah ouais, laisse tomber.
-Monsieur, ça fait combien de temps que vous conduisez sans permis ?
Je sais pas, 3 ans, je crois.
OK, et vous pouvez me préciser
le contexte de vos interpellations.
-Ma technique, elle est rodée.
J'ai pas de papiers,
je connais la carte d'identité de mon frère,
en général ils me laissent tranquille.
Quand ils ont un doute, ils vérifient, ça passe.
Ce qui m'intéresse,
c'est les fois où c'est pas passé.
-La première fois, on roulait sur Trappes.
On roulait, on respectait la limitation de vitesse,
tout parfait, on fumait un peu du shit.
Et là, ils arrivent derrière, "arrêtez-vous", on s'arrête.
Messieurs dame, bonjour.
-BONJOUR. -Coupez le contact.
Présentez les papiers du véhicule et le permis de conduire.
-Désolé, j'ai perdu mon permis. -Vous n'avez pas le permis ?
Sortez du véhicule.
Tout ce que vous avez dans les poches, sur le capot.
Qu'est-ce que tu fous avec ça ?
-C'est un casse-noisette. -T'es un bricoleur aussi ?
T'as plus rien dans les poches ? -Un stylo.
Un stylo.
Il n'y a plus rien non plus, là, c'est bon ?
OK. Tu viens avec moi.
Comment tu t'appelles ?
-Hamid. -Hamid comment ?
Hamid Hadalami.
-T'es née où ? -A Orly.
-Quand ça ? -Le 15 février 95.
-Je peux vérifier, c'est OK ? -Absolument.
Pourquoi t'as pas ton permis ?
-J'avais une déclaration de perte, mais je l'ai perdue.
Tu l'as perdue ?
-Je dois faire une déclaration de perte
pour la déclaration de perte. -T'es un champion.
J'ai gagné le gros lot.
Demande à son pote comment il s'appelle.
Comment il s'appelle, ton copain ?
-Hamid. -Hamid comment ?
-Hadalami. -Hamid Hadalami.
-C'est super. -C'est génial.
On n'a plus rien à se dire, alors.
On peut partir.
Nickel, donc je vérifie pas ?
-Vous n'avez pas de temps à perdre.
-J'ai que ça à foutre, on va vérifier ça.
Je l'emmène. -Et les autres ?
-Tu me les relâches. Tu gares la bagnole ?
-Vous pouvez pas vérifier vite fait ?
-J'ai une application pour ça. Il est malin, lui.
Ils laissent mes potes partir.
Mon pote, il me dit... -Aziz, à tout à l'heure.
-Comment il t'a appelé ? -Hamid.
-Aziz ! Tu te fous de ma gueule ?
-Il m'a appelé Hamid. -Oh !
-Amine ! -Ferme ta gueule et monte.
-Mais demandez-lui ! -Me prends pas pour une conne !
J'aime pas ça.
-Vous avez mal entendu ! -On a des champions, là.
-Du coup, ils ont vrillé, menottes, tout ça.
Ca s'est passé comment ?
Une G.A.V. normale.
Pas de baveux.
Pardon, pas d'avocat.
A l'époque, j'avais pas d'argent.
Je demande à voir le médecin,
parce qu'avec le shit, je dors mal,
du coup, il me donne des médicaments.
Je tape un coma toute la nuit, j'ouvre les yeux,
comparution immédiate pour défaut de permis,
usurpation d'identité.
Usurpation d'identité, c'est mon frère, ça va.
Bref,
je prends 800 euros dans les dents.
-Vous n'aviez pas de casier à l'époque ?
Ca a sauté à ma majorité.
Moi, franchement, madame, je suis pas quelqu'un de...
OK.
La seconde fois, c'était comment ?
-On est à Paris, on sort de boîte de nuit,
comme tout jeune qui va sortir le week-end.
On est partis voir un pote qui mixait,
"wallah", les DJ à Paris, ils gagnent bien leur vie.
On sort de boîte de nuit,
je suis "khapta", bourré,
je demande à un pote :
"Tu peux me ramener à la maison ?"
Il commence : "Désolé, j'ai une voiture de société.
"Je suis assuré que pour deux places,
"on va se faire contrôler..."
Pas le choix, je prends ma voiture.
Je roule 100 mètres, je tape un feu orange
et paf, contrôle.
Et ?
-Ca se passait bien, mais j'avais pas ma carte d'identité.
En boîte de nuit, j'en ai pas besoin.
Ils m'embarquent.
C'est là que ça commence. Ils étaient
ivres, madame.
"Khapta."
Aucune procédure, même pas de menottes.
Il était à côté de moi,
il parlait avec son haleine putride,
il disait : "Non, Rachid. Tu niques ta vie.
"Pourquoi tu fais ça ?"
Soit il me prend pour quelqu'un d'autre, soit c'est raciste.
Et on est tombés en panne !
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