200 บรรทัดแรก
L'ATTAQUE DES SANGSUES GÉANTES
Eh, attendez, ce n'est pas fini...
Attends une seconde...
Liz...
Tu peux venir, quand je t'appelle ?
Qu'est-ce que tu veux encore ?
Tu peux baisser un peu ta musique ?
Et puis couvre-toi !
Eh, c'est bon, t'es pas mon père !
Un de ces jours, cette mégère va se prendre une trempe.
T'as raison Dave, te laisse pas marcher dessus ! C'est qui le patron ici ?
J'reviens.
Si quelqu'un va se prendre une trempe ce soir, je te parie que c'est lui !
Bon Allan, vas-y termine... raconte-nous sur quoi tu as tiré dans le marais.
Ouais, on veut connaître tous les détails.
Il a fallu que je tire cinq fois sur cette bestiole pour qu'elle se décide à mourir.
J'ai jamais vu un truc pareil.
Elle avait des excroissances sur le corps comme des bras...
Ils étaient longs roses et... dessous il y avait comme des ventouses...
et un peu comme...
un peu comme les tentacules d'une pieuvre.
T'es sûr que c'était pas ton bazar ?
Non ! J'viens de te dire à l'instant... ils étaient plusieurs et ils faisaient 1 m.
Ça peut sembler bizarre...
Mais ça ne ressemblait à aucun animal qui vit dans les marais.
Et je sais ce que tu penses, Joe, mais ce n'était pas un alligator, non plus.
Ça va faire plus de 40 ans que je chasse dans le coin...
et ma parole j'ai jamais rien vu de semblable, jamais !
Dommage que tu l'aies pas ramenée,
Steve Benton, t'aurais peut-être donné une prime ?
Une prime ?
Il peut se la garder ! J'toucherais pas cette bestiole pour tout l'or du monde !
Et si tu l'avais vue, tu serais de mon avis.
C'est peut-être ta gnôle qui t'a donné des visions, t'y as pensé ?
C'est pour me donner du courage. Je dois aller retirer les pièges à loutres.
Tu veux que je te dise ce que c'était Allan ?...
le fantôme de l'une des nombreuses loutres que tu as tuées.
Laissez-moi vous dire une bonne chose !
s'il y a un jour, un drame dans les marais, ne soyez pas étonnés.
Écoute, c'est pas que ça me fait plaisir de te parler comme ça...
mais j'ai une réputation à tenir, tu comprends ?
Comment tu veux qu'on me respecte si je me fais mener à la baguette par toi ?
Bientôt, tu vas voir que les gars vont se moquer de moi...
et ils vont raconter tout ça aux autres.
Liz, mon amour, tu veux bien m'écouter, s'il te plaît ?
Arrête de me regarder comme ça !
J'ai le droit de te regarder comme je veux. T'es ma femme, non ?
Ne me touche pas !
À qui tu crois que tu parles ?
Ne me touche pas ? T'es ma femme ! Et je peux te toucher quand je veux !
Où tu vas ?
Où est-ce que tu vas ?
Je vais me balader.
Peut-être bien que je rentrerai, peut-être bien que non !
J'ai libéré la mère, mais son petit était déjà mort.
Le pauvre, c'est triste.
Il aurait mieux fait de rester à la maison.
Je peux comprendre qu'on chasse des animaux mais...
qu'on les fasse souffrir avec ces pièges... c'est affreux !
Ces braconniers connaissent les marais comme leurs poches.
Mais un de ces jours, je vais les coincer et, là, ce sera direct la prison.
En attendant je me contente de leur confisquer leurs pièges, c'est déjà ça.
Peut-être qu'à la longue, ils vont finir par se lasser.
Fais attention mon chéri, ces gens-là ne sont pas comme tout le monde.
Ils pourraient essayer de s'en prendre à toi.
Eh bien, je les attends.
Steve, tu es nouveau dans le coin, eux vivent comme ça depuis des générations.
Et toi tu penses les faire changer du jour au lendemain ?
Je ne pense pas, j'en suis convaincu.
Je te parle sérieusement, Steve. Certains sont dangereux.
Très bien, je ferai attention et, toi, arrête de t'inquiéter.
Oh Steve, je t'aime... je t'aime tellement.
C'était quoi ?
Je vais voir. Monte et enferme-toi.
Le légiste a conclu à une mort accidentelle.
Donc ce qui est arrivé ne relève pas de mon autorité.
S'il y avait un rapport avec les homicides, vous ne me diriez pas quoi faire.
Mais je ne vais pas explorer les marais à la recherche d'un alligator.
Sawyer n'a pas été tué par un alligator.
Benton soutient que ce n'est pas un alligator qui a tué Allen.
Qu'est-ce que c'est donc ? Dites-le-moi puisque vous êtes plus malin que les autres.
Dan Gresson dit qu'il portait des blessures semblables à celles...
que pourraient causer une pieuvre géante.
Et est-ce qu'il vous a expliqué ce que faisait un animal marin
dans un marais d'eau douce à 50 km à l'intérieur des terres ?
Vous êtes un agent de l'État...
alors vous n'avez pas à fourrer votre nez dans les affaires de mon comté !
Ce qui est clair, c'est que vous avez trop picolé.
Répétez un peu ce que vous venez de dire !
J'ai dit que vous devez arrêter la gnôle !
C'est quand même pas un garde-chasse qui va me faire la leçon !
Vaut mieux pas trop qu'il me cherche...
sinon, il va me trouver !
Oui, Steve. Le poulpe se sert de ses ventouses pour maintenir sa proie.
Mais par leur nature, celles-ci ne causent pas de blessures.
C'est pareil pour le calmar...
En revanche, les mollusques possèdent un bec et c'est ça qui leur sert d'arme.
Le shérif a peut-être raison.
Ça pourrait être un alligator mal formé peut-être.
Cela m'étonnerait beaucoup.
Quelles possibilités il nous reste alors ?
J'avoue que je suis perdu.
Et je me demande si Allan ne disait pas la vérité, l'autre jour chez Walker.
Il a bien vu quelque chose, ce soir-là.
Quelque chose de suffisamment intelligent pour le retrouver et le tuer.
Pourtant Allan a prétendu l'avoir tué en lui collant une douzaine de balles.
Et il avait un calibre 44/40, le genre de fusil qui ne vous laisse aucune chance.
Si l'on admet qu'il puisse exister un tel animal, on peut croire qu'il y en a d'autres.
Dans ce cas, il ne nous reste qu'une seule chose à faire.
Prendre une barque et passer les marais au peigne fin.
Chaque bras mort, chaque canal. Et s'il est là, je le trouverai.
C'est drôle comme c'est calme.
Est-ce que tu as entendu ?
Quoiqu'il puisse être, nous l'avons fait fuir.
Est-ce que tu veux du café ?
Une armée entière pourrait se cacher ici sans qu'on la remarque.
Ça s'est déjà vu.
Les Indiens Séminoles, dans les années 1830.
Il a fallu deux ans à l'armée pour les dénicher.
Oui, je me souviens qu'on nous a parlé de ça à l'école.
Nous ne sommes là que depuis deux jours et je suis déjà épuisée.
Moi aussi. Seulement, je veux en avoir le cœur net.
Je crois qu'on va s'arrêter là pour aujourd'hui.
Dave, je ne répéterai pas la question deux fois !
Non mais tu vas me répondre, vieux dégoûtant !
Liz, mon amour, calme-toi.
Liz, mon amour, Liz chérie !
C'est tout ce que tu sais dire, pauvre imbécile !
Je dois livrer cette commande à Mme Shelby. C'est une bonne cliente.
Liz, ma chérie, je t'aime.
Tire-toi ! Dégage, espèce de porc !
Alors, on a des problèmes de couple ?
On voit bien que tu n'es pas marié, Carl. Il faut qu'elle se défoule quelque fois.
Avec les femmes, tu as toujours eu du mal à communiquer.
C'est ton gros défaut.
Écoute, Carl, j'ai pas le temps de discuter.
J'ai une livraison urgente à faire.
Et pourquoi s'est-elle défoulée, cette fois ?
Depuis le jour où Allan s'est fait tuer, elle veut qu'on emménage en ville.
Elle va peut-être te faire du chantage...
Mais tu dois pas lui céder, surtout.
La vie ici ne serait plus pareille sans toi.
Bon, il faut que j'y aille.
Liz, mon amour.
Chérie, c'est Carl.
J'peux faire quelque chose pour toi ?
Mais... beaucoup de choses.
Fatiguée ?
Je suis morte.
Viens près de moi.
On se fatigue à chercher quelque chose qui n'existe peut-être même pas.
Comment ça ?
Parcourir des km de canaux pour étayer la théorie de ton père...
sur ce soi-disant monstre de l'étang.
On n'a même pas été capable de dénicher une empreinte.
Tu ne vas pas laisser tomber, quand même.
Je ne pourrais pas chercher indéfiniment une créature imaginaire.
J'ai beaucoup de respect pour ton père, mais là...
Il avait l'air si sûr de lui, pourtant.
Tu es un phénomène, Liz.
C'est la première fois que je rencontre une femme comme toi.
Vraiment Carl, j'te plais ?
Tu m'as surprise, tu es tellement fort.
Et moi, j'aime les hommes qui ont de la force.
C'est sûr qu'on peut pas dire la même chose pour Dave.
Il n'a pas un gramme de muscle.
C'est juste un gros tas de graisse incapable.
Ne le prends pas mal, je disais pas ça pour te blesser.
Mais je me demande comment tu as pu épouser un paumé comme lui.
Tu ne peux pas comprendre, Carl.
Même si je t'expliquai mes raisons.
Ça coûte rien d'essayer.
Allez, ma chérie, raconte tout à ton Carl.
Tu jures de ne pas me juger ?
Quand bien même tu m'avoueras que tu as tué toute ta famille.
Mon premier mari était un bon à rien. Incapable de garder un travail.
Souvent il rentrait soûl et me frappait.
J'imagine ton calvaire.
Un soir, il a essayé de braquer une station service...
mais il était trop ivre pour pouvoir courir...
les flics l'ont attrapé 100 m plus loin.
il a pris un an... et j'ai divorcé.
Après 3 ans de vie minable, j'étais prête à épouser n'importe qui, qui serait gentil.
Alors je suis tombée sur Dave. Voila, tu sais tout.
Dommage que tu sois pas tombée sur moi. Je t'aurais rendue heureuse.
Comme c'est touchant !
Levez-vous !
Écoute-moi, Dave. Je sais ce que tu t'imagines...
J'te préviens, c'est de la chevrotine que j'ai là-dedans !
J'te donne deux secondes avant d'appuyer sur la détente !
C'est pas la peine de t'énerver comme ça.
Depuis des mois, elle me faisait du rentre dedans...
C'est sûr que ça change tout.
Lève-toi, sale petite traînée, que je te regarde une dernière fois !
Non, Carl. Non ! Il va me tuer !
Il bluffe !
Tu es venu jusqu'ici à pied ?
Fais un seul pas de plus et je te descends !
Allons, écoute Dave. C'est pas ce que tu crois...
Toi, la ferme !
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