200 บรรทัดแรก
PRÉSENTE
Le meilleur moyen pour comprendre la culture japonaise,
est de prendre le métro.
C'est calme.
Poli.
Discret.
Prochaine station, Akihabara.
Réglementé.
Les portes vont s'ouvrir à gauche.
Ordonné.
Comment une telle culture...
produit ceci ?
J'ai été plongée dans quelque chose que je ne connaissais pas du tout.
Le monde sombre, tordu, fou d'anime...
de manga...
et de la contre-culture japonaise.
Comme beaucoup d'occidentaux, je ne connaissais rien des animes
sauf Hello Kitty, les grands yeux, sur des poneys arc-en-ciel.
Super !
Si j'étais aussi lèche-cul,
j'aurais honte de moi.
C'est en fait souvent sombre, et carrément fou.
L'anime influence même Hollywood.
Même si je n'y connais rien,
j'ai décidé de tout apprendre, et devenir une experte de l'anime.
Et une meilleure cinéaste.
N'est-ce pas ?
Qu'est-ce qu'un anime ?
Que vous soyez novice comme moi,
ou fan d'Otaku, vous vous demandez
comment crée-t-on ça ?
Ou ça ?
Et surtout...
ça ?
Qui sont les esprits dérangés
derrière ces animes innovants ?
Dans une culture conformiste,
un art aussi dynamique peut être problématique.
Ou une solution ?
À quoi ?
Entrée dans l'univers de l'anime,
j'y ai trouvé plus de questions que de réponses.
Bien sûr, Netflix m'a embauchée.
Mais c'était plus qu'un travail.
C'est devenu une obsession.
Je devais trouver l'âme de l'anime,
puiser dans l'esprit génial des créateurs du genre, et aller au-delà.
Ce serait un voyage épique dans l'anime.
Exaltant, non ?
Seul problème, je suis à L.A.
Et je n'ai aucune idée de comment faire.
Tout a commencé avec Castlevania.
C'était si sombre, tordu et beau.
Je me demandais qui pouvait faire ça ?
J'ai trouvé.
Le créateur d'anime le plus avant-gardiste de L.A.
Le Quentin Tarantino de l'ère numérique.
Mais qui est Adi Shankar ?
J'ai googlé voyage dans le temps.
Car je voyage dans le temps.
Je viens du futur.
Comment Castlevania est passé...
PRODUCTEUR DE CASTLEVANIA
...d'un jeu vidéo dépassé
à une série Netflix à succès ?
Je faisais des films
pour le cinéma, dont certains ont bien marché.
Mais ce n'était pas mon truc.
J'aimais faire des fanfilms sur Internet.
Un Power Rangers et un James Bond
sortis à une semaine d'écart.
Certains sont devenus viraux.
C'est intéressant, je n'ai jamais regardé ma carrière de cet œil,
mais un rappeur me l'a expliqué à sa manière.
Il m'a appelé et m'a dit : "Salut, c'est Kanye."
J'ai répondu : "Quoi ?", et on s'est rencontrés.
Les rappeurs considèrent ceci comme ma mixtape, ce que j'apprécie.
Je ne le vois que comme un fanfilm, et j'apprécie moins.
Les fanfilms m'ont amené à Netflix.
Ils m'ont tweeté : "On aimerait te rencontrer."
C'est ainsi que Castlevania est né.
Enfant, tout ce que j'aimais...
Je ne savais pas que d'autres aimaient aussi.
Ce n'était pas sympa. Ils prétendaient...
Ceux qui aimaient prétendaient ne pas aimer.
Maintenant les gens s'habillent en Goku.
C'est génial. Je porte un power glove.
Il s'allume.
Enfant, à Hong Kong, il y avait
cet anime dingue à la télé qui n'était pas en anglais.
Je ne comprenais rien, mais j'adorais.
Je me disais qu'un jour on en fera un
qui sera pareil. À l'instant où Netflix a dit oui.
Fais ton adaptation folle de ce jeu vidéo.
Fais-la.
Kevin, mon partenaire dans la série, et moi,
savions que ça devrait être en 2D.
Le style des dessins devait être comme celui des vieux animes.
Les animes que je regardais à la télé à Hong Kong.
Je les trouvais superbes, c'était de l'art.
Ma famille dit que mon travail est violent.
C'est violent.
Voici Mooshi. Elle comprend l'anglais.
J'obtiens toujours la même réaction.
On me demande si c'est mon chien. Je réponds oui.
Tu as choisi ce chien ? C'était à ta copine ?
Non. C'est le chien que je voulais.
J'entends toujours la même réponse.
Ce chien ne te va pas.
Et je réponds, qu'est-ce que tu racontes ?
Tu me vois avec quel genre de chien ?
Un rottweiler ?
Un berger allemand ?
Un chien robot ? Un chien démon ?
Adi Shankar voyageait dans le temps.
J'aurais voulu qu'il m'envoie dans le passé,
avant que je tourne ceci.
L'anime ?
Ça devrait être facile.
Ou pas. Qu'est-ce que la créativité ?
D'où viennent les idées ?
Instagram n'est pas une perte de temps, c'est inspirant, non ?
N'est-ce pas ?
Il faut savoir où est né l'anime.
Un docu classique comme inspiration ?
Le Japon, ancre de l'est.
Un beau pays...
où l'est rencontre l'ouest.
Mêlant costume moderne, urbanisme et industrie,
avec traditions...
Ou pas. Mauvaise idée.
Pour comprendre l'anime, nous devons aller au Japon.
Voir ces esprits dérangés.
Les plus grands noms de l'industrie.
Aller à la source.
En quoi le Japon en est le berceau ?
Pour comprendre l'anime,
observons les subtilités, les nuances
de la culture japonaise.
Comment faire ? La nourriture !
Ce que je préfère à Tokyo est la nourriture.
J'ai interviewé un amateur de nourriture, un créateur d'anime,
qui prend des ingrédients d'animes
pour servir un plat interculturel.
Bonjour ! Je suis Sam.
Enchantée. Je suis Sam.
Bonjour ! Je m'appelle Sam.
Bonjour ! Je m'appelle Sam.
Bonjour, mon nom est LeSean Thomas.
Je suis LeSean.
Salut, LeSean Thomas.
Salut, je suis LeSean.
Salut, mon nom est LeSean Thomas.
#Bonjour
Après le crash de la bulle Internet, c'était difficile de trouver du travail.
CRÉATEUR DE CANNON BUSTERS
J'ai fait des illustrations de BD.
Être entouré d'autres artistes et de créatifs qui sont
meilleurs que moi m'inspire vraiment.
J'aime collaborer,
donc j'aime la production d'anime.
J'aime être entouré de gens talentueux,
ça me maintient.
J'ai consommé beaucoup d'animes,
enregistrés illégalement à Chinatown.
C'était une niche.
J'ai pris tout ce que j'aimais
pour créer Cannon Busters.
La musique est un mélange de jazz, de classique et de pop.
Le style de Cannon Busters est une fusion de choses que je consommais
quand j'étais enfant dans les années 90 et les années 80.
Des séries d'aventure, des jeux vidéo japonais,
Final Fantasy, Secret of Mana.
C'était l'occasion de tout combiner.
Mon personnage préféré de Cannon Busters est Sam,
acronyme de Special Associate Model.
Elle est un robot très en vue avec un caractère royal.
Elle a des tocs, elle est pure, ne voit que le bon chez les gens.
Aucun personnage de Cannon Busters n'est inspiré de moi.
Je ne me mets pas dans mon travail.
J'aime la distance avec mon public.
L'animation japonaise,
en tant qu'art, est vraiment transgenre.
Ils ont du contenu pour les tout-petits,
les jeunes garçons, jeunes filles, les adolescents, les adultes, et le porno.
Je ne me sens pas étranger,
je suis un invité.
L'anime était ma porte d'entrée vers la culture japonaise.
J'en absorbais depuis toujours,
je savais tout de Tokyo, avant même
de venir ici.
Le Japon utilise plus de papier pour imprimer des mangas
que de papier-toilette.
Ou bien les Japonais doivent manger plus de fibres...
ou bien c'est un grand nombre de mangas.
Les animes ne sont pas juste de la culture pop, ils la définissent.
Pendant l'âge d'or de l'anime,
les artistes de mangas étaient rois.
Ou plutôt empereurs.
Les rois de la création.
No comments yet. Be the first to leave one.