Jimi Hendrix: Hear My Train a Comin'
200 บรรทัดแรก
Jimi Hendrix est l'un des plus éminents musiciens américains du XXe siècle.
Il a révolutionné la guitare électrique.
Il y a eu pas mal de super guitaristes à la fin des années 60,
mais c'est de loin le plus révolutionnaire.
Parfois, j'ai du mal à me faire comprendre.
Ce n'est pas facile.
La scène, c'est tout. C'est la vie.
Il s'entendait bien avec les gens.
Il croyait même fermement
que la guitare peut nous emmener là où on n'est jamais allé.
Personne, ni dans le rock, ni dans la vie, ne lui ressemblait.
Il était incroyable.
Je ne pense pas avoir entendu de guitariste
avec autant de puissance, de sexualité et de génie
que Jimi Hendrix.
On vous considère comme le meilleur guitariste du monde...
Non.
Assurément...
L'un des meilleurs de ce studio, en tout cas.
- Le meilleur assis sur cette chaise ! - Oui.
Il était prodigieusement confiant quand il jouait.
Quand il ne jouait pas, il manquait d'assurance.
Comme beaucoup d'artistes, il n'imaginait pas ce qu'il valait.
On n'imaginait pas qu'il allait s'offrir en spectacle
jusqu'à ce qu'il soit sur scène.
Beaucoup de gens ne comprenaient pas
Jimi l'artiste, Jimi l'être humain.
Il ne voulait qu'une chose : jouer de la musique.
"Festival pop de Monterey" 18 juin 1967
The Jimi Hendrix Experience donne son premier concert aux États-Unis
25 ans plus tôt
Sa tante m'a écrit pour m'annoncer que j'avais un fils.
AL HENDRIX LE PÈRE DE JIMI
Je n'étais pas avec sa mère à ce moment-là.
Oui. J'ai raté ses premiers jours.
Le père de Jimi est rentré de service.
Jimi n'était pas ici, à Seattle.
Et il a découvert que Lucille, la mère de Jimi,
avait laissé Jimi à un ami de la famille.
Il a donc récupéré Jimi.
Il est rentré à Seattle et a rassemblé sa famille.
Lucille aimait faire la fête.
Elle avait passé du temps avec AI, puis elle l'avait lâché.
Apparemment, elle se pointait parfois au milieu de la nuit,
sous l'emprise d'alcool, entre autres, et ce n'était pas cool pour lui.
Il n'a donc jamais pu avoir de bonnes relations avec sa mère
BOB HENDRIX LE COUSIN DE JIMI
car elle n'était jamais là.
C'est AI qui l'a élevé.
Avec Jimi, on a habité
dans pas mal d'endroits autour de Seattle.
Chez ma nièce, par exemple.
Il vivait dans ma famille.
C'était normal pour nous.
Je disais : "Jimi va rester un peu ici."
Et voilà. C'était super, quoi !
Un de mes amis vendait une guitare acoustique
pour 5 S.
Jimi m'en a parlé, et j'ai été d'accord.
Il travaillait toute la nuit dessus.
Il passait tout son temps libre à jouer de la guitare.
Donc quand il a été bon, je lui ai acheté une guitare électrique.
Quand Jimi a vraiment commencé à s'intéresser à la musique,
il a écouté la collection de disques de son père
qui avait bien sûr une super collection de blues.
Il écoutait Robert Johnson, B.B. King, Howlin' Wolf, Muddy Waters,
tous ces incroyables bluesmen.
Jimi repérait ce qu'ils jouaient
et il s'entraînait pendant des heures.
On savait qu'il était doué.
Reproduire un air à la guitare juste en écoutant
sans connaître le solfège,
il fallait le faire.
On a commencé à aller chez moi après l'école,
TERRY JOHNSON UN AMI
car j'avais un piano.
Je jouais du piano. Lui, de la guitare.
Et on a commencé à penser monter un groupe.
On a monté ce groupe qu'on a appelé les Rocking Kings.
On faisait juste quelques harmonies
et on jouait des chansons entendues à la radio.
Le rock en était à ses débuts. C'était une nouvelle musique et c'était bien.
Si différent de ce qu'écoutaient nos parents
qu'on était surpris.
Il adorait Chuck Berry.
Il l'adorait pour ses cheveux et ses tenues extravagantes.
Jimi adorait ce style.
Comme on n'était pas riches,
on avait peu de vêtements,
donc on improvisait.
Alors, à ses débuts, on a pu le voir
coiffé d'un chapeau avec une plume d'autruche ou de paon.
Les gens le trouvaient bizarre,
mais il nous préparait à ce qu'il allait faire dans l'avenir.
Je me souviens qu'il a dit à son père
un jour où j'y étais :
"Papa, un jour, tu seras fier de moi.
"Je serai très célèbre. Je vais y arriver."
Aujourd'hui, ça bouge.
ARMÉE
REJOIGNEZ LES FORCES SPÉCIALES DE L'ARMÉE AMÉRICAINE
Vous ne portiez pas ceci dans les paras, si ?
Pas vraiment.
Vous étiez parachutiste ou opportuniste ?
101 e division aéroportée. Fort Campbell, Kentucky.
Ça fait partie de ce qu'ont fait de nombreux Noirs à l'époque.
S'ils ne pouvaient pas faire d'études,
ils s'engageaient dans l'armée.
ARMÉE AMÉRICAINE BIENVENUE A FORT CAMPBELL KY
Cher papa.
Voilà. J'y suis.
Dans la 101e DIVISION AÉROPORTÉE.
C'est assez rude, mais je ne regrette pas.
Pour l'instant.
Je pense que Jimi est entré dans l'armée pour échapper à Seattle.
Il avait droit à trois repas par jour.
Plus besoin de se demander où dormir le soir.
Et quand il avait un moment, que faisait-il ?
Il jouait de la guitare. Il apprenait son art.
Heureusement qu'à l'armée,
Jimi a vite rencontré un autre musicien
BOB SANTELLI HISTORIEN DE LA MUSIQUE
avec qui il est resté ami toute sa vie.
Il s'agit du bassiste Billy Cox.
Je me suis présenté comme ça et je lui ai dit que je jouais de la basse.
BILLY COX AMI
On a fait un bœuf et ça a de suite tilté.
Il restait rarement assis à ne rien faire.
Il jouait de la guitare dès que possible.
Il jouait en marchant dans la rue. Il allait au ciné avec sa guitare.
Il était en mission.
On a sauté de la tour de plus de 10 mètres
dès le troisième jour
C'était assez drôle.
Chacun son destin.
On ne pouvait pas savoir qu'il se casserait la cheville au 25e saut
et qu'il serait honorablement démobilisé pour problème médical ?
Mais c'est ce qui est arrivé. Que pouvait-il faire ?
souvent derrière les gens.
Mon cher papa
On vient de quitter Houston
et on est à Dallas.
Je joue avec Little Richard maintenant.
Je fais une tournée qui dure environ 35 jours
Il part faire le "Chitlin' Circuit"
qui n'est rien de plus
qu'une série de clubs afro-américains pour la plupart
où on peut gagner quelques sous.
Juste de quoi survivre et passer pour un musicien professionnel.
Il a fait ça avec Wilson Pickett et Little Richard.
Ça revenait à continuer ses études,
car non seulement il montait sur scène pour observer
la réaction du public face à la musique qui venait de la scène,
mais il apprenait aussi à interpréter.
Testify The Isley Brothers avec Jimi Hendrix
Personne ne lui disait quoi jouer. C'était impossible.
Il commençait à jouer, et tout le monde s'excitait,
rien qu'à entendre sa musique.
On a fait
toutes les villes du Centre-Ouest
de l'Est et du Sud. Je t'écris bientôt. Jimi.
Dans la plupart des groupes, on ne me laissait pas faire mes trucs.
Avec les Isley Brothers,
ils me laissaient faire ce que je voulais
car ils gagnaient plus de fric comme ça, je pense.
Cher papa.
Ça va à peu près ici,
dans cette grande ville miteuse de New York.
Rappelez-vous qu'il n'était pas encore "le grand Jimi Hendrix".
FAYNE PRIDGON AMIE
Il jouait encore les trucs des autres, car c'est ce que voulaient les clubs.
Il était très naïf, très drôle et vraiment très timide.
Timide comme un soupir.
À chaque fois qu'on allait à Harlem, il prenait sa guitare.
Tout le temps.
Elle ne le quittait pas.
Quand il jouait du blues, il avait toute mon attention.
Mais les gens ne voulaient pas qu'il joue du blues.
Alors, il devait jouer des trucs du top 40.
Ils ne faisaient rien pour aller plus loin.
Mais Jimi, c'était autre chose.
Souvent, la nuit, je devais lutter pour garder les yeux ouverts et l'écouter...
Il voulait faire des vibratos comme Elmore James.
Il voulait chanter comme Howlin' Wolf.
Il voulait ressembler à tout le monde.
Il voulait faire du blues et il voulait faire ses trucs spéciaux.
Quand il nous a rejoints, il a été plus libre pour faire ce qu'il voulait.
Il n'était pas seulement guitariste, mais aussi comédien.
Tout le club voulait le connaître,
savoir comment il s'appelait et où il jouerait ensuite.
Il était si incroyable et si différent de tous les autres.
On ne savait même pas son nom, rien du tout.
ELLEN MCILWAINE MUSICIENNE
Mais impossible de l'oublier quand on l'a vu et on l'appelait Dylan Black,
car il se coiffait
pratiquement comme Bob Dylan.
En 66, je sortais avec Keith Richards, des Stones.
LINDA KEITH AMIE
Un soir, Keith était en tournée, et moi, avec une bande de copains.
On a fini dans un club de New York.
No comments yet. Be the first to leave one.