The Saint of Second Chances

The Saint of Second Chances

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The Saint of Second Chances 2023 1080p WEB h264-EDITH
The Saint of Second Chances 2023 720p WEB h264-EDITH
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France / Mélanie Da Silva

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เผยแพร่เมื่อ: 2023-09-19
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200 บรรทัดแรก

Quand j'avais huit ans et demi, je suis allé à Comiskey Park.

Je tenais la main de mon père.

Quelqu'un m'a dit que mon père dirigeait les White Sox de Chicago.

Je trouvais ça tellement cool

qu'il ait un terrain de jeu où des mecs jouaient au baseball.

Mais je me souviens surtout lui avoir tenu la main.

Voici l'histoire vraie d'une famille d'arrivistes dans le baseball,

de leurs relations père-fils, mais aussi père-fille.

Des choses compliquées, quoi.

On va beaucoup parler du tristement célèbre Bill Veeck.

Mais le vrai héros de notre histoire, c'est son fils, Mike,

qui s'est efforcé d'être un bon fils

et qui est accidentellement devenu un père génial.

On commence par quoi ?

C'est une histoire bizarre.

Commençons par le pire.

La Floride dans les années 80.

Mike Veeck avait perdu tout ce qui comptait pour lui.

Il fut un temps où le nom Veeck avait un certain poids.

Son père Bill était le propriétaire d'une jambe artificielle

et de plusieurs équipes, dont les White Sox de Chicago.

Il avait l'audace de croire

que le baseball ne se limitait pas à la victoire, la défaite ou l'argent,

que ça allait plus loin que ça.

Nous n'avons jamais vendu un match

comme la meilleure façon de passer l'après-midi ou la soirée.

Bill était plus qu'un simple propriétaire.

Il a changé le baseball.

Et Mike, en essayant de faire ses preuves,

a connu un échec explosif.

Le disco, ça craint !

Le disco, ça craint !

Bill avait un adage : À l'issue des neuf manches,

il y aura un gagnant et un perdant.

À l'issue de la journée, on aura déjà oublié le score.

LE BASEBALL, C'EST SACRÉ !

Revenons à vos débuts.

À quel point essayiez-vous de fuir l'ombre de votre père ?

À quel point ?

Je ne sais pas. Peut-être à 140 %.

Je veux dire…

Je ne voulais pas être associé…

à sa légende qui était déjà entrée dans l'histoire.

Et ce n'est pas que je n'admirais pas ou n'aimais pas mon père.

Je voulais simplement fuir cette comparaison constante.

Je n'avais aucune chance de gagner.

On est en 1975, et le baseball, c'est pour les perdants.

Mike échappait par tous les moyens à l'ombre de Bill.

De temps en temps,

il venait nous voir jouer.

Que diriez-vous de jouer votre père dans ce film ?

Hors de question qu'on m'ampute la jambe !

Quand il disait "Allons déjeuner",

c'était un euphémisme chez nous pour "Allons boire de la bière."

On avait beaucoup bu.

Et onze heures plus tard,

il me lâche : "Je vais à Chicago pour acheter les White Sox.

"Et j'aimerais que tu viennes." J'étais sidéré.

Vraiment stupéfait.

Je le voyais venir,

en face de moi, entre deux bières,

avec ses belles paroles.

… je ne sais pas.

Un véritable joueur de pipeau.

Il m'a dit : "Ça pourrait être le dernier tour de piste."

Il n'a pas caché qu'on allait être sous-financés.

Qu'il n'y avait pas assez d'argent.

On était seuls contre tous.

On voulait attirer l'attention des gens.

C'était une croisade.

On était dans le camp des gentils.

Santé.

Et je lui ai dit : "Tu sais…"

On se connaît à peine.

Il a dit : "Ce serait peut-être l'occasion de faire connaissance."

Avec ça, j'avais mordu à l'hameçon.

Maintenant, au lieu de fuir l'ombre de son père,

Mike courait vers elle.

Il ne se doutait pas de ce qui l'attendait.

LE FILS DU PATRON

Comment s'est passé le premier jour ?

C'était horrible. Vous imaginiez quoi ?

Le monde n'avait que faire d'un autre fils à papa.

On pouvait presque voir les gens lever les yeux au ciel.

"Je ne m'attendais pas à ce que Bill Veeck

"emploie un de ses enfants."

Mais je ne rechignais pas à la tâche.

C'était mon plan.

Je voulais être plus efficace que tout le monde.

S'ils bossaient 16 heures,

j'allais rester 17 heures et gagner leur respect.

Et je pense qu'il se disait :

"S'il échoue parce qu'il n'est pas très intelligent, c'est pas grave."

C'était aussi un test pour voir

si j'avais les épaules pour ça.

Et j'étais terrifié.

Les voilà. Bonjour, les Veeck. Faisons le tour de la famille.

- Tu t'appelles ? - Michael Veeck.

- Tu as quel âge ? - Onze ans.

Onze ans.

On vivait dans cette vieille maison.

On était neuf enfants.

En grandissant,

on faisait des exercices d'incendie.

Mon rôle était de récupérer la boîte à idées.

La boîte à idées était remplie de tous les gags

auxquels maman, papa ou les visiteurs avaient pensé.

On utilisait les serviettes à cocktail et les pochettes d'allumettes

comme des fiches.

IDÉES

Si la maison était en feu,

on ne sauvait pas les tableaux.

C'était une belle leçon.

Et je ne l'ai jamais oubliée.

Bill, vous alliez le baseball à votre sens du spectacle. Pourquoi ?

J'ai une théorie que beaucoup de gestionnaires de clubs

trouvent ridicule : le baseball devrait être amusant.

En décembre 1975, Bill avait quémandé et emprunté assez d'argent

pour acheter les White Sox de Chicago.

Mais n'oubliez pas : c'était une idée folle.

Il avait quitté le milieu depuis plus de dix ans.

Les choses avaient changé.

Bill n'était pas riche.

C'était le dernier arriviste de son genre dans le baseball.

On faisait tout pour les acquérir depuis un moment,

et on a parfois eu l'impression qu'on n'y arriverait pas.

Alors, pardonnez-moi

de ne pas avoir préparé un beau discours.

C'était le retour du sauveur.

2E MANCHE, 1E MOITIÉ

Et Chicago devait être sauvée.

Les usines du South Side étaient à l'abandon

et le stade était en piètre état. Il y avait peu d'espoir.

- Bill ! Ça va ? - Salut. Très bien, merci.

Super !

Les gens se réjouissaient dans la rue.

À Chicago ?

Tout le monde adorait Bill Veeck.

C'était le meilleur.

Il était dans l'annuaire.

Il fréquentait les mêmes bars qu'eux.

Il utilisait les taxis comme source d'études marketing.

Les gens me disent encore : "J'étais fan des Sox à cause du propriétaire."

Aux yeux des gens, il était l'un d'eux.

Chicago était la deuxième plus grande ville,

et les White Sox avaient toujours été leur deuxième équipe.

C'étaient des outsiders pugnaces face aux Cubs.

On savait qu'on n'était pas un très bon club.

On ne s'attendait pas à être en tête de division ou à gagner un fanion.

Mais Bill avait un plan :

faire venir les gens pour faire bouger les choses.

C'est un super stade de baseball.

Bill n'avait pas de bureau.

Il dirigeait l'équipe depuis un petit bar au cœur de Comiskey.

La presse et les équipes visiteuses étaient les bienvenues.

C'était la Salle du barde.

Entrer dans la Salle du barde,

c'était voir les cartes de baseball prendre vie.

Je devais maintenant réfléchir à un moyen d'obtenir ma place à cette table.

Bill, vous vous y connaissez en baseball ?

Oui, assez bien.

J'ai vu plus de matchs que n'importe qui.

C'est un euphémisme.

Bill a tout vu.

Son père dirigeait les Cubs.

Quand il était coursier comme Mike, il a planté le célèbre lierre à Wrigley.

Quand il possédait les Indians, il a intégré Larry Doby

et Satchel Paige à la Ligue américaine.

Mais d'après une légende que l'on connaît moins,

des années avant Jackie Robinson,

il a voulu acheter les Phillies

et remplacer tous les joueurs blancs par des joueurs noirs.

Mais ça n'a jamais abouti.

Tous les divertissements des matchs de baseball d'aujourd'hui,

les feux d'artifice, les cadeaux, les promos : Bill a tout inventé.

Il a aussi fait venir Eddie Gaedel pour être frappeur suppléant.

C'était un nain. C'est une autre histoire.

Donc oui, Bill s'y connaît en baseball.

Ce que vous créez est un principe dans lequel la cupidité règne en maître.

Après chaque match à domicile, j'allais le voir.

- Il aimait pimenter les conversations. - Maintenant…

Une fois la conversation animée, il observait avec un grand sourire.

J'ai appris en le regardant.

J'étais muet. Je servais les bières. J'allais chercher des choses.

C'était une croisade.

Et je menais aussi la mienne.

Mike voulait faire marcher les affaires de son père.

Et on savait que si cette relation avec les White Sox cessait,

lui et son père ne travailleraient peut-être plus jamais ensemble.

Et Bill Veeck était une cible. Les autres propriétaires

et les puristes du baseball voulaient le voir échouer.

Bill allait devoir tout mettre en œuvre pour se maintenir à flot.

IDÉES

Formez une seule file d'attente s'il vous plaît !

On va jouer cette chanson pour Bill Veeck. C'est parti.

En 1977, il nous fallait un miracle.

La vie est belle. C'est l'inauguration, aujourd'hui !

Allez, les White Sox !

Que vendiez-vous aux fans ?

C'était très simple.

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