200 บรรทัดแรก
Mes compliments, madame. Bonjour, monsieur. Heureux que vous soyez là.
Monsieur Royer va vous montrer les objets. Je vous laisse un moment avec lui.
Je vais vous montrer les bijoux.
Voulez-vous me les donner ?
Celui-ci est parfait.
Je vais en faire défiler quelques-uns, vous pourrez choisir.
Charmant, n'est-ce pas ? Je prends aussi celui-ci.
Et voici le fameux collier avec les diamants.
Je prends aussi celui-ci.
Mettez-les dans un coffret pour Lord Shelton.
Combien ça coûte ?
Cinq millions cinq cent mille. Nouveaux francs, évidemment.
Je vous les fais livrer ? - Non, je les prends avec moi.
Je vous remercie.
Au revoir.
C'était un plaisir de faire affaire. - Lord Shelton était de bonne humeur.
Directeur. - Que se passe-t-il ?
Fantômas.
La police veille. Rassurez-vous, les jours de Fantômas sont comptés.
Prenez cela de la part du commissaire Juve. Ne vous inquiétez pas.
Fantômas n'est pas si spécial. Il est comme vous et moi.
Il a commis des crimes...
mais la circulation fait beaucoup plus de victimes que lui.
Il a fait exploser des avions et dérailler des trains...
mais les bandits de la route sont bien plus dangereux. On l'aura.
Tu ferais bien d'avoir peur, Fantômas.
Tu as cent visages, mais une seule tête.
Et bientôt, elle tombera. Je te capturerai.
Rira bien qui rira le dernier.
Faites-moi confiance, il n'y a aucune raison de s'inquiéter.
Merci, commissaire.
C'était le commissaire Juve.
Il est venu à notre studio pour vous dire que la police veille.
C'est tout pour le moment.
Maintenant, la police exagère. - Ils ne nous prennent pas au sérieux.
Écoutez. C'est en première page.
Votre journal a du cran. Écoutez ça.
"Vive Fantômas. Fantômas, tu n'existes pas."
C'est un bon titre, non ? - Arrête.
Que sais-tu à ce sujet ?
"Au bal des subordonnés tu es le bouffon..."
Qui guide le commun dans la danse.
N'est-ce pas un peu prétentieux ? - Concentre-toi sur tes photos.
Ça peut être encore mieux.
"La police veille. Non, commissaire Juve, la police nous endort.
Vous avez inventé ces cent visages pour sauver le vôtre.
Et encore plus :
La pénurie de logements : Fantômas. La viande chère : Fantômas."
Il fallait inclure quelque chose de "social".
"Taxes, abus de fonction : Fantômas."
"Le méchant, l'insaisissable, l'introuvable, le coupable :
Fantômas."
Qu'en penses-tu, chéri ? - Tu veux mon avis ? Je trouve ça idiot.
Et ensuite, ils disent que l'amour rend aveugle.
Quelqu'un rira fort.
Qui ? - Fantômas.
Si seulement il existait et que tu le rencontrais.
Penses-tu qu'il me ferait peur ? C'est sûrement un homme fascinant.
Parfois je me demande ce que je trouvais fascinant en toi.
Cela n'empêche pas que c'est un mauvais article. Utilise ton imagination.
Si Fantômas n'existe pas, tu dois l'inventer.
Donne-moi un baiser, chéri.
Tu m'as donné une idée brillante. Viens avec moi.
Où allons-nous ? - Chez Fantômas.
Es-tu prêt ? Attention.
Ne bouge pas. Encore un.
C'est parfait.
Le monstre m'a tout raconté.
Aujourd'hui dans "Le Point du Jour" : Une interview avec Fantômas.
Le monde entre les mains d'un fou. Interview avec Fantômas.
"Bientôt, je régnerai sur le monde. L'humanité est à ma merci."
"Bientôt, je posséderai l'arme ultime."
L'arme ultime. Bêtises. Une armée a besoin d'infanterie pour ça.
Il est temps, Excellence.
Ce sera une conférence de presse.
"Si je veux, je fais exploser le globe. Et ce stupide Juve n'y peut rien."
"Peut-être que demain aura lieu le grand feu d'artifice."
Ce sera un spectacle grandiose.
Et vous serez tous au premier rang.
La fin approche. Oubliez votre salaire mensuel.
"Si vous devez mourir, alors mourrez en beauté."
Sensationnel, magnifique. Je m'attendais à ça de vous : une idée géniale.
Cela me rappelle ma jeunesse, quand j'avais des idées.
C'est du pur gaspillage de temps. - Gaspillage de temps ?
C'est évidemment des bêtises. - Pas du tout.
Je ne suis pas abonné. Avoue-le. - Je ne dis rien sans mon avocat.
Tu pourrais avoir besoin d'un bon avocat. "Ne pas déranger."
C'est une honte.
Et écouter aux portes, ce n'est pas une honte ?
Tu vas trop loin. Tout est permis si ça augmente les ventes.
Le sang se vend. Sans meurtres, vous perdriez du soutien.
Mais après vous. Notre métier ne se limite pas au reportage criminel.
Terroriser le public, vous appelez ça un métier ?
Je vais montrer que cet article... Cette poubelle est pleine de mensonges.
Ça fera du bruit, je vous le dis.
Riez. Attention.
Merci. - De rien.
Première page, quatre colonnes. Bon pour la diffusion.
Messieurs, je vais vous dire ce que j'ai décidé.
Pendant le repos forcé, j'ai eu le temps de réfléchir sérieusement au dossier.
Ma conclusion est la suivante :
Il y a eu une explosion. Pas d'explosion sans explosifs.
Fantomas a fait sauter le journal.
Il y a un lien entre Fantomas et notre... ami le journaliste.
Logique. - Réfléchis avec moi.
En surveillant ce journaliste, nous arrivons à...
Fantomas. Mon Dieu.
À très bientôt.
Ces idiots. Malins, hein.
Qu'est-ce que c'est ? Viens avec moi, toi.
Lâchez-moi, imbéciles. - On va t'apprendre les bonnes manières.
Vous gâchez mon plan. - Dis-le au commissariat.
Mais je suis le commissaire. - Et moi le président.
Tu dois dormir ton ivresse. - Une nuit chez nous ne fait pas de mal.
Attention, dans quelques instants Fantomas viendra te chercher.
Laisse-moi tranquille. Garde ton imagination pour tes articles.
Oui, c'est moi, Fantomas.
Tu ne connaîtras jamais mon vrai visage.
Sous ce masque, il reste caché à tous.
Tu as écrit un article sur moi me ridiculisant.
Tu m'as fait passer pour un imbécile.
Lâchez-le.
Assieds-toi.
Tu pensais pouvoir te moquer de moi impunément.
J'ai une excuse. Je ne croyais pas que vous existiez.
Je pensais l'avoir prouvé.
Dans une interview complètement inventée, tu m'as dépeint comme un imbécile.
Comme un sinistre et sombre fou.
Alors que je suis gai par nature.
Je tue, certes, mais toujours avec le sourire.
Des crimes contre l'humanité...
L'humanité... Quel magnifique spectacle de marionnettes.
Impossible de s'ennuyer.
Vous avez le sens de l'humour. Humour noir, le plus rare.
Humour caché derrière un masque. Excusez-moi.
Garde ces blagues pour toi.
Tu m'as ridiculisé...
mais tu as aussi montré qu'un grand homme ne commence rien sans la presse.
Donc tu publies un nouvel article sur moi à la une.
Tu admets que c'était de la tromperie.
Et si cette fois tu n'écris pas de louanges sur moi...
les pires tourments t'attendent.
Tu as deux jours.
Deux jours, c'est peu. - Je l'ai dit.
Comment nous reverrons-nous ?
Je voudrais fixer un prochain rendez-vous.
Tu n'as rien à craindre, tant que tu m'obéis.
Désormais, tu tiens ta vie entre tes mains.
Et souviens-toi : Dorénavant, tu es sous mon commandement.
Chéri, tu m'entends ? Ouvre.
Tu es malade, mon amour ?
Ouvre.
J'étais si inquiet. Que s'est-il passé ? - Je ne me suis pas réveillé.
J'avais peur qu'il t'arrive quelque chose. J'ai appelé, mais tu n'as pas répondu.
Je dormais.
Qu'y a-t-il ?
Tu ne croirais pas, j'ai eu un cauchemar. Imagine...
Une nuit au bureau. Moi. Bien que la presse ne le sache pas.
Si tu avais eu tes papiers...
Bien remarqué. Tu iras loin.
Je n'avais pas mon blazer. Je dois penser à tout.
Commissaire ? Que la police vous a donné du fil à retordre...
Quel cauchemar. - Ce type n'a pas été facile.
Ton imagination te joue des tours.
Tu me fais mal. - Tu as une bosse. Énorme.
En effet. Juste à l'endroit où j'ai été frappé.
Qu'est-ce que c'est ?
Ce n'était pas un rêve. C'était Fantomas.
Qui est là ? - Fantomas.
N'ouvre pas. S'il te plaît. J'appelle la police.
La ligne est coupée.
Ouvre. - Ne le fais pas.
Tu m'avais donné deux jours.
Vraiment ? Police. Commissaire Juve. Ouvre.
Bravo. Je suis tombé dans le piège. - Mais pas moi. Messieurs...
Es-tu devenu fou ? - Fais attention à tes mots.
Je t'arrête au nom de la loi.
Tu n'y crois pas. - Je suis un homme sérieux.
Donc Fantomas t'a donné deux jours. Mais pour quoi et pourquoi ?
Monsieur a des contacts avec Fantomas.
Vous n'avez pas porté plainte. C'est de la complicité.
J'ai tout compris.
Qu'est-ce que c'est ? - Je veux bien l'expliquer.
Laisse tomber. Le “Francs” de Fantomas. C'est évidemment une coïncidence.
Nous allons t'interroger à fond. Emmenez-le.
C'est scandaleux. - Ne rends pas la situation pire pour lui.
Quel délicieux pâté.
Tu peux manger et boire après avoir avoué.
Deux jours de jeûne ne tuent pas. C'est même bon pour la santé.
Allez. Parle.
Tu me poses les mêmes questions depuis deux jours. J'ai tout raconté.
Je ne tiens plus.
Le vin blanc est mauvais pour les nerfs. - Ça suffit maintenant.
Ton article était inventé, c'est vrai ? - Exact.
Et maintenant tout le monde pense que c'était vrai.
C'est vrai aussi.
Qu'est-ce qui est vrai ? Que tout le monde y croit ?
Non, que c'était inventé.
Si c'était un mensonge, pourquoi Fantomas t'a-t-il kidnappé alors ?
Précisément parce que c'était un mensonge. - Tu mens, tu mens. Il ment.
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