I Sent a Letter to My Love

I Sent a Letter to My Love (Chère inconnue)

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Chere inconnue 1980 FRENCH dTV 25 000 FPS
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เผยแพร่เมื่อ: 2020-02-11
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ตัวอย่างคำบรรยาย French

200 บรรทัดแรก

Ah, ce que c'est beau !

C'est pas croyable.

Viens !

Le goûter est prêt !

C'est du Pontivy, ça ! Je le sens d'ici.

Louise, tu me gâtes. Tu es gentille.

J'avais envie de Pontivy. C'est tout.

Je croyais qu'on mangerait une tartine à la confiture.

Je t'ai jamais empêché de manger quoi que ce soit,

avec ou sans confiture.

- Non, ça jamais. - Bon.

Alors, cesse de faire l'enfant.

Et mange proprement, si tu peux.

Tu mets jamais de colorants, dans tes gâteaux ?

Ils vont tous nous faire crever avec leurs produits chimiques.

- Fais attention à tes miettes. - "Fais attention à tes miettes".

Tu sais ce qui me ferait plaisir ?

Mais tu m'écoutes, des fois ? Tu sais ce qui me ferait plaisir ?

Quoi ? Qu'est-ce qui te ferait plaisir ?

- Qu'on aille se promener. - Maintenant ?

Maintenant. Jusqu'à la falaise, par exemple.

La falaise ?

Dis-moi, la falaise, ça fait trois kilomètres !

On voit que c'est pas toi qui te pousses.

Y a des années que je suis pas allé à la falaise.

Justement, ça peut attendre encore un petit peu.

Non, non, non ! J'en ai envie maintenant.

Regarde-moi ça... Écoute...

Je vais quand même pas te mettre une bavette, à ton âge !

Tu peux pas faire attention ?

Je passe ma vie à nettoyer derrière toi !

Si tu crois que je le fais exprès...

J'aimerais mieux.

Tu aimerais mieux que je le fasse exprès ?

Oui, j'aimerais mieux que tu le fasses exprès,

je pourrais comprendre pourquoi tu me tapes autant sur les nerfs.

Je te tape sur les nerfs, moi ?

Oui, toi.

Tu t'en es jamais aperçu ?

Je préfère pas.

J'ai pas le choix, tu sais. Vraiment, si je pouvais sortir seul,

je me passerais de tes services.

Avance-moi encore un peu, Loulou, s'il te plaît.

Non, ça suffit comme ça. Elle a le vertige, Loulou !

Allez ! Pour me faire plaisir !

Je ferai pas un millimètre de plus.

Je vais quand même pas dégringoler pour te faire plaisir.

Plaisir d'amour Ne dure qu'un moment

- Chagrin d'amour... - Arrête !

Arrête ou je te laisse là tout seul.

Tu te souviens, on a pique-niqué une fois, là-bas, sur la crique.

Non, je me souviens pas.

Mais si ! Y avait Maman, Papa, et Oncle Michel.

Souviens-toi.

Si ça te fait plaisir, je me souviens.

J'avais encore mes jambes, et j'étais blond comme les blés.

T'étais jalouse de mes cheveux. Maman passait son temps...

C'est un accident, Monsieur l'Inspecteur.

Je vous le jure.

Nous regardions la mer, et il chantait Plaisir d'Amour.

Il m'a dit : "Plus près, plus près, encore plus près".

Seulement, moi, j'ai le vertige, vous comprenez ?

Alors le fauteuil a roulé. Il s'est écrasé.

Et mon frère s'est disloqué sur les rochers,

comme un pantin.

Papa avait sérieusement picolé.

Pauvre papa.

Pauvre de lui.

Cher disparu.

Allez, on va rentrer maintenant.

Tu sais, bientôt, je la verrai plus, la mer.

Tu me crois pas ?

C'est quoi, cette histoire de plus voir la mer ?

- Brincard te trouvait très bien. - J'aime pas Brincard.

- Mais c'est vrai que je vais mieux. - Si tu vas mieux, tout va bien.

C'est quand je vais mieux que j'ai peur d'aller plus mal.

Bientôt, je verrai plus la mer. Et la mer me reverra plus non plus.

Qu'est-ce qu'ils disent dans le journal ?

Un hold-up à Brest.

Trois gangsters avec des passe-montagnes.

Ils ont pris beaucoup ?

Ouais, 300 000.

Nous, on ferait quoi avec 300 000 ? Nouveaux francs, bien sûr.

300 000, ça fait...

- Ça fait 30 millions. - Oui.

Moi, avec 30 millions,

je t'emmène en croisière.

Comme ça, tu verras la mer tout le temps.

Mais la mer te verra tout le temps, aussi.

- On irait où ? - On irait en Amérique,

aux Caraïbes.

Et à Bornéo.

Non. Moi, j'aime mieux la Suède.

Écoute, avec 30 millions, on fait le tour du monde, et puis c'est tout.

T'imagines, le tour du monde ?

Je m'installe sur une chaise longue, j'allonge mes jambes,

d'abord la gauche, et puis la droite,

le sang va dans mes guiboles,

mes genoux deviennent souples,

mes orteils commencent à bouger, alors, je me lève, et puis je marche.

Y aura des femmes ?

Bien sûr, y aura des femmes.

Il y aura deux infirmières suédoises

pour s'occuper de toi,

pendant que j'irai danser...

avec le commandant de bord.

Mégots.

Les chaussettes.

Presse.

La porte !

Je ne suis pas sourde !

C'est Yvette !

Je sais.

Mon pain va être froid !

Il fait frisquet, tu peux pas savoir.

Eh oui. C'est l'hiver.

Ça sent le bon pain frais, ici !

Il parle comme un ogre.

J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi impatient que ton frère.

Je t'admire, tu sais.

Un père casse le bras de son fils, âgé de 8 mois,

parce qu'il l'empêchait de dormir.

Qui a osé lui casser le bras ? C'est son papa chéri.

Oh, zut !

- Bonjour, Yvette. - Attends au moins que je le coupe !

Je t'avais pourtant demandé de surveiller le café.

C'est pas très difficile de tourner le bouton du gaz.

T'es pas infirme des doigts, à ce que je sache.

- Louise ! - Quoi, "Louise" ?

Tu es cruelle.

Il m'est impossible de surveiller le café en lisant mon journal.

Moi, il m'est impossible de préparer le petit déjeuner

en faisant l'ordre dans ta chambre qui est une vraie porcherie !

Tu exagères, vraiment.

C'est propre comme un sou neuf, chez toi. On mangerait par terre.

Ah non.

Non, puisque tu t'essuies jamais les pieds en rentrant.

Maintenant, si ça te dit, tiens, mange par terre.

Louise, je disais ça comme ça. Je voulais pas te faire de la peine.

Tu m'as pas fait de la peine.

Souvent, quand on est en colère, c'est qu'on a de la peine.

Alors là, Yvette, c'est finement observé. Bravo.

C'est bon. Non, c'est bon.

Quoi ?

Vous vous moquez de moi, tous les deux.

C'est pas très gentil.

Mais non.

Devine qui j'ai rencontré hier.

Louise.

Louise Jacquot.

La jolie rousse aux yeux verts, qui était dans les grandes

avec toi, à l'école.

Elle s'appelait aussi Louise, comme toi.

Je me rappelle pas.

Mais si, rappelle-toi, tu la détestais.

J'ai jamais compris. Elle était gentille, avec ses couettes.

Toi, tu lui tirais tout le temps les cheveux.

C'est parce qu'elle avait des plus gros nichons qu'elle.

- T'es bête. - Mais si ! Ils étaient énormes.

Comme des melons. Ou plutôt comme des potirons.

Des gros nichons, quoi. On avait envie de mordre dedans.

- Tu vas choquer la petite. - C'est vrai. Respectons l'innocence.

Oh, ça n'a rien à voir.

C'est pas compliqué d'appeler les choses par leur nom.

Pour moi, des seins, c'est pas des nichons.

Et cela dit, je connais la vie, je suis pas complètement gourde.

On n'a jamais dit ça.

On l'a même jamais pensé.

- Tu as fini avec ton journal ? - Oui.

Moi, j'aime mieux les journaux que la télévision.

Parce que la télé, ça abrutit. Ça a été prouvé scientifiquement.

Et toi, Louise, tu devrais lire davantage.

Oh mais je lis, je lis... Je lis les petites annonces.

"Les petites annonces" ? Lesquelles ?

Toutes ! Elles m'amusent.

Alors... "Veuf, soixantaine, bon pied, bon œil,

"aimant musique et chapelles romanes

"désire rencontrer dame, goûts en rapport."

Moi, je trouve ça dégoûtant. On dirait un marché aux bestiaux.

On va faire quoi aujourd'hui, mes petites chattes ?

Toi, tu vas regagner ta chambre,

et toi, ta boulangerie.

Et moi, je vais faire ma vaisselle.

Je peux te dire quelque chose ? Tu ne te fâcheras pas ?

Parle si tu as quelque chose à dire.

Eh bien, je crois...

Enfin, j'ai l'impression...

Tu as l'impression ou tu crois ?

J'ai l'impression que tu es de plus en plus injuste,

non, dure, avec ce pauvre Gilles.

Avec ton frère, je veux dire.

Mon frère et Gilles, c'est la même chose.

Remarque, je te comprends.

T'as sacrifié ta vie pour t'occuper de lui. C'est sublime.

Mais quand même, il est si gentil,

se plaignant jamais de rien, pas exigeant.

Il a toujours le sourire.

Je serais heureuse de m'occuper d'un frère comme le tien.

Ben oui, tu serais heureuse de gérer un frère comme le mien.

Ça te ferait un homme dans ta maison.

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