İlk 200 satır.
De nombreux aspects de ce film sont basés sur la violence coloniale et les traumatismes
que de nombreux Autochtones ont vécus, y compris le retrait d'enfants.
Certaines scènes pourraient perturber ou provoquer des réactions à l'auditoire.
Nous honorons votre expérience.
INSPIRÉ DE FAITS RÉELS
TURTLE CROSSING, MANITOBA, ANNÉES 1800
Avez-vous faim ?
J'ai dit : avez-vous faim ?
C'est votre jour de chance.
Les provisions sont arrivées. Allez, venez !
Ne traînez pas ! Plus vite que ça !
Continuez ! Vous y êtes presque !
Excellent. Allez, venez !
Approchez !
Et voilà !
Très bien. Encore quelques pas !
Excellent. Approchez !
Allez, un petit effort, ça y est !
Allez ! Très bien !
Approchez !
Allez, venez !
Approchez ! Hum...
Très bien. Nous avons...
de la farine, de la viande fraîche,
des légumes, et des fruits.
Hum ? Allez, allez, venez. Allez !
Très bien, jeune homme. Approche, viens plus près.
Excellent, te voilà.
Et poisson d'avril !
Poisson d'avril !
Il n'y a rien.
C'est un poisson d'avril !
Monsieur Quinn, ça suffit.
C'est une foutue blague !
C'est une blague !
Comment on dit « blague » en cri ?
Hein ?
Ah, c'est ça, tire-toi.
Et vous aussi, tirez-vous !
Allez, foutez le camp ! Hors de ma vue, allez.
Hum ? Disparaissez !
Quelle bande de foutus bons à rien.
J'ai dit : avez-vous faim ?
Eh bien, si vous avez faim, allez à la réserve
qu'on vous a offerte, sales parasites ingrats !
Et vous irez...
maintenant, sinon...
...je le jure devant Dieu...
L'OMBRE DES CORBEAUX
C'est l'heure de manger.
Viens m'aider, Aline.
Comment ça s'est passé ?
Aline en a attrapé un.
Tye est un bon assistant.
Ce sera un excellent chasseur un jour.
Quant à Persévérance...
Persévérance voulait en faire des animaux de compagnie.
Ah, ah !
Je ne les mangerai jamais.
Ah !
Hum...
Créateur,
nous te remercions
pour le moment présent et pour l'éternité.
Créateur, nous te remercions
pour tout.
Ça sent bon, maman.
Ah...
C'est pour toi, Aline.
Est-ce que tu es prête pour demain ?
Hé !
Oui, maman ?
Viens ici !
Cette danse est réservée aux hommes !
Tu es magnifique.
Je suis fier de vous. Vous êtes mon coeur.
: Aline...
Aline ?
D'habitude, tu souris quand tu joues.
Je suis là, maintenant.
Il faut s'habiller.
On va être en retard à notre propre mariage.
- Je pourrais rester ici pour toujours.
Hum...
Moi aussi.
Mais la vie a d'autres projets pour nous.
Dépêche-toi !
HÔTEL DE VILLE DE MONTRÉAL, 1942
Ah... Oh...
Tu veux reculer ?
Non, c'est juste...
c'est mon lacet.
Ah !
Allez, donne.
Tu es doué !
Ne t'y fais pas trop !
C'est vraiment ce que tu veux ?
- C'est ce que je veux depuis que je t'ai rencontrée.
D'accord.
- Vous avez la bague ? - Hum-hum.
- Acceptez-vous cette femme comme votre épouse légitime ?
Oui, je le veux.
- Acceptez-vous cet homme comme votre époux légitime ?
Oui, je le veux.
Je vous déclare mari et femme.
Vous pouvez embrasser la mariée.
: C'est un grand jour. Tu te maries et tu pars à la guerre.
Merci de vous être déplacés pour être avec nous. C'est vraiment apprécié.
Hé.
C'était bon de te voir. Je vais tout raconter à papa et maman.
Fais attention à toi. Je suis sérieux.
: Merci d'être venus.
Au revoir, Aline.
Est-ce que ça va ?
: Oui, oui.
J'avais pas vu mon frère depuis longtemps.
Il a toujours eu plus de chance que moi.
Mais c'est pas lui qui t'a épousée.
Et ça fait de moi l'homme le plus chanceux du monde.
- Je veux que tu sois... - ...prudent.
Je crois que ce sera une guerre prudente.
Arrête ça.
Je serai prudent.
J'ai une femme, maintenant.
Je serai prudent.
Je t'aime.
: Dis-le.
: Je t'aime.
: Il n'y a pas de mots d'adieu dans ma langue.
: On se reverra bientôt.
- Il n'y a pas non plus de mots d'adieu dans ma langue.
: À plus tard.
PENSIONNAT AUTOCHTONE, 1932
Monsieur Miller.
Soeur Ruth.
Bon après-midi.
C'est l'heure de la leçon de piano d'Aline.
Il est 15 h.
Je sais comment lire l'heure.
Oui, ma soeur.
- Nous avons énormément de travail, monsieur Miller.
Bon nombre de nos enfants sont malades.
Il faut donc s'atteler à la tâche et redoubler d'efforts.
Je sais que vous comprenez.
Pardonnez-moi, mais...
...je ne sais pas si le père Jacobs serait...
du même avis, ma soeur.
Il souhaite qu'Aline joue lors d'une soirée
la semaine prochaine.
Elle doit donc se préparer
et répéter le morceau qu'il a choisi.
Il est dans son bureau, si vous voulez lui en parler.
- Non, ce ne sera pas nécessaire.
Amuse-toi bien, Aline.
Tu reprendras tes tâches plus tard.
Ce n'est pas tout le monde qui a droit à des privilèges.
Gardez le rang bien droit.
Baissez les yeux.
Ne traînez pas.
Gardez le rang bien droit.
- Nous avons eu une demande du père Jacobs.
Et c'est un morceau assez complexe, mais...
je crois que tu seras à la hauteur.
Oui, monsieur Miller.
- Je te l'ai dit, tu peux m'appeler Thomas.
D'accord.
- J'aimerais que tu fermes les yeux, s'il te plaît.
À présent, je vais prendre ta main.
Et je vais la placer sur la mienne.
Comme ceci.
Maintenant, trouve ma main gauche.
Je veux que tu écoutes les notes à mesure que je les joue.
Et laisse tes mains sur les miennes.
C'est parti.
Qu'est-ce que tu ressens ?
Je me sens...
libre.
- Nous avons en commun l'amour de la musique.
Je le vois quand je te regarde.
Tu peux te sentir libre...
dans cette pièce, Aline.
Tu peux être libre avec moi.
CENTRE D'ENTRAÎNEMENT DES FORCES ARMÉES CANADIENNES, QUÉBEC, 1942
: Garde à vous !
Repos.
Vous.
Je suis le major Stevens.
- Aline. - Spears. Je sais.
Vous serez bientôt diplômée.
Oui, monsieur.
Toutes mes félicitations.
Et pour votre mariage aussi.
Est-il outre-mer ?
- Oui, il a été déployé tout de suite après le mariage.
- Savez-vous où votre mari est basé ?
Il est à Londres.
Et c'est de là qu'il recevra ses prochaines instructions.
Nous vous enverrons à Londres,
dès que vous aurez votre diplôme.
- J'avais cru comprendre que les opérateurs de code Morse
No comments yet. Be the first to leave one.