İlk 200 satır.
TAMPA, FLORIDE
BILOXI, MISSISSIPPI
BÂTON-ROUGE, LOUISIANE
PENSACOLA, FLORIDE
HOOVER, ALABAMA
AUGUSTA, GÉORGIE
JACKSONVILLE, FLORIDE
FORT MYERS, FLORIDE
ORLANDO, FLORIDE
Mesdames et messieurs,
faites du bruit pour Anjelah Johnson !
UN SPÉCIAL HUMORISTIQUE DE NETFLIX
Bonsoir.
Trop cool. On est ici.
En Californie du Sud.
Je ne sais pas si vous avez remarqué quelque chose de différent chez moi ?
Les cheveux courts, je m'en fous.
J'ai coupé mes cheveux.
Les gens vous jugent en fonction de votre coiffure.
Vous avez déjà remarqué ?
Quand j'avais les cheveux longs, je les attachais.
Je ne savais pas comment me coiffer.
Alors, queue de cheval.
Les gens croyaient que j'étais lesbienne.
Où sont toutes mes copouines ?
Merci d'être venues.
À toutes mes copouines. Traduction : copine gouine.
Copouine.
Les gens croyaient que j'étais lesbienne.
Là, j'ai coupé mes cheveux courts, les gens me croient toujours lesbienne.
Y a pas que mes tifs qui dégagent ces ondes.
Je suis une garçonne. Je dis "mec" à tout le monde.
"Quoi de neuf, mec ?" Peu importe à qui je parle.
"Alors, le film ?"
"Mec, trop bien.
Sérieux, maman, je te le conseille.
Trop bien."
Si on me complimente, je dis : "Oh, merci."
Mais parfois, je dis : "Vraiment ?
Trop de la balle.
Trop de la balle."
Qui dit : "Trop de la balle" ?
Les mecs, les lesbiennes et moi.
Trop de la balle.
Mais je suis mariée. À un homme, je précise.
Je vous explique, ma bague est classe, hein ?
Ma bague est classe, mais pas moi.
Mes lustres, ils sont classe,
mais je les ai loués.
Je ne suis pas classe. Voilà à quel point je ne suis pas classe.
Je vis à Los Angeles. Je dois aller à tous ces événements
où il faut bien s'habiller. On foule le tapis rouge,
ils vous prennent en photo
et demandent : "Anjelah, qui vous habille ?"
"Forever 21 !
Ça, dans une boutique de toc.
Elles étaient en or, mais là, elles sont en or rose."
Pas classe.
Même dans les avions, je ne suis pas classe.
Avec mon mari, on a pris l'avion,
en première classe top niveau.
Chacun disposait de son siège privé de type vaisseau spatial,
et il y avait des boutons partout.
J'étais perdue, au début.
J'étais là : "C'est moi qui pilote l'avion ?
Excusez-moi.
Je n'étais pas vraiment bonne à l'école."
Moi, je voulais juste incliner mon siège afin de pouvoir me détendre.
Je cherche le bouton pour l'incliner.
"Voilà.
C'est bon."
Je suis allongée.
Je vais juste m'asseoir, c'est bon.
C'est comme ça que les riches s'assoient ?
C'était la classe.
Ils proposaient des centaines de films.
Comme je voulais me préparer pour notre aventure européenne,
j'ai décidé de regarder Taken.
C'est un bon film.
À un moment, je me penche vers mon mari : "Chéri, ne te fais pas enlever.
Je n'arriverai pas à te retrouver."
C'est une lumière, Liam Neeson. Le gars le plus intelligent du monde.
Si jamais je me fais enlever,
n'appelez pas la police, mais Liam Neeson.
Ce type résout des crimes à travers le monde au téléphone.
Avec un téléphone à clapet.
Pas de forfait données ni rien.
Il va trouver un moyen.
"Est-ce que le vent souffle vers l'est ?"
"L'est, c'est dans quelle direction ?"
Si je rencontrais Liam Neeson,
je me mettrais à pleurer, car ça signifierait qu'il m'a trouvée.
On dit à des amis qu'on va en Europe.
"Vous allez en Europe ? Attention aux gitans."
Moi : "Gitans ? C'est quoi, des gitans ?
Comme des Égyptiens ?
Ils sont fâchés ? On leur a fait quelque chose ?"
"Non, les gitans vous voleront vos affaires."
Ils en ont de toutes sortes : des vieilles gitanes,
des jeunes gitans, des écureuils sournois gitans.
Ma directrice de tournée a vécu en Europe.
Elle m'a dit : "Si une femme vient vers toi
et te balance son bébé, ne le rattrape pas."
"Et laisser le bébé tomber ?"
"Dès que tu auras attrapé son bébé,
ses amis gitans vont te prendre toutes tes affaires."
Moi : "Purée !
Ça, c'est du dévouement."
À ce stade, je pense qu'elle mérite bien mes affaires.
Si vous lancez votre bébé à quelqu'un,
c'est que vous êtes dévouée à votre sport.
Respect.
Si elle me lance son bébé,
c'est qu'elle s'attend à ce que je le rattrape
et que je le lui rende.
Si je loupe son bébé,
il se retrouve par terre avec une commotion cérébrale.
Si son bébé était mimi et que je ne voulais pas lui rendre ?
S'il était mi-noir, mi-asiatique ?
Je le garderai.
Là, j'ai le dessus pour négocier.
"Vous voulez votre bébé ?
Vous le voulez ? Donnez-moi mon iPhone.
J'annulerai mes cartes de crédit.
Il me faut mon répertoire de contacts."
Je ne connais aucun numéro de téléphone par cœur. Et vous ?
Je ne connais pas celui de ma mère, de mon mari. De personne.
En cas d'urgence, si on me demandait le numéro de téléphone de ma mère,
je dirais : "C'est 'Maman'."
"Bien, son numéro de téléphone ?"
"M-A-M-A-N."
Pourvu qu'ils ne demandent pas celui de mon mari.
"Le numéro de votre mari ?"
"Bébé d'amour chéri."
À notre arrivée, j'étais au taquet, prête à me battre.
Chaque fois que je voyais un bébé, je reculais.
Je cognais des gens au hasard sans raison.
Je croyais qu'on voulait me kidnapper.
À la réception de l'hôtel, le type était sympa.
"Bienvenue, souhaitez-vous de l'aide pour vos bagages ?"
Moi : "Non, gitan."
Bien essayé.
Notre premier arrêt : Rome, en Italie.
C'était génial.
On est allés au Forum, au Vatican, au Colisée.
Avec ce voyage, j'ai réalisé
que j'aurais dû être attentive à l'école.
Je n'arrêtais pas de me dire :
"Si je n'avais pas séché les cours au lycée,
je m'éclaterais sûrement, là."
C'était quand même super. Même si on n'est pas fana d'histoire.
Je me tenais là, devant le Colisée,
presque émue,
genre : "Je n'arrive pas à croire qu'ici, il y a des années,
a été tourné Gladiator."
Russell Crowe aurait pu être juste ici.
Après ça, on a fait un trajet en train de 11 heures pour Paris.
N'importe quel truc de 11 heures est horrible.
Même un massage. Ça dure une heure, peut-être deux.
Mais au bout de 11 heures, votre peau va tomber !
On aurait pu sauter dans un avion et y être en cinq minutes.
Mais je me suis dit que ce serait romantique.
"Allons à Paris en train, ça sera si romantique.
Il y aura un wagon de queue,
avec de la danse, des robes à franges, on célébrera la fin de la guerre."
Ce n'est pas comme ça.
Si vous n'avez jamais pris un train de nuit, je vais vous dire.
J'ai failli mourir ce soir-là.
Ça puait tellement dans ce train,
j'ai failli mourir étouffée.
11 heures en apnée, vous avez déjà essayé ?
Personne n'aurait été accusé de mon meurtre.
"Oh, mon Dieu, qui l'a tuée ?" L'odeur.
"L'odeur l'a tuée."
Je vous explique.
Dans le train, chaque cabine compte six lits superposés.
Si vous n'achetez pas les six,
ils y mettent des inconnus avec vous, alors bonne chance.
On monte dans le train.
Il y a une famille chinoise,
une famille haïtienne, puis nous,
une famille italienne,
une famille française, toutes sortes de gens.
C'est comme un buffet.
Parfois, vous allez à un buffet,
il y a des fruits de mer, de l'italien,
du chinois, à côté du barbecue,
et vous êtes là : "Ça fait trop d'odeurs. Je suis perdue."
Sauf que là, le buffet datait d'il y a deux semaines.
Oui, ce n'était plus frais.
Je ne suis pas vraiment une diva,
mais cette nuit-là, il y avait des choses à redire.
J'ai tenté de trouver quelqu'un qui bossait à bord de ce train.
"Dans quelle direction les passagers peuvent-ils respirer ?
Oui, comme ça, mais sans odeurs, de préférence.
Il n'y a qu'ici ?
Parce qu'on a acheté des billets de première classe,
et ce n'est pas vraiment une odeur de première classe.
Je regagne ma place ? D'accord, merci."
J'avais l'impression d'être dans un wagon à bestiaux.
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