Almost Heroes

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Yayınlandı: 2017-01-19
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French altyazı önizlemesi

İlk 200 satır.

En 1804, le Président Thomas Jefferson

envoya Meriwether Lewis et William Clark en mission

pour explorer les vastes territoires inconnus du Nord-Ouest.

Ce que peu de gens savent, c'est qu'il y eut une seconde expédition

menée par deux autres hommes,

des hommes n'ayant peut-être pas le courage,

la vision ou l'intelligence de Lewis et Clark,

mais néanmoins des hommes.

Leur histoire, telle qu'elle leur arriva, commence à Arlington, en Virginie.

Il faudra plus que deux mauviettes pour me contenir !

J'espère que Satan en personne te brûlera la chair jusqu'aux os !

Eh bien, madame !

Lâchez-moi !

Fichez-moi la paix !

Plus vite, mon brave. Plus vite. Mais pas trop.

Aussi vite que possible tout en gardant un niveau de confort tolérable.

La vie d'un homme est en jeu.

Non !

Le 25 mars 1804,

Bartholomew Hunt,

un pisteur employé par l'armée des États-Unis d'Amérique,

a été déclaré coupable d'ivrognerie et de tapage

en la présence d'un officier.

Ensuite,

il a forcé cet officier à traverser un réfectoire bondé en valsant.

Avez-vous quelque chose à dire ?

Oui.

Quand je serai mort et que je serai passé dans l'autre monde,

je veux que vous me descendiez de cette potence

et que vous embrassiez mon cul poilu !

Pendez-le !

Descendez-le et étranglez-le !

Pendez-le !

Que Dieu ait pitié de cet homme.

Écartez-vous. Reculez.

J'ai une demande de grâce signée de la main du Président Jefferson.

Vous voyez ? Il a signé là. "Thomas Jefferson."

- Désolé. - Merci.

M. Hunt, j'ai l'intention d'être le premier homme à ouvrir la route du Pacifique.

Mais j'ai besoin d'un excellent guide.

Si vous vouliez un pisteur, pourquoi m'avoir choisi ?

- Pourquoi pas William Clark ? - Vous ne pensez pas que j'ai essayé ?

Meriwether Lewis l'a eu avant moi. Ces deux-là, je ne les supporte pas.

Lewis et Clark ci, Lewis et Clark ça.

On verra qui parlera d'eux quand on sera les premiers au Pacifique.

On verra qui sera invité partout.

On verra qui se servira de son expérience pour faire une carrière politique.

Dans les livres d'histoire,

Lewis et Clark seront à peine une note en bas de page,

et moi, monsieur, je serai l'histoire.

Mes mains vont devenir calleuses, mes dents pourront jaunir,

j'aurai peut-être des douleurs aux articulations.

Oui, cette mission va être difficile, ne vous y trompez pas.

Nous allons devoir affronter les sauvages et les ours.

Et ces ours sont féroces, sachez-le. Rien à voir avec les ours de cirque...

- avec leurs petits chapeaux. - Cela semble merveilleux, monsieur.

Peu d'hommes auraient le courage d'entreprendre un tel projet.

Je n'ai pas peur, M. Burr. Mon intelligence me protégera.

Je suis un homme de science, un homme instruit,

un homme qui sait comment acheter les meilleurs livres.

On mangera de la peur au petit-déjeuner et de la terreur au déjeuner.

Hein, M. Hunt ?

M. Hunt ?

Je m'inquiéterais plus au sujet des Indiens que des ours.

Il est de notoriété publique

que lorsque les sauvages capturent un homme blanc,

ils lui ouvrent le crâne,

lui enlèvent le cerveau et le mangent

avec une fourchette grossière. Alors...

Avez-vous été le témoin de telles atrocités, M. Hunt ?

J'ai déjà vu les fourchettes.

Vous semblez être homme à apprécier un bon whisky.

Merci, monsieur.

Mais je crains que l'ébriété ne me fasse oublier mes bonnes manières

en si bonne compagnie.

Seigneur, je ne vous demande pas d'être complètement soûl.

Je vous proposais seulement d'y goûter.

Soit, goûtons-y.

Pas mauvais.

Allez donc vous chercher votre propre bouteille.

Bonjour.

J'ai demandé à Jonah de vous porter ici, hier soir.

La grange semblait être le seul endroit convenable pour votre état.

Je pense que quelque chose n'allait pas avec ce whisky.

J'ai la tête fracassée.

Je suis étonné que vous ayez la gueule de bois,

si l'on considère tout ce que vous avez régurgité sur le clavecin.

Écoutez. Je suis désolé.

Je ferais mieux d'y aller.

M. Hunt, je ne peux pas faire cette expédition sans vous.

Je vous propose qu'on s'associe. Qu'en pensez-vous ?

Inutile de gâcher votre salive.

Je suis aussi prêt à vous payer 100 $.

- 200 $. - 125 $.

150 $.

Tope-là.

De grandes choses nous attendent. Nos noms seront bientôt sur les lèvres...

Sur les lèvres de gens très importants.

Vous m'écoutez, M. Hunt ?

Je pense que ces cochons aimeraient avoir un peu d'intimité.

Au diable. J'ai payé un bon prix pour voir ça sur scène à Louisville.

Évidemment, ces cochons étaient habillés comme le roi et la reine de France.

Des costumes. Du vrai théâtre.

Je cherche Leslie Edwards.

- C'est moi. - Je m'appelle Jackson.

J'ai toujours rêvé de voir l'Océan pacifique avant de mourir.

S'il vous plaît, emmenez-moi.

Un vieux sac d'os comme vous ne ferait pas 100 mètres en amont.

Dans un mauvais jour, je pourrais encore vous flanquer une raclée,

espèce de bite de corbeau boursouflée.

- Impossible. - Je sais.

S'il vous plaît, emmenez-moi. Je dois voir le Pacifique.

- Comment refuser le rêve d'un vieillard ? - Je ne pourrais pas et je ne le ferai pas.

Jackson, vous pouvez nous accompagner.

- Cul de bourrin. - Crotte !

- Aidez-nous à charger les canots. - Je ne peux pas. Je suis un vieillard.

Edwards, cet homme dit que vous l'avez engagé comme interprète.

- Vous devez être Guy Fontenot. - C'est exact.

Il paraît que vous maîtrisez les langues

des populations indigènes d'ici au Pacifique.

- Qui vous a dit ça ? - Vous, dans votre lettre.

Ma lettre ?

La lettre.

- Oui. Alors c'est vrai. - Merveilleux.

Dans quel canot serons-nous ?

- Nous ? - Fontenot veut emmener sa femme.

- Il sait que c'est impossible. - Ce n'est pas ma femme.

Pas ma femme. Je l'ai achetée.

Elle est ma propriété.

Très bien, j'ai noté la distinction.

Malheureusement, voyez-vous, les canots sont entièrement chargés

et nous n'avons même pas pris mes chapeaux et mon service à thé.

Ils disent que tu ne peux pas venir.

Vous ne m'avez pas laissé finir.

Nous pouvons sûrement faire de la place. Qui a besoin de thé, après tout ?

Que ce soit bien clair,

si je vois un homme en train de la regarder,

je le découperai comme un cochon.

Entendu, je verrai si je peux insérer ça dans mon discours.

Père.

Notre Père dans les cieux,

bénis-nous alors que nous quittons le monde chrétien

et donne-nous le courage d'apporter Ton évangile d'amour et de tolérance

aux sauvages ignorants et païens qui nous attendent.

Amen.

- Bien. Allons-y ! - Attendez, M. Hunt. Attendez tous.

J'ai préparé quelques mots pour commémorer notre départ.

C'est parti.

Messieurs, nous allons nous embarquer pour une aventure sans précédent

dans le vaste Nord-Ouest.

Hélas, Lewis et Clark ont deux semaines d'avance sur nous,

aussi le temps est-il compté.

Nous allons remonter le Missouri.

Quoi ? À contre-courant ?

Ça serait pas plus facile de descendre le Mississippi

- au lieu de remonter le Missouri ? - Oui, certainement.

On pourrait aller à la Nouvelle-Orléans à la place.

Messieurs, nous sommes déjà allés à la Nouvelle-Orléans.

J'y suis allé, monsieur. C'est merveilleux.

Moi aussi, j'y suis allé. La cuisine vaut le voyage à elle seule.

La cuisine, monsieur.

La Nouvelle-Orléans.

Très bien !

Tous ceux trop lâches pour vivre la plus grande aventure

de l'histoire de notre jeune pays

et qui préfèrent la décadence de la Nouvelle-Orléans, eh bien...

qu'ils y aillent.

M. Hunt, faites quelque chose.

Le prochain qui part pour la Nouvelle-Orléans

s'y rendra avec une balle de plomb dans le dos !

Dois-je vous rappeler que vous avez tous signé des contrats ?

Et eux ?

- Leur cas sera réglé. - Par qui ?

- Très bien, ils se sont échappés. - Maintenant, au canot !

Tout le monde.

C'est ainsi que débute notre voyage.

Je crois que les hommes et moi sommes très excités

et très impatients de voir ce qui nous attend.

Merci, Higgins.

Votre musique sera une compagne agréable durant notre long voyage.

Messieurs, nous allons suivre la carte du trappeur Pierre LeBlanc

qui a exploré le Missouri en 1792.

Hunt, vous avez vu la plupart de ces territoires.

Dites aux hommes ce à quoi ils peuvent s'attendre.

D'accord. Bon,

- je me souviens surtout des animaux. - Les animaux.

Des bêtes terrifiantes des montagnes et des plaines.

J'ai vu un ours si puissant

qu'il avait coupé le corps d'un homme en deux avec ses mâchoires.

J'ai vu un blaireau avec des pattes aussi grandes que des poêles à frire.

Elles pourraient vous arracher le visage. D'un coup !

On ne peut rien faire. C'est arraché.

Un jour, un faucon est descendu du ciel

et a arraché les yeux d'un homme de leurs orbites.

Le type criait : "Je suis aveugle, je ne vois rien !

"Je peux pas l'enlever ! "

- Deux fois, alors que je pêchais... - Hunt,

- je crois que vous leur faites peur. - Il vaut mieux qu'ils sachent.

Ça donne du courage de savoir contre quoi on se bat.

Il y a un animal, là !

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