İlk 200 satır.
Rondins, rondins, rondins !
Le charme des pins !
Lumberton !
USA !
Profitez de cette belle journée pour sortir vos tronçonneuses.
Vous écoutez le grand B-O-I-S, voix musicale de Lumberton.
Quand l'arbre tombera, il sera...
9 h 30.
Il y a beaucoup de bois qui vous attend, alors au boulot !
M. Beaumont ?
Votre fils, Jeffrey, est là.
Salut, papa.
L'inspecteur Williams travaille toujours ici ?
Oui, il est dans la pièce 221.
- C'est à l'étage, après la porte. - Merci.
Inspecteur Williams ?
Oui ?
Jeffrey Beaumont. Nous sommes voisins. Vous connaissez mon père, Tom.
- La quincaillerie Beaumont. - Il paraît qu'il est à l'hôpital.
- Comment va-t-il ? - Ça va, je crois. J'espère.
Ils lui font des examens. Je suis allé à l'hôpital ce matin
et en rentrant par les champs,
j'ai trouvé une oreille.
C'est vrai ? Une oreille humaine ?
Oui. Je me suis dit que je devais vous l'apporter.
Tu as bien fait. Voyons voir ça.
Oui, c'est bien une oreille humaine.
Allons la donner au médecin légiste.
Puis tu me montreras où tu l'as trouvée.
D'accord.
On vérifiera mais je n'ai pas souvenir d'oreille manquante sur un corps.
Son propriétaire est peut-être en vie.
Cette oreille en dit long sur son propriétaire ?
Une fois qu'on aura fait des examens, oui.
Sexe, groupe sanguin, si elle provient ou non d'un cadavre.
Et on dirait qu'elle a été découpée avec des ciseaux.
NE PAS TRAVERSER - BARRAGE DE POLICE
- Je sors. - Tu veux prendre la voiture ?
- Non, je vais marcher. - Bon.
Ne va pas traîner vers la rue Lincoln.
Non, je reste dans le quartier. Ne t'inquiète pas.
D'accord, mon grand.
Bonsoir. Jeffrey Beaumont. L'inspecteur Williams est là ?
- Oh, oui, Jeffrey. Entre. - Merci.
Jeffrey, ta trouvaille est très intéressante. Vraiment.
Tu dois être curieux d'en savoir plus.
Mais je dois te demander de ne parler de ça à personne
et de ne pas poser de questions sur l'affaire.
Quand toute cette affaire sera élucidée,
je te donnerai tous les détails.
Mais pour l'instant, je ne peux pas.
Je comprends. Je suis juste très curieux comme vous dites.
J'étais comme toi à ton âge.
- C'est ce qui m'a amené à faire ce boulot. - Ça doit être super.
C'est aussi horrible.
Je suis désolé, Jeffrey. C'est comme ça.
Mais je sais que tu comprends.
Oui.
- Merci d'avoir envoyé une carte à papa. - De rien. Ravie de te connaître.
Moi aussi.
- Saluez Sandy de ma part. - On n'y manquera pas.
- Bonne nuit, Jeffrey. - Bonne nuit.
C'est toi qui as trouvé l'oreille ?
Comment tu le sais ?
Je le sais, c'est tout.
- Je me souviens de toi au lycée. - Tu es en terminale ?
Oui.
- C'est comment le lycée maintenant ? - Horrible.
- Je sais pas. Ennuyeux. - Ça n'a pas changé, en gros.
Et tu fais quoi maintenant ?
La fac. Mais je suis là car mon père est à l'hôpital.
- C'est terrible. - Oui.
Qu'est-ce que tu sais sur l'oreille ?
- Papa ne t'a pas dit de ne pas en parler ? - Si, mais tu as abordé le sujet.
Tu sais quelque chose ?
Pas grand-chose. Quelques trucs. J'entends des choses.
Ah, oui ?
- Ma chambre est au-dessus du bureau. - Du bureau de ton père ?
- Alors j'ai entendu des trucs sur l'oreille. - Et ?
Je suis un peu perdue entre toutes les affaires.
Mais le nom d'une chanteuse revient tout le temps.
Elle vit dans un appartement près de chez toi.
Pas loin du champ où tu as trouvé l'oreille.
C'est un monde bien étrange, n'est-ce pas ?
- En effet. - Où est cet appartement ?
Tout près d'ici. C'est ça qui fait froid dans le dos.
Ils l'ont mise sous surveillance,
mais je sais pas ce qu'ils ont trouvé car mon père n'est pas sur cette affaire.
Je suppose que tu dois bientôt rentrer.
Pas spécialement. Pourquoi ?
Eh bien...
- Tu veux voir son immeuble. - Oui.
- Viens, je te montre où c'est. - D'accord.
Hé, poulette.
C'est son immeuble.
Elle habite au septième étage.
Viens.
RUE LINCOLN
Que vas-tu faire maintenant que tu es rentré ?
Aider à la quincaillerie de mon père.
On m'a donné des horaires libres, c'est plutôt sympa.
Je connaissais un gamin qui habitait là.
Il avait la plus grosse langue au monde.
Qu'est-ce qu'il est devenu ?
J'en sais rien. Il a quitté la ville.
Tous mes anciens amis sont partis.
- Tu connais la marche du poulet ? - C'est quoi ?
C'est assez intéressant.
C'est l'heure du café.
Double Ed, où sont les bleus de travail ?
Ils sont pliés sur l'étagère du bas, comme toujours.
Hé, Ed, combien de doigts ?
Quatre.
Je sais toujours pas comment tu fais.
Tu es sûr que tu n'as pas besoin de mon aide ou de ce matériel ?
Tu peux aller dératiser si tu veux.
Ça roule, Double Ed.
- C'est bon de te revoir. - C'est bien vrai.
Tu as faim ou soif ou les deux ?
- Je ne sais pas. - J'aimerais te parler de quelque chose.
Attends une minute.
Écoutez. Vous n'avez pas intérêt à en parler à Mike.
- D'accord. - Ce n'est pas ce que vous croyez.
- Promis ? - C'est toi qui vois.
- Je ne veux pas causer d'ennuis. - Je suis là, non ?
- Il est mignon. - Oui.
Tu es déjà allée chez Arlene ?
Évidemment.
Tu veux bien me dire ce qu'on fait là ?
On a parfois l'opportunité d'acquérir des connaissances et de l'expérience.
Parfois, il faut prendre des risques.
Je parie qu'il y aurait beaucoup à apprendre en allant chez cette femme.
Il faudrait que quelqu'un s'y faufile, s'y cache et observe.
- Se faufiler chez elle ? - Oui.
Tu es malade ?
Elle est peut-être impliquée dans un meurtre. Ça me fait froid dans le dos.
Calme-toi. J'ai un plan qui devrait marcher.
Tu n'as pas grand-chose à faire mais j'ai besoin de ton aide.
Tu ne veux même pas connaître mon plan ?
Explique tous les plans que tu veux, ça n'ira pas plus loin que ce resto.
Sandy,
ne réagis pas comme ça.
Bon. Il faut d'abord que je rentre chez elle
- et que j'ouvre une fenêtre pour y revenir. - Comment tu vas faire ?
Il se trouve que dans la voiture, j'ai des vieux bleus et un pulvérisateur.
Je vais chez elle et je me fais passer pour un dératisateur.
Tu frappes à la porte : quand elle détourne son attention de moi, j'ouvre une fenêtre.
- Qu'est-ce que je lui dis ? - Que tu es un témoin de Jéhovah.
J'ai des magazines Réveillez-vous ! pour toi.
Je n'aurai besoin que de quelques secondes.
Qu'en dis-tu ?
Je ne sais pas.
En théorie, ça ressemble à un joli rêve mais c'est trop farfelu.
- C'est trop dangereux. - Tentons au moins la première partie.
Personne ne nous soupçonnera.
Personne ne nous croira assez fous pour faire ça.
Ça, c'est sûr.
Laisse-moi au moins trois minutes.
Je temporiserai si tu tardes mais il me faut le temps de repérer une fenêtre.
D'accord.
On y va.
J'y vais.
Une minute. Comment s'appelle-t-elle ?
Mais enfin, Jeffrey...
Dorothy Vallens, septième étage.
Tu trouveras son numéro de porte sur la boîte à lettres, gros malin.
Merci.
Dorothy Vallens, septième étage.
D'accord. Bonne chance.
À toi aussi.
Trois minutes. Pas moins.
ASCENSEUR EN PANNE VEUILLEZ EMPRUNTER LES ESCALIERS
Oui ? Qui est-ce ?
Dératisation. Je dois faire votre appartement.
- Ça pue, ce produit. - C'est un nouveau produit. Il est inodore.
Bon.
J'ai juste besoin de faire la cuisine.
C'est un hall de gare, ici.
Ce n'est que le dératisateur.
- Ça devrait suffire. - Bon, très bien.
- Ça va ? - Oui. Que s'est-il passé ?
J'allais y aller mais ce type m'a devancée.
- Ça s'est bien passé ? - Oui et non. Tu l'as reconnu ?
Je ne l'ai vu que de dos. Il a dû sortir de l'autre côté du couloir.
Je ne l'ai pas bien vu non plus, mais lui m'a bien regardé.
Je n'ai pas eu le temps pour la fenêtre mais j'ai trouvé ces clés. Chouette, non ?
Faut-il encore qu'elles ouvrent la porte.
Oui.
Bon, et maintenant ?
- Tu es partante pour autre chose ? - Je te dois bien ça, j'ai tout fait capoter.
Tu n'as rien fait capoter. Mais tu me dois bien ça.
J'essaierai de rentrer chez elle ce soir.
On est vendredi. Tu as déjà quelque chose ?
Oui. Je suis prise.
Bon, alors c'est raté.
- Tu veux vraiment faire ça, hein ? - Je ne veux pas que tu sois impliquée.
Enfin, si, mais si ça tournait mal...
Tu l'as dit toi-même, ils sont peut-être mêlés à un meurtre.
Bon. Je dirai à Mike que je suis malade.
Pour que les choses soient claires,
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