İlk 200 satır.
Faites une protection plus grande autour du bloc et de la clinique.
Utilisez des hélicoptères si nécessaire.
- Ils sont tous déjà opérationnels. - Je ne les entends pas.
- Il sont en vol. - Je veux les entendre !
- Demandez au ministre de la Défense. - Oui.
Double protection, j'insiste.
Bonjour.
Alors ?
Son état général est satisfaisant.
A-t-il dit quelque chose ?
Rien.
Un ici.
Un là.
- Qui sait qu'il est vivant est a été libéré ? - Personne.
- Pas même la famille. - Personne ne doit savoir qu'il est ici.
Une chose à la fois.
- Pas même le pape ? - Non, mieux vaut attendre.
Quand pourrons-nous annoncer la nouvelle ? Qui nous l'interdit ?
La prudence.
Je pense que nous devrions d'abord consulter nos amis américains.
Mais comment va-t-il ? Il est lucide, il se rappelle ?
Il est très éprouvé.
Pouvons-nous le voir ?
Mieux vaut le laisser tranquille.
- Juste un moment sans parler. - Il a besoin de se reposer.
"La situation étant ce qu'elle est…
je reconnais que c'est à la générosité des Brigades Rouges
et par la grâce de Dieu…
…d'avoir la vie sauve et d'être libre.
Je leur en suis profondément reconnaissant.
Pour le reste, après ce qui s'est passé,
je ne peux qu'affirmer mon désaccord total
avec le parti démocrate-chrétien.
Je renonce à toutes les charges.
Excluant toute candidature future,
Je démissionne du parti démocrate-chrétien.
On ferme tout ! Aide-moi!
- Éteins la lumière. - Pourquoi ?
Dépêche-toi !
Allez, dépêche toi !
Vite ! Vite ! Vite !
Fascistes, bourgeois, encore quelques mois !
En 1978, dans un monde divisé entre l'Occident et le bloc soviétique, Aldo Moro, président de la Démocratie chrétienne,
tente de former un gouvernement d'unité nationale avec le soutien du parti communiste, pour la première fois dans un pays du Pacte atlantique.
Du chlore pour le clergé, de la dioxine pour le DC !
Du plomb, du plomb, du plomb pour le MSI !
"L'autonomie des classes plutôt que les plans du capitalisme". " Le pouvoir aux travailleurs".
Il n'y a pas de médiation possible ! Il n'y a pas de compromis possible !
Ou notre peuple se sentira trahi
et il nous tournera le dos.
Notre électorat est notre richesse.
Leur croix sur notre symbole, le bouclier des croisés,
cela symbolise notre identité politique.
Que serions-nous sans leur consentement majoritaire ?
Ils nous demandent de diriger le pays,
pas de traiter avec nos ennemis !
La majorité du parti, c'est nous.
Des personnes respectables, messieurs.
Même si une grande partie de la presse radicale de gauche…
…nous traite de criminels.
Nous disons non à un gouvernement d'urgence.
Nous disons non à une coalition gouvernementale
qui compterait également le PCI.
Aucne confiance en un parti communiste
qui a déchaîné la haine et la moquerie contre nous !
D'où vient, selon vous, ce climat de violence ?
Ces fanatiques qui mettent la ville à feu et à sang !?
Ils viennent sous nos fenêtres,
ils ne vont pas aller Via delle Botteghe Oscure !
Non, ils n'y vont pas !
Ils n'y vont pas !
Par conséquent, passons par les urnes, pour nous compter…
…pour voir combien nous sommes à crier :
"Jamais, jamais avec les communistes !"
Jamais ! Jamais !
Jamais !
Jamais ! Les communistes doivent attendre encore 50 ans !
Ils doivent prouver qu'ils ne sont pas les vassaux de Moscou !
Bravo.
Amis, amis s'il vous plaît, je cède la parole au président Aldo Moro.
Si nous votons, nous passons en minorité.
Collègues et amis.
Nous sommes confrontés à des questions…
que j'ai parfois qualifiées d'angoissantes.
Voyez-vous, je crois qu'elles le sont parce qu'il y a
il y a quelque chose…
une chose de rouillé dans le mécanisme de la vie publique italienne.
Un autre parti…
menace depuis des années notre suprématie…
…et deux vainqueurs dans une même bataille ne peuvent qu'être cause de problèmes.
Imaginez ce qui se passerait dans notre pays
de passion constante mais aux structures fragiles
si la logique de l'opposition était menée jusqu'au bout.
Nous resterions immobiles,
paralysant en entier le pays.
C'est pourquoi je dis…
qu'il est si nécessaire d'inclure les 33 % d'Italiens
qui ne votent pas pour nous.
Ici, je veux être extrêmement clair…
ceux qui ne sont pas d'accord doivent avoir confiance.
Vous le savez, je respecte et apprécie les positions de tous,
mais je vous le répète : "Restons unis.
Parce que si nous devions nous tromper…
…il vaut mieux se tromper ensemble.
Si nous devions avoir la bonne intuition…
Alors, ce serait merveilleux de l'avoir ensemble,
mais surtout, restons unis.
Parce que c'est l'unité de nous tous…
…qui a fait de nous, ces trente dernières années,
le plus grand parti populaire d'Italie.
Eh bien, les amis…
Nous devons être courageux et confiant.
Et vivre le temps qui nous est donné, car…
c'est aujourd'hui qu'il nous est donné de le vivre.
Aujourd'hui c'est l'heure de la responsabilité.
Je vous remercie.
- Honorable, bonsoir. - Bonsoir.
Salut.
- Merci d'être venu. - Oublie ça.
- Où veux-tu qu'on se mette ? - Je ne sais pas, où tu veux.
Viens.
- Tu veux boire quelque chose ? - Non, merci.
Alors, tu as vu ?
Finalement, la fin du monde n'a pas eu lieu.
Nous avons obtenu la majorité du parti.
Tu le sais, Aldo…
si tu impliques tous les courants en distribuant proportionnellement
les ministères et les sous-secrétariats,
et dans ce domaine tu es un maître, le parti va obéir.
Ce qui me fait peur…
ce sont les Américains.
Les paroles rassurantes ne suffisent pas avec eux.
une autre mentalité…
Ils ne comprennent pas les nuances, pour eux le rouge c'est le rouge.
Donnons juste les faits aux américains.
Montrons que rien ne change.
Andreotti reste président du Conseil,
toi ministre de l'Intérieur.
Merci, ta confiance m'honore.
Non, tu n'as pas à me remercier, tu es excellent.
Et tu bien assez inventifs pour mener à bien cette mission.
Rassure-les.
Après tant d'années, ils n'ont toujours pas compris
que le Parti communiste italien est une force d'ordre comme nous.
Ils ne le comprennent pas.
Tu dois insister.
La goutte creuse la pierre.
Comment ça va, avec ta femme ?
Elle ne bouge pas de la maison.
Elle vit comme un fantôme.
Au fond, peut-être que le fantôme, c'est moi.
Elle m'ignore.
Quand je rentre à la maison, elle disparaît.
La politique a un prix mon cher Francesco, le courage.
Nous ne devons jamais oublier que c'est une sorte de mission.
La foi en cette mission peut nous aider à supporter
certaines douleurs personnelles.
N'allez pas par là, ils ont tout brûlé.
Les pompiers sont encore à l'œuvre.
- Président. - Bonsoir, bon travail.
Président, je met la sirène ?
Non, Leonardi, ce n'est pas nécessaire.
Président, voulez-vous que je vous réchauffe quelque chose ?
Non, pas d'inquiétude Leonardi, rentrez chez vous.
- Bonne nuit. - Bonne nuit, à demain.
Il est parti de San Francisco.
Dans le sac uniquement des livres, des journaux et une sucette.
Moravia prétend avoir vu des soucoupes volantes au moins deux fois.
C'est ce qu'il relate dans un article pour L'Espresso.
Une première fois sur l'écran d'un cinéma de Houston, au Texas,
et une seconde fois, en voiture
sur la route entre San Gimignano et Massa Marittima.
Sa deuxième expérience est confirmée par la presse italienne
puisque le lendemain les journaux écrivaient
que la soucoupe volante avait traversé l'Italie
de Brindisi à la Toscane jusqu'à la Ligurie.
Gian Maria Volonté jouera dans le film Le Christ s'est arrêté à Eboli.
Le film sera réalisé en deux versions,
une pour le cinéma et une pour la télévision.
La mise en scène sera assurée par Francesco Rosi.
Papa ?
- Agnese. - Encore éveillé ?
Pourquoi tu ne dors pas encore ?
Je finissais de lire le journal.
- Tu t'es lavé les mains ? - J'y vais.
Alors ? Que va-t-il se passer ?
Bah.
Au moins dans le parti, un accord devrait être trouvé.
J'ai fait un très long discours devant l'assemblée
qui a duré plus d'une heure dix.
J'ai dû convaincre les partisans les plus récalcitrants.
C'est seulement plus tard que j'ai réalisé…
que je n'avais pas prononcé ce mot une seule fois.
- Quel mot ? - "Communisme".
Pas une seule fois je n'ai prononcé le mot "communisme".
Pas par peur personnelle, pour ne pas leur faire peur à eux.
Mais ces boucles d'oreilles…
Euh… Lionello.
Ah mais !
- Elles sont magnifiques. - Il me les a offertes ce soir.
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