İlk 200 satır.
A terre ! La patrouille autrichienne ! Feu !!
La patrouille autrichienne.
Répondez uniquement quand vous les voyez.
Camarade, camarade !
- Halte ! Cessez le feu ! - Camarade !
c'est un uniforme italien, c'est celui de notre division.
Et de notre régiment.
Ah, je connais celui-là. Fils de pute, tu es un déserteur !
- TU nous AS appellé camarades. - Je pensais que vous étiez autrichiens.
ça t'aurait convenu, la guerre était finie pour toi.
Non, non. Je me suis perdu.
Mon Lieutenant, cette habitude de se perdre, c'est pas la première fois.
- Répond, quel est ton nom ? - Barassi Giuseppe.
- Comment as tu atterri ici ? - On patrouilliait et ils nous ont tiré dessus.
- Qui ? - Les Autrichiens.
- Mais c'était nous. - Mon Lieutenant, vous n'avez rien vu !
Stupide !
- Avellini ! - Oui, monsieur. - En observation.
- Je dois faire une punition sur la ligne de front, Major. - Poursuivez.
Suis-moi !
Lieutenant Sassu de la dixième compagnie.
J'ai reçu l'ordre de me mettre à votre disposition.
- Vous en voulez ? - Non merci, je ne bois pas.
Vous ne buvez pas, pourquoi ? Vous avez fait un vœu ?
- Vous venez de l'arrière ? - Oui, mais j'ai fait 4 mois au front, dans le Trentin.
C'est pourça qu'il ne boit pas, il n'y a pas de combat là-bas.
- Seulement des patrouilles. - C'est pour ça que j'ai été envoyé ici.
Le Monte Fior, nous le perdons...
Ce sera bientôt notre tour.
La division bat en retraite. Espérons qu'ils arrivent à temps.
Le voilà ! Le général Leo a dû lâcher l'os.
Il est écrit que celui qui contrôle le sommet contrôle le plateau.
Mais s'ils ne vous envoient pas les canons, la clé reste sur la porte.
Mais le commandement autrichien est aussi stupide que le nôtre.
Ils prennent le Monte Fior et ils n'envoient pas d'artillerie.
L'art militaire suit son cours...
halte!
Lieutenant.
Commandant.
- Qui a donné l'ordre ? - L'éclaireur, général.
Faites le fusiller.
Oui, mon général.
Voici la ligne italienne. 2 km à découvert.
- Alors, vous l'avez fait fusiller ? - Non, général.
Ils confirment que c'est un un éclaireur qui a donné la halte.
Il s'est retrouvé à découvert,.
...au-dessus, les mitrailleuses autrichiennes pilonnent le sol.
Nous le feront tout de même fusiller.
Général, je ne peux pas fusiller un homme qui n'a rien fait.
Passez le par les armes immédiatement !
Oui mon général.
Mon Lieutenant, j'ai ordonné la halte.
Et maintenant, que fait on, on continue ou on s'arrête ?
Viens ici.
- Tu fumes ? - Je vous remercie.
- Quel âge as-tu ? - 21.
- Quel est ton métier ? - Agriculteur, Mon Lieutenant.
- Qu'en dis-tu ? - De quoi, Mon Lieutenant ?
Halte!
Attendez avec ce mort.
Attendez.
Vous, tirez en l'air !
Tirez!
L'ordre a été exécuté, Mon Général.
En temps de guerre, la discipline est douloureuse mais nécessaire.
Nous honorons nos morts.
Bataillon ! A vos postes!
En avant ! Marche!
- Lieutenant, ne me laissez pas mourir ! - Aidez-moi à libérer les autres !
Nous avons abandonné le Monte Fior, parce qu'ils nous ont donné cet ordre.
3.000 morts.
Et maintenant, l'ordre est de le reprendre.
- À n'importe quel prix ! - 5 000 morts.
Nous attaquons immédiatement.
Ne pas permettre à l'ennemi de renforcer sa position...
... ni de se retrancher.
Cette fois, nous n'attaquerons pas directement la montagne.
Nous l'attaquerons par le côté, afin d'isoler...
... les unités ennemies qui l'ont conquise.
En marche !
- Assez ! Qu'est-ce que j'ai fait ? - Tu n'avais rien à faire.
Rien, comme les autres.
Aurais-je dû le laisser tomber dans le ravin ?
Bien sûr ! Qui nous donne une autre chance comme celle-là ?
Qu'est-ce qui se passe ? Bougez !
Qu'est-ce que tu fais là ? Lève-toi. Lève-toi, j'ai dit.
Allons-y, en marche !
Trompettes en place, Mon Général.
Mettez-vous dans la tête, soldats, qu'ici il sera pire de vivre que de mourir.
Mieux vaut savoir que cette ligne sera notre tombe ou notre honneur.
Et que l'ennemi m'écoute aussi.
- Lieutenant Santini. - Est-ce votre secteur ? - Oui, mon général.
Alors, passez devant.
Le général !
Où est ta baïonnette ?
Non, donne-la-moi.
Qu'est ce que c'est ?
Un peu de rouille, Mon Général.
Approche-toi, regarde, Qu'est-ce qui est écrit ici ?
Je ne sais pas lire, Mon Général.
Mon Général, je ne vois rien.
Un mot est écrit en haut...
...que tout le monde peut lire, même les analphabètes.
... quet tout le monde peut voir, même les aveugles.
Il est très lumineux. N'est-ce pas, lieutenant ?
- En fait... - Victoire !
Victoire !
C'est écrit sur cet acier.
C'est pour la victoire que nous nous battons et que nous devons reprendre Monte Fior.
Continuez de travailler.
Attention !
Lieutenant Ottolenghi.
Tous vos soldats ont-ils des couteaux ?
- Un couteau ? - Oui, un couteau.
Certains l'ont et d'autres non.
La baïonnette ne suffit pas...
Au corps à corps, surtout la nuit, on a besoin du couteau.
Un couteau long et aiguisé.
Vous me comprenez, n'est-ce pas ?
Oui, Mon Général.
Combien de couteaux avez-vous ?
150.
A manche fixe ?
Pas tous.
Les faites-vous vérifier régulièrement ?
- Non, Mon Général. - Mal, mieux vaut le faire.
Oui, Mon Général.
Quel usage vos hommes font-ils du couteau ?
ça dépend... couper le pain, la viande, le fromage...
- ... pour peler les patatese, Mon Général. - Je parle du combat !
Au combat, oui.
Vous savez déjà que le fusil à baïonnette doit être tenu à 2 mains...
...et pour cette raison, le couteau doit être tenu entre les dents.
Et le coup doit être fulgurant : au cœur ou à la gorge, peu importe....
...mais il doit être fulgurant.
- Retournez au travail. - À vos ordres.
Allez, au travail.
Quelle est la distance estimée entre nos tranchées et les autrichiennes ?
Environ 250 mètres.
- D'ici, il y a 230 m. - C'est possible.
C'est impossible.
C'est sûr.
Général, il est dangereux de s'exposer. Les Autrichiens ont de très bons tireurs.
Caporal.
Si vous n'avez pas peur, faites ce que ce qu'a fait votre Général.
Oui, Mon Général.
Les Autrichiens auront ajusté le tir, ils ne manqueront pas cette fois.
Vous pouvez descendre.
Il y a là un héros, un vrai héros.
Buvez un verre de vin à la première occasion.
Allons-y !
Ne tirez pas. Ne tirez plus.
Nous partirons quand il fera nuit.
Tirez-lui dessus, aidez-le à mourir.
Je n'ai pas le courage de le tuer.
Capitaine.
Combien avons-nous de pinces ?
Environ 7, dont 3 grandes et 4 petites.
- Apportez-les immédiatement. - Oui, monsieur.
- Sergent. - Commandant.
Capitaine, envoyez un officier et 2 soldats pour couper les barbelés.
Lieutenant Avellino.
Beaucoup de brouillard.
Il y a un risque de ne pas trouver ce dont nous avons besoin.
Bientôt, le brouillard se dissipera et les Autrichiens les verront.
Les pinces ne sont pas nécessaires, que ce soit de jour ou de nuit.
Il faudrait de l'artillerie.
Mais quand il n'y en a pas...
Ils reviennent.
Brancardiers !
Un mort...
...et les pinces ne coupent pas.
- Celles-ci coupent, Major. - Voyons ça.
Il faut donc réessayer.
Le problème n'est pas la pince, même si elle est la meilleure, ça ne change rien. meilleures du monde ; la situation ne change pas.
Les Autrichiens abattent tout ce qu'ils qu'ils voient s'approcher avec ou sans pince.
C'est moi qui commandei, et je ne vous ai pas demandé votre avis.
Capitaine, le nom d'un autre officier pour commander cette mission.
Lieutenant Sassu.
Il est prêt à sortir?
Le lieutenant Sassu vient de de rentrer d'une autre mission.
- Appelez le lieutenant Santini. - Oui, Monsieur.
Personne ne connaît mieux le terrain que lui.
Hé, ne dis rien, sinon il t'enverra dehors.
Êtes-vous prêt à vous lancer dans une action avec des pinces ?
- Il est très tard, c'est impossible. - Je n'ai pas demandé s'il était tôt ou tard.
J'ai demandé si vous étiez volontaire.
Non, monsieur.
C'est de la lâcheté.
Vous m'avez posé une question, je vous ai donné une réponse.
Ce n'est ni de la lâcheté ni du courage.
Vous n'êtes pas volontaire ?
Non, monsieur.
Alors je vous ordonne de sortir de toute façon, et immédiatement.
S'il s'agit d'un ordre... alors je ne peux rien faire d'autre qu'obéir.
Prenez les pinces.
Toi, va avec le lieutenant.
On ne sort jamais avec une pince.
- S'ils me le commandent. - Bien sûr.
Gardez-le pour ma mémoire.
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