Tropa de Elite 2
İlk 200 satır.
Malgré d'éventuelles similitudes avec la réalité,
ce film est une œuvre de fiction.
De nos jours
On sera derrière l'hosto. Préviens-nous quand il sortira.
Il va vers le parking.
Attention. Il sort.
Ça peut faire cliché de film américain,
mais c'est à l'heure de la mort qu'on comprend la vie.
J'ai souvent tabassé des toxicos, roué de coups des ripoux
et liquidé un tas de voyous.
Je n'avais rien contre eux. La société m'avait préparé à ça.
Quand on reçoit une mission, on doit l'accomplir.
L'ENNEMI INTÉRIEUR
Opérations spéciales !
Vous tiendrez pas !
Qui l'a tué ? Parle !
Renoncez ! Vous tiendrez pas !
Mon fils va naître !
Il a deux enfants !
J'ai voulu sauver mon couple et j'ai désigné mon remplaçant.
J'ai échoué et suis revenu.
Je suis resté des années au BOPE.
J'ai dirigé l'unité et lutté jusqu'au bout.
Et j'y serais encore
sans l'épisode de la prison Laércio da Costa Pellegrino,
plus connue comme Bangu 1.
Salut, Curió.
Bangu 1. 4 ans plus tôt
C'était la prison des caïds de la drogue.
Ceux que la police n'exécutait pas, étant donné le fric en jeu.
- Tout est calme ? - Ça va.
Chaque gang était dans une aile distincte.
On ne les mélangeait pas pour qu'ils ne s'entretuent pas.
Devinez leur occupation en prison.
La même qu'à l'extérieur.
Ils se disputaient les territoires du narcotrafic en ville.
Moi, j'aurais fermé la porte, jeté la clé
et je les aurais laissés se trucider.
Sauf qu'un tas d'intellos de gauche se consacrent à défendre les voyous.
Et ils influencent beaucoup de monde.
Ce qui est dingue dans tout ça, c'est que la prison
revient très cher aujourd'hui
alors qu'elle enfonce davantage les détenus.
Plus ça va...
Fraga me traitait de fasciste,
mais jamais en face, le lâche.
Quand on se croisait, il feignait de me respecter.
Du coup, j'étais obligé de faire pareil.
Pour vous donner une idée, en 1996, la population carcérale brésilienne
était de 184 000 détenus.
Aujourd'hui, dix ans plus tard,
la population carcérale dépasse
les 400 000 détenus.
Plus du double.
Presque le triple.
J'ai fait un calcul un peu... provoc.
Et faux, bien sûr. Un prof d'histoire qui fait des maths, c'est la bérézina.
Mais je tiens malgré tout
à le partager avec vous.
J'ai remarqué que la population carcérale brésilienne
double en moyenne tous les huit ans.
Tandis que la population brésilienne double tous les 50 ans.
À ce rythme,
en 2081,
la population brésilienne
atteindra 570 millions d'habitants.
Vos enfants, vos petits-enfants, vos arrière-petits-enfants.
À ce moment-là, la population carcérale brésilienne
sera de 510 millions.
Vos enfants, vos petits-enfants et vos arrière-petits-enfants.
Autrement dit, 90 % des Brésiliens seront en prison.
Vous imaginez ?
Jùlia, c'est comme ça que tu voyais ta retraite ?
Mais ne vous en faites pas.
La situation va s'améliorer.
En 2083, tous les Brésiliens vivront ici,
dans un quartier clos et sécurisé comme celui-ci, Bangu 1,
notre première prison de haute sécurité.
- Salut, Curió. - Ça baigne ?
Je dois aller voir Beirada, mais tout va bien.
Pas de souci.
Cette prison abrite
les 40 types les plus dangereux de Rio de Janeiro.
40 ! Ali Baba est dehors, au siège du gouvernement de L'État.
Mais les 40 autres sont là-bas, croyez-moi.
Salut, Curió. T'as quoi pour nous ?
Salut, Beirada.
Je t'apporte ce qui était convenu.
Fais voir.
Voilà les joujoux.
Tiens ça.
Ça a marché, non ?
On va voir ça, mec.
Attachez-le.
Si vous y regardez de près,
Bangu 1 rappelle beaucoup la situation de notre ville.
Rio de Janeiro est aujourd'hui
divisé en trois factions criminelles continuellement en guerre.
À Bangu 1, c'est la même chose.
Il y a trois factions criminelles,
ce qui alimente encore plus leur haine et leur rivalité.
- Déconne pas, Beirada ! - Si je veux !
Ferme-la. T'as empoché un bon paquet.
Pas de bruit, les mecs. Doucement.
Une bande de misérables qui n'ont pas eu la chance d'étudier,
à qui on n'a jamais offert la moindre chance,
enfermés et oubliés dans des conditions inimaginables
et surveillés par une police fortement sujette à la corruption.
Beirada est en action.
Préviens le poste 14 : Émeute à Bangu 1.
Et apporte-moi un café. Le pain sec, ça craint.
T'es pas cap !
Je veux Qualé.
Laissez-moi passer. Écartez-vous, putain !
Assis ! Tu voulais me buter ?
C'est toi qui vas crever, enculé !
Tu me fais pas peur, mec !
Tu me fais pas peur !
Certains osent encore dire que le Brésil est le pays
de l'impunité.
Peut-être pour une certaine sphère de la société.
Mais pour les autres, pour les classes inférieures,
pour le commun des mortels, la sanction tombe !
On va le mettre au four.
T'es fini, sale ordure.
Vous avez engraissé le porc, on va le rôtir !
Le matelas !
Allez, apporte !
Rapé, arrose-le.
Maintenant, vous allez voir comment on fait rôtir un porc !
À la douche !
Au tour du Troisième Commando. On va buter ces enfoirés !
Vous êtes cernés !
N'essayez pas de fuir, enfoirés !
Bande de fumiers !
Saloperies !
Si tu voulais pas crever, fallait pas naître. C'est la guerre !
Ouvre-moi ce truc, mec !
Tu veux quoi ?
Je t'emmerde ! Je négocie pas avec la police !
Si vous entrez, on fait un massacre !
Saleté de commando !
Appelle Fraga, je négocierai avec lui, pas avec la police !
Enfonce-la !
Je vous dis de les éteindre et j'ai le mien allumé.
Un instant. Ce ne sera pas long.
Les truands qui déconnent ont besoin de gens comme Fraga.
Les conneries de Beirada ont changé la vie de Fraga,
la vie de Rio de Janeiro
et ma vie.
Ces voyous ont mis le feu à Qualé.
Ils sont dans l'allée centrale. Tu entends ?
Affirmatif.
D'ici, je crois voir un canon long et deux courts.
Un calibre 12 et deux revolvers.
Ils ont attaché les gardiens à la grille, pas loin de toi.
Ils attaquent une porte.
Celle du Troisième Commando.
Zoomez davantage.
Ils veulent entrer dans l'aile du Troisième Commando pour les tuer.
On n'a qu'à les laisser faire.
André, tenez-vous prêts, mais attends mes ordres. Compris ?
On va les laisser entrer. Bien reçu ?
Affirmatif.
01... je suis en position.
- Montrez-moi mon unité. - Moniteur 4, colonel.
André, vérifie si c'est bien un calibre 12 qu'il a dans les mains.
Faut liquider le Troisième Commando !
Affirmatif, colonel. Bien reçu ?
Cinq sur cinq.
M. le préfet,
on a ici une excellente occasion.
Nascimento, je demande l'autorisation au gouverneur.
Excusez-moi.
Le Commando Rouge a tué les caïds du gang ADA.
Nascimento demande s'il peut finir le travail.
Ça résoudrait le problème, M. le gouverneur.
La population vous soutiendrait. Elle en a marre.
Évitons un massacre. Et le type des droits de l'homme ?
Je l'ai envoyé là-bas. Il ne va pas tarder.
Que Nascimento temporise.
Le gouverneur est conscient que c'est une occasion inespérée ?
Vous laissez entrer ce type ?
Il est arrivé, mon colonel.
Il est là.
Ouvrez-moi cette porte. Faut liquider le Troisième Commando !
Nascimento... Laissons de côté nos différends personnels.
Bien, Fraga. Mais vous ne pouvez pas entrer.
Ce sera un carnage.
- C'est déjà le cas. - Je sais.
Je ne veux pas vous retrouver mort.
Sachez que votre chef m'a donné l'autorisation d'entrer.
J'y vais.
Fraga !
Un gilet, Renan.
Pas besoin. Je n'en veux pas.
Enfilez ce gilet.
Si je porte un gilet, ils n'auront pas confiance en moi.
André ! Che Guevara entre sans gilet.
Beirada ! C'est quoi, ce bordel ?
No comments yet. Be the first to leave one.