İlk 200 satır.
Em ?
Allongeons-la.
Que lui arrive-t-il ?
Charlotte ?
Anne, trouve papa !
Ce n'est qu'un mauvais rhume.
Il va arriver.
Qu'as-tu, mon amour ?
Rien du tout.
Il y a quelque chose.
Comment l'as-tu écrit ?
Comment as-tu écrit Les Hauts de Hurlevent ?
Avec ma plume et du papier.
Il y a autre chose.
Une chose que tu me caches.
Est-ce inconcevable que ta soeur puisse écrire un texte de valeur ?
C'est un livre ignoble.
Il est vil, ignoble
et peuplé de personnages qui ne pensent qu'à eux-mêmes !
Tant mieux.
Il y a quelque chose.
Capitaine Sneaky ?
Capitaine ?
Les troupes attendent vos ordres, madame.
Merci, capitaine.
Capitaine ?
Oui, madame ?
J'ai réfléchi à vos paroles.
Qu'en avez-vous conclu, madame ?
Vous êtes...
inestimable pour ce royaume, capitaine.
Merci, madame.
La vérité, c'est que...
vous m'êtes plus précieux que quiconque.
Et...
Elle est là.
Je prends congé, capitaine.
Charlotte !
Tu es rentrée !
Père !
Bienvenue à la maison, ma fille.
Cher Branwell !
Tu nous as manqué, mon enfant.
Vous m'avez tous énormément manqué.
Des félicitations s'imposent.
Oui, ils veulent me garder comme institutrice.
Formidable !
C'est merveilleux !
Le contraire m'eût étonné. Je suis fier de toi.
- J'aimerais tant y aller. - Emily d'abord.
- Où est-elle ? - Encore à rêvasser.
La voilà !
Ma petite sauvageonne.
Charlotte va enseigner au pensionnat après son diplôme.
Où étais-tu, Emily Jane ?
Je travaillais mon français.
Aide ta tante. Ta soeur est affamée.
Est-ce toi là-dessous ?
C'est moi.
Tu as changé.
Je suis la même.
Viens là.
Ils ont volé sur le dragon et trouvé le capitaine Sneaky.
Le capitaine Sneaky ?
C'est pour nous amuser.
J'écris d'autres choses.
Nous écrivons, Anne et moi, des choses plus sérieuses.
Toi, qu'as-tu écrit ?
Je n'ai pas eu le temps.
Tu dois écrire.
Tu te réjouis de venir au pensionnat ?
Tout le monde veut te rencontrer.
C'est agréable d'avoir des amies ?
Evidemment.
Tu as travaillé ton français ?
Quoi ?
Tu as dit "son postérieur" !
Quoi ?
Je voulais dire la fin.
Le dénouement.
J'avais compris.
Le capitaine Sneaky doit retourner au combat.
Non, Esmeralda l'attend.
Il doit braver le désert jusqu'à la forêt.
Ne parle pas ainsi !
Comment ça ?
Au pensionnat.
Promets-moi, Emily Jane.
- Ce n'est qu'une histoire. - Tu te ferais remarquer.
C'est bizarre.
... de la colère de l'Agneau,
car le grand jour de sa colère
est arrivé.
Et qui peut lui échapper ?
Amen.
Mes chers frères, je dois vous présenter aujourd'hui
notre nouveau vicaire, M. William Weightman,
qui me secondera
dans le combat sans relâche contre le péché.
J'invite M. Weightman, éminent diplômé d'Oxford,
à dire quelques mots.
Merci, révérend Brontë, pour vos aimables paroles.
Mes frères, il a plu
tout le long de mon voyage jusqu'ici.
Il a plu, encore et encore.
J'ai pensé :
"Où diable ai-je échoué ?"
Sous la pluie,
j'ai réfléchi à ce que je pourrais dire
à ma nouvelle et quelque peu humide
congrégation.
L'idée m'est venue
de parler de la pluie,
car j'aime la pluie en règle générale.
J'aime m'y promener,
sentir son contact,
son odeur.
En particulier les nuits où je veille
et que je l'écoute tomber.
C'est un bruit merveilleux.
Souvent,
lorsque j'écoute la pluie au coeur de la nuit,
il m'arrive d'être en proie à de noires pensées.
Mais si je m'imagine
que tous les gens de Haworth,
à ce moment précis,
sont dans leur lit
et qu'eux aussi écoutent la pluie,
eux aussi se sentent seuls,
tristes, effrayés,
alors je ne me sens plus seul.
Dieu est dans la pluie.
Dieu est en nous.
Comment pourrions-nous être seuls,
unis par le bruit de la pluie ?
Prions.
Nous n'avons plus rien à servir.
- Tu les as entendus ? - M. Weightman a été...
Quels raseurs ! Surtout le révérend Miller.
La vie tient dans une tasse de thé.
- Et le sermon de Weightman ? - C'était bien trouvé.
Il s'exprime avec tant de poésie et de vérité !
C'est facile de parler. Qu'en est-il de ses actes ?
Quels actes ?
Une assiette vide.
Je ne crois pas
que nous ayons été présentés. M. William Weightman.
L'une de vous parle-t-elle anglais ?
Moi.
Enfin...
Voici Emily, Anne et Charlotte.
Je suis Charlotte.
Dieu vous bénisse.
Votre sermon était très...
Etait-ce excessif ?
J'avais prévu d'être plus éloquent, mais une fois en chaire...
La nature est toujours source d'inspiration.
C'était magnifique.
Merci.
Cela dit,
Job est une lecture poignante.
J'ai hésité.
La pluie était un bon choix.
Merci.
Je m'interroge cependant.
Comment Dieu se faufile-t-il à travers toute cette pluie ?
Ne va-t-il pas se mouiller ?
Allons donc ! Les lettres ?
La poésie, la peinture, la musique.
L'art est le poumon de la société
et non sa perte, révérend Miller.
Les voici.
Je rentre au logis et trouve mon pauvre père
envahi par le clergé du Yorkshire,
sans la moindre théière en vue ?
Et mes soeurs accaparent le nouveau vicaire dans la cuisine.
Branwell Brontë, enchanté.
William Weightman.
Votre frère est accepté à l'Académie royale des Beaux-Arts.
Félicitations.
Merci.
Elle souhaite inviter une amie au printemps.
Une amie ? Ici ?
Du pensionnat.
Branwell à l'Académie des Beaux-Arts, tu te rends compte ?
Papa n'approuvera pas cette visite.
Tu le connais.
Et toi, tu vas devenir une merveilleuse institutrice.
Oui.
Anne, Emily, venez vous coucher !
Nous venons !
Capitaine Sneaky, ce soir ?
Nous devrions peut-être mettre nos histoires de côté.
Pardon ?
Charlotte dit que ce sont des enfantillages.
Elle n'en saura rien.
Nous nous rejoindrons en cachette.
Nous ne sommes plus des enfants.
J'aime m'amuser avec toi
à écrire ces histoires,
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