Delirium: Photo of Gioia

Delirium: Photo of Gioia (Le foto di Gioia)

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Delirium (Le foto di Gioia)
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Yayınlandı: 2017-08-16
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French altyazı önizlemesi

İlk 198 satır.

Baisse la tête en arrière, Kim. Kelly, caresse-la !

Et toi aussi, Christine. Ok, Roberto ?

Ok, parfait !

Allez-y, caressez-la. Il faut que tu aies l'air d'une proie entre leurs mains, Kim.

C'est comme si tu ressentais un plaisir qui t'était jusqu'alors inconnu.

- Allez, souris. - Kim, regarde-moi !

Non, non, pas comme ça, monte ta main ! C'est ça, vas-y Roberto ! Allez !

Encore ! Touchez-la ! Touchez-la !

Kim, tu aimes qu'on te touche. Voilà, bien. Offre-toi !

Il n'y a plus rien qui te retient. Sens leurs mains sur ton corps.

Voilà, c'est bien ! Kelly, prends-lui l'autre bras !

Vas-y Roberto, vas-y ! Plus nerveux, plus sensuel !

Tes mains ! Vas-y, laisse-les glisser !

Plus lentement !

Kim, regarde, elles ne savent plus quoi choisir ! Souris !

A présent, ferme les yeux ! Tu es en train de rêver ! Ça te plait !

Oui, tu aimes ! Tu aimerais que ça ne finisse jamais.

- Penses-tu que c'était une bonne idée ? - De recommencer le projet du début ? Oui, c'est une bonne idée.

Mais je ne suis pas d'accord avec ta nouvelle remplaçante.

Tony connait son travail, et Kim est très belle.

Avec toi, il y avait quelque chose en plus.

Cela ne fait que trois ans et on dirait qu'il s'est écoulé toute une vie.

Où est la maquilleuse ?

Ok, Christine ! Sors !

Evelyn, où est la maquilleuse ?

- Je ne sais pas. Surement à l'intérieur. - Comment ça, à l'intérieur ?

Je la paie pour être en permanence sur le qui-vive. Regarde, les filles ont besoin de maquillage.

Pourquoi ton frère est-il tout le temps si nerveux ?

- Allo. - Gioia ? - Oui, c'est moi.

Salut, trésor ! Et si je te disais que je me masturbe en te regardant ?

Ne raccroche pas. Ce n'est pas vrai. Tu es très belle aujourd'hui.

Encore plus que d'habitude.

Portes-tu une petite culotte ? Pourquoi te couvres-tu ?

N'ai-je pas le droit de vouloir te voir nue ? Tu as des lèvres magnifiques.

Tu aimes embrasser les hommes, de partout....

Ecoute, Mark ... ! Je t'ai apporté à domicile ce spectacle que tu sembles tellement apprécier.

Pourquoi ne te contentes-tu pas de regarder et de me laisser tranquille ?

Parce que tu es différente des autres.

Tu es un monument national. Le joyau de la patrie.

Rien qu'en te voyant, j'ai une érection.

Tu sais que tu te répètes ? Et tu n'es pas amusant.

- Vous en avez encore pour longtemps ? - Quelques heures.

Peut-être moins. Il commence à faire sombre.

Alors je vais aller donner un coup de main à Evelyn. J'espère que vous restez tous diner ce soir.

Christine et moi devons partir. Notre avion est à dix heures.

Nous devons être à Paris demain matin pour un défilé.

- Merci quand même. - Alors bon voyage et au revoir !

Nous sommes prêts. Tony !

C'est un gars qui vient juste de faire l'amour à une fille: "Je suis désolé, lui dit-il...

si j'avais su que tu étais vierge, alors j'aurais pris mon temps.

Mais mon chéri, dit-elle, si j'avais su que tu avais le temps, j'aurai enlevé ma petite culotte.

Qu'est-ce que tu es bête, Roberto !

Comme toujours le diner était parfait, Evelyn.

Que ferions-nous sans toi ? Tu t'occupes du magazine, tu fais la cuisine...

- Ne sois pas antipathique. - Il n'a pas besoin de se forcer.

C'est un don naturel chez lui.

En parlant de dons. Je t'ai apporté un cadeau. Une surprise !

- A ma chère Gioia. - Merci. Tu es mignon.

Après ce cours de théâtre, je peux m'éclipser. Bonne nuit et merci.

- Bonne nuit. - Je viens avec toi.

La nuit est encore longue.

Ne reviens pas trop tard, Tony ! Demain nous devons choisir les photos.

Okay, boss !

- Tu veux qu'on te raccompagne, Kim ? - Non, merci. Je suis venue avec ma voiture.

- Comme tu veux. - Tu n'as pas peur de rentrer chez toi toute seule ?

- On ne sait jamais qui on pourrait rencontrer. - Ça dépend s'il est mignon.

Pour certaines choses nous avons les mêmes gouts.

Je vais me coucher à présent. Il faut que je sois très tôt à la rédaction.

Le prochain numéro devrait être explosif maintenant que tu es de nouveau parmi nous.

Bonne nuit, Evelyn.

- A plus tard, Kim. - Salut !

Tu ne t'étais plus occupée de ta revue depuis plusieurs mois.

Presque un an. Depuis le jour de l'accident.

- Tu veux en parler ? - Pourquoi pas ?

Quand tu as épousé Carlo, beaucoup de monde pensait que c'était pour son argent.

C'était faux, je l'aimais vraiment. Il était unique.

Il ne m'a jamais demandé de ne pas poser nue, et il m'a aussi donné la possibilité de faire ma propre revue.

C'est moi qui avais décidé d'arrêter. Je voulais être avec lui. Je voulais avoir des enfants.

Cela ne m'aurait pas laissé de temps pour le travail. Et puis j'avais Evelyn, toujours si efficace...

Peut-être ai-je trop demandé à la vie. Le sort s'est acharné contre nous et m'a tout pris.

Je revois tout... Ce garçon qui ne voulait pas grandir.

Toujours à faire du 200km/h avec son hors-bord. Il m'a laissé la maison, une sécurité financière,

la revue... Mais par dessus-tout, des souvenirs extraordinaires.

Je devais recommencer à vivre, pour lui également.

- Je t'ai ennuyée ? - Non. Pas du tout.

Si je ne vais pas me coucher tout de suite, je vais rester ici toute la nuit.

Inutile de me raccompagner, je connais le chemin. Je t'appelle demain.

- Salut ! - Salut !

- Allo ! - Gioia ! Ton modèle vient d’être assassiné.

- Le cadavre a été jeté dans la piscine. - Ce n'est pas drôle comme blague, Mark.

Je préfère ta vulgarité si tu veux trouver des excuses pour m'appeler.

Elle a été tuée avec une fourche. Je t'assure que le spectacle n'était pas beau.

Tu veux d'autres détails ? Gioia, tu es là, tu m'entends ?

Si tu voulais me faire peur, c'est réussi. A présent, laisse-moi aller me coucher.

Dommage que tu aies éteint les lumières, je n'ai pas pu voir le visage de l'assassin.

C'était peut-être une femme. Ses cheveux étaient longs et blonds. Tu m'entends ?

- Oui. - Veux-tu que j'appelle la police ?

- C'est vrai, Mark ? - Oui, c'est vrai.

- Alors tu les appelles ou tu veux que je le fasse ? - Non, laisse-moi d'abord jeter un œil.

Ecoute-moi. Il ne vaut mieux pas. Ce que tu vas voir ne va pas te plaire.

Même un animal sauvage ne tue pas avec autant de cruauté.

Evelyn ...

Evelyn ...

Excuse-moi. Je ne voulais pas t'effrayer. J'étais allé à la cuisine pour prendre quelque chose à boire.

Mark a appelé. Il dit qu'il a vu quelqu'un tuer Kim dans la piscine.

Et tu l'as cru? Ce garçon est complètement dingue.

Fais comme moi, Gioia. Retourne te coucher et passe une bonne nuit.

Il ne s'est rien passé, crois-moi. Inutile d'aller voir.

- Bonne nuit, Gioia. - Bonne nuit.

Imbécile !

Bonjour.

Je ne sais pas. La lumière est bonne...

L'expression de la bouche ... C'est pas mal.

- Non, celle-là est mieux. - Elle est plus gracieuse.

- Qu'en dis-tu, Gioia ? - Je suis d'accord, Roberto.

Tu es génial, Tony Et Kim est merveilleuse.

A propos, Evelyn ... Hier soir, Kim a oublié son briquet chez moi.

- Tu pourrais le lui rendre ? - Elle sera heureuse de savoir qu'elle ne l'a pas perdu.

- Pourquoi tu ne tries pas tes photos dans l'autre bureau ? - Parce que c'est le tien.

- Je m'y sens comme un poisson hors de l'eau. - Alors prends des bouteilles d'oxygène.

- Il y a un requin qui t'y attend. - Flora ?

Je n'ai pas pu l'en empêcher. Elle savait que tu viendrais et a décidé d'attendre dans ton bureau.

- Ne me dis pas qu'elle est là depuis un an ? - Un an non, mais bien une heure.

- Et si je repartais ? - Dans tous les cas elle reviendra.

Et dire que j'étais de bonne humeur...

Mets-la en pièces, Gioia. Sinon c'est elle qui va le faire.

- Tu sembles en pleine forme, Gioia. - Tout comme toi.

- Tu es là pour la raison habituelle. - La souffrance te rend encore plus belle.

- Mais elle n'accroit pas mon envie de traiter avec toi. - Pourquoi ne veux-tu pas me vendre ta revue ?

- Tu as bien mieux à faire. - Par exemple ?

Vivre. Tu peux tout te permettre désormais.

Quand je pense à comment tu étais la première fois que je t'ai vue...

Une petite fille de province qui aurait fait n'importe quoi pour de l'argent.

Je devais penser à Tony et à moi. Et comme tu le vois j'ai réussi.

Tu vois, c'est pourtant toi qui a besoin de moi.

Et il ne t'arrive jamais d'aider ceux qui t'ont aidé dans le passé ?

- Remercier qui ? - Moi par exemple.

Tu n'as pas le cœur d'une bienfaitrice, Flora. N'essaie même pas, personne n'y croira.

Et pourtant c'est moi qui t'ai donné l'opportunité de travailler de façon plus propre.

Tu étais prête à tout et tu serais devenue une vulgaire prostituée de bas étage...

si tu n'avais pas eu la chance de me rencontrer, ma chère.

De bas étage, non ! Une prostituée, probablement.

Quand tu n'as rien, c'est un moyen comme un autre pour survivre.

- Combien veux-tu ? - Comme c'est amusant !

J'ai réussi à te battre alors que tous les hommes ont échoué.

Les hommes ! Je les ai toujours utilisés comme des kleenex.

- Et pour ce qui est des femmes ? - Tu as toujours su trouver les mots qui blessent.

Moi ? Et toi ? Tu as essayé par tous les moyens de me ruiner quand j'ai cessé de travailler pour toi.

Tu as essayé de ruiner mon mariage avec tes sales histoires.

Tu ne m'intéresses pas, Flora. Va-t-en, c'est mieux pour nous deux.

Dans tous les cas, quand tu te retrouveras de nouveau à la rue, appelle-moi.

Je serai toujours prête à te racheter ces clichés photographiques...

...que je t'ai cédé dans un moment de faiblesse.

- Et pour quelques millions. - Naturellement, je t'en offrirai beaucoup moins.

Quelques unes de ces photos valent encore quelque chose.

- Mais seulement en tant que souvenirs. - Pourtant il y a un autre souvenir que tu veux de moi.

- Et que tu n'as jamais eu. - Tu vas réussir à transformer ce que je ressens pour toi en haine, Gioia.

Et la haine d'une femme peut faire beaucoup de mal.

Evelyn, tu sais que ce n'est pas bon pour toi de boire.

Commissaire, regardez cette fourche ! Je l'ai trouvée dans la cabane du jardinier.

On dirait qu'elle n'a jamais servi. Etrange.

- Voilà l'échantillon d'eau. - Portez-le au labo.

Je ne m'attends pas à des révélations. Seulement à une confirmation.

- Des traces d'effraction ? - Non, aucune.

Tu as vu ? Il ne ressemble pas du tout à un flic.

C'est parce que vous regardez trop de téléfilms,

et vous vous êtes fait une mauvaise image de nous autres policiers.

- Je m'excuse ! - Ce n'est rien. Vous n'êtes pas la première.

Cela fait des années que je m'évertue à inspirer confiance aux gens.

Asseyez-vous, commissaire.

Ce garçon, Mark, il ne s'est pas fait prier. Il m'a raconté tout ce qu'il avait vu l'autre nuit.

Apparemment il a assisté à un meurtre.

Un témoignage un peu sommaire qui ne nous aide pas beaucoup.

Seulement des cheveux longs et blonds... Mais des blondes il y en a beaucoup, sans parler des perruques.

Pourquoi cette photo ? Pourquoi cette macabre mise en scène ?

Et pourquoi tuer Kim, ici, chez moi ?

Si je pouvais répondre à vos questions, j'aurai déjà trouvé l'assassin.

Pourquoi mettre ma photo derrière le corps de Kim ?

Je ne sais pas. Et ce n'est pas la seule chose que je ne m'explique pas.

Quelqu'un veut vous relier à l'assassin.

Faites des recherches sur ce top-modèle et sur ses amis.

- Excusez-moi, commissaire. - Un instant. - Le brigadier est revenu du commissariat.

J'ai apporté le petit déjeuner.

Vous ne devriez pas espionner vos voisins. Ce n'est pas bien du tout.

Va-t’en ! Je veux rester seul.

Hier soir, votre père a appelé de Londres. Il a dit qu'il rappellerait aujourd'hui.

- Je ne veux pas lui parler. - Et à votre mère ?

Ils sont en vacances, qu'ils s'amusent. Et puis, ils n'en ont rien à faire de moi.

Le corps retrouvé ce matin dans un container à ordures via Cadelloro

serait d'après ce journal celui du top-modèle Kim Troiesky qui se trouvait à Rome

pour des photos destinées à un magazine masculin.

Je sais que vous êtes encore sous le choc, mais...

...pouvez-vous nous dire comment cela s'est passé ?

Il était à peu près 8h30, j'étais allé à la poubelle pour y jeter du plastique et

je me suis retrouvé devant le corps de cette pauvre femme.

...elle a une robe bleue...

- Allo. - On devrait le remercier celui qui a tué Kim, tu ne trouves pas ?

- Mais qu'est-ce que tu racontes ? - Je dis qu'il t'a fait une faveur.

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