İlk 151 satır.
Qui êtes-vous, étranger?
John Beecham.
Attention!
- Il est végétarien ou il mange de la viande?
- Je n'en sais rien. Mais peu importe.
Tant que cette maison redevient un lieu de vie
et ta cuisine, un palace.
De mon côté, j'ai fini.
La maison est propre et purifiée,
prête pour notre nouveau maître.
J'ai eu une vision.
Il est grand et clair de peau.
Tel un Kashmiri ou un Pathan.
Vous verrez.
Ouvrez les portes!
Votre nouveau Saheb est là. - Ah! Le Saheb?
Il est enfin là.
Gopal!
Décharge et repose-toi.
Dès l'aube, tu repars pour Calcutta.
Oui, Saheb.
- Je vous avais dit qu'il était clair.
- Tu avais dit Kashmiri. Lui, c'est un Anglais.
Bienvenue à Delhi, Saheb.
C'est un honneur de vous rencontrer.
Je m'appelle Baadal.
- Tout le plaisir est pour moi, Baadal.
Et voici Ram Lal, mon fidèle serviteur.
- Personne ne nous a prévenus qu'il y aurait un bébé, Saheb.
- Baadal, vous apprendrez que je suis un homme secret.
À présent, je souhaiterais voir ma demeure.
Bien sûr, monsieur.
- Déchargez les malles de la calèche.
- Où vont dormir les femmes et le bébé?
Nous n'avons préparé que les appartements du maître.
Saheb...
Nous vous avons préparé la plus belle chambre de la maison.
Où voulez-vous que les femmes dorment?
- Non. Que l'enfant et ses nourrices s'installent
dans cette chambre.
Assurez-vous qu'elles ne manquent de rien.
- Tu as vu l'enfant? Il n'a pas que du sang européen.
- Et puis tous ces plaisirs! Hein?
- Ce sera parfait pour la chambre du bébé.
Maya et Chanchal dormiront ici.
Ram Lal s'occupera d'elles.
Baadal, il vous faudra préparer une autre chambre pour ma mère.
Elle fait le voyage depuis l'Angleterre
et arrive très bientôt. Veillez à ce qu'elle ait tout le confort
nécessaire à une dame anglaise d'un certain âge.
Elle voyage seule, Saheb?
Elle doit être une dame très courageuse.
- Vous vous rendrez vite compte que quand elle a une idée
en tête, personne ne peut l'en dissuader.
- Nous la traiterons comme une Maharani.
- Elle n'en est pas loin. - Je vous en prie.
Tu as faim? Ah!
Bonjour, Baadal.
Bonjour, monsieur.
Venez. Je vais vous faire visiter les jardins.
- Nous ferons de cet endroit une chapelle pour ma mère.
Une chapelle?
Très bien, Saheb.
- Cela fait 12 ans que je n'ai pas vu ma mère.
Et voilà qu'elle s'invite.
- Une mère ne peut vivre sans son fils.
C'est ce que la mienne me dit à chaque fois
que je vais lui rendre visite.
- C'est une invitation de la part de...
d'un certain général Castillon.
Qui est-ce?
- Pas quelqu'un de bien, Saheb.
C'est un mercenaire français au service de l'empereur.
Il a des yeux et des oreilles partout.
Vos armes, monsieur.
- C'est un plaisir de vous rencontrer, monsieur Beecham.
Ou devrais-je dire lieutenant Beecham.
Tout le plaisir est pour moi.
Général Castillon, je dois dire que je suis étonné
que la nouvelle de mon arrivée ait été aussi rapide.
- Il est de mon devoir d'informer l'empereur
du moindre mouvement des militaires britanniques.
- Je ne suis pas ce que vous croyez.
- Oh! Pourtant, vos années de service dans la Compagnie
des Indes vous ont clairement profité et permis
d'acquérir une demeure de noble.
- Général, je ne suis pas un représentant
de la Compagnie des Indes.
Et je ne suis plus lieutenant.
Je ne suis que John Beecham Esquire.
J'ai quitté la Compagnie il y a des années
pour me lancer dans le commerce.
- Votre Compagnie aussi se réclame du commerce,
alors qu'en vérité, vous ne faites que voler.
Alors comme ça, elle a les yeux tournés vers Delhi, à présent.
Le Bengale ne lui suffit-il pas?
- Général, l'Inde n'appartient ni aux Britanniques,
ni aux Français.
- Si les Français se retiraient, il n'y aurait
personne pour empêcher les Britanniques de s'emparer
de toute l'Inde, n'est-ce pas?
- Général, je ne suis pas comme mes compatriotes.
Ah! s'il vous plaît.
Les Britanniques ne renoncent jamais à une opportunité
qu'ils peuvent exploiter.
C'est dans votre sang.
Pas dans le mien.
Et, je l'espère, pas dans le vôtre.
Vous avez là un rubis magnifique.
Un six carats de Ceylan, je suppose.
Une pureté d'une couleur exceptionnelle.
Quel dommage que la découpe n'ait pas été plus soignée
à l'égard de sa structure.
- Je dois dire que je ne m'attendais pas à ce genre
de connaissance de la part d'un soldat.
- Général, j'ai quitté l'armée pour lancer un commerce intègre.
Et non pour piller.
- Seul l'empereur peut accorder une licence marchande
aux étrangers.
C'est ainsi dans l'empire moghol depuis deux siècles.
Je me ferai une joie de vous présenter.
- Cela serait fort aimable à vous.
- Il va de soi que Son Altesse Shah Alam serait plus enclin
à vous octroyer cette licence si vous travailliez
pour son compte à lui.
L'empereur affectionne la loyauté par-dessus tout.
Je vous remercie.
Je ferai de mon mieux pour prouver à l'empereur
que mes intentions sont honorables.
Et merci pour le cognac.
Avec plaisir.
Alors?
Ce John Beecham?
Ami ou ennemi?
- C'est un agent de la Compagnie.
Un chiendent envoyé en éclaireur pour se répandre
et s'emparer de Delhi.
Les Britanniques ne sont jamais aussi traîtres
que lorsqu'ils embrassent la vertu.
Qu'y a-t-il?
Ils étaient par ici.
Qu'est-ce qui se passe?
- Nous n'avions jamais eu d'intrusion
dans cette maison, auparavant.
- Comment Auguste s'acclimate-t-il?
- Je fais tout pour qu'il soit en sécurité et en paix.
Puis-je?
Oh!
Mon cher petit Auguste.
J'aimerais me sentir aussi paisible que toi.
Saheb...
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