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TOHO
L'HOMME AU POUSSE-POUSSE
Producteur : Tomoyuki Tanaka
Scénario : Mansaku Itami, Hiroshi Inagaki
Histoire originale : Shunsaku Iwashita
Image : Kazuo Yamada Directeur artistique : Hiroshi Ueda
Éclairage : Ichiro Inohara Musique : Ikuma Dan
Assistant réalisateur : Teruo Maru Montage : Yoshitami Kuroiwa
Son : Yoshio Nishikawa, Naoshi Shimonaga
Avec
Toshiro Mifune
Hideko Takamine
Hiroshi Akutagawa, Choko Iida, Chishu Ryu
Haruo Tanaka, June Tatara, Seiji Miyaguchi, Ichiro Arishima
Bokuzen Hidari, Yoshio Tsuchiya, Kenji Kasahara, Yoshio Kosugi
Inosuke Yamada, Ken Imaizumi, Junji Hirana
Tsuruko Umano, Keiko Muramatsu, Ayako Honma, Kaoru Matsumoto
Réalisateur : Hiroshi Inagaki
KOKURA, KYUSHU
Dépêche-toi, on rentre à la maison.
Tu nettoieras les lampes.
Fais-le ou je préviendrai un officier.
Regarde, il arrive.
La propriétaire est là ?
Oh, c'est vous.
Apporte-lui un coussin.
Ne te dérange pas.
On dit que Matsu est rentré.
Matsu le sauvage.
Vraiment ?
Il fait très chaud.
Ça doit vous être insupportable.
Apporte-nous du thé.
Tu tentes d'éluder la question ?
Il est là ou non ? Réponds.
Vous le saurez bien avant moi.
Il a été chassé d'ici l'an dernier.
Je me fiche de ce qui s'est passé l'année dernière.
D'après une source digne de confiance,
il est revenu il y a trois jours.
Quelqu'un doit être au courant.
Nous avons vérifié
et il est rentré après une bagarre à Kurosako.
Une bagarre ?
Avec qui s'est-il battu ?
Gamin !
Gamin !
Viens ici.
Idiote !
C'est ma faute.
Je ne peux pas lui en vouloir de se mettre en colère.
Mais c'est la vérité.
Matsu est malade.
Depuis trois jours et trois nuits,
il est fiévreux et a des crises.
C'est pour qui ce cendrier ?
Pour Matsu ?
Il est très malade.
Pour Matsu ?
Du tabac ?
Pour Matsu ?
Apporte-lui.
Bien que délirant, il continue de fumer.
Ça n'a pas de sens, non ?
Tu m'as menti, vieille femme ?
Je n'ai pas raconté d'histoires
quand j'ai dit qu'il était malade.
Je préférerais mourir plutôt que de le trahir.
Attends, où vas-tu ?
Des nouilles ?
Pour Matsu ?
Six bols ?
C'est pire à chaque fois.
J'abandonne.
C'est de ma faute.
Ne t'inquiète pas.
Je vérifiais simplement qu'il était là.
Je suis soulagée.
Avec qui Matsu s'est-il battu ?
Il n'a pas eu de chance.
Il s'est battu avec un sabreur.
Vraiment ? Ça ne me surprend pas qu'il ait perdu.
Un, deux...
Vous êtes tous là.
Un, deux, trois, quatre, cinq et six.
En tout, tu as mangé six bols.
Matsu,
on dit que pendant les trois jours pendant lesquels tu étais alité,
tu as avalé 16 bols de nouilles.
Mais en vérité, tu n'en as mangé que six.
Écoutez maître Ichino,
Matsu était en train de nous parler de cette bagarre.
Il vous en parlait ?
Je ne peux pas rater ça.
Continue, raconte-moi. Que s'est-il passé ?
Le bavard nous a rejoint.
Continue.
Je vais vous dire ce qui s'est passé.
Ce jour-là, je suis parti d'Ashoya à l'aube.
Quand je suis arrivé à Kurosako, il était déjà midi.
Tireur !
Combien pour m'emmener à Wakamatsu ?
Voyons.
C'est assez loin. Va pour 50 sens.
C'est trop. Je t'en donne seulement 40.
- Non, ce n'est pas assez. - C'est suffisant !
Écoutez, je suis fatigué. Un autre tireur sera sûrement intéressé.
Il n'y en a pas d'autres par ici.
Arrête de te plaindre, allons-y.
Qu'est-ce que vous faites ?
Je suis un client.
Non, je ne prends pas d'imbécile.
Quoi ? Attends.
Attends.
J'attends. Eh bien ?
Tu m'as insulté.
Vous cherchez la bagarre ?
Je viens de Kokura.
Je suis Matsu le sauvage.
Et alors ?
Vous cherchez les ennuis.
Je ne pouvais plus rien faire.
Je vois.
Au fait, Matsu,
tu sais qui était cet homme ?
Non.
C'était un maître sabreur
de la police de Wakamatsu.
Comment vous le savez ?
L'officier me l'a dit.
Tu ne pouvais pas l'emporter face à un tel opposant.
Je comprends maintenant pourquoi j'ai si mal.
Grande première.
Une palpitante pièce sur une grande victoire.
Et sur le héros qui l'a obtenue.
Venez y assister.
Je peux entrer ?
Je peux voir le spectacle ?
Gratuitement ?
Ce n'est pas une pièce au rabais qu'on peut voir gracieusement.
Mais je pourrais te faire entrer après 21 heures.
On ne peut pas voir cette pièce gratuitement ?
Si c'est pas honteux !
- Je suis un tireur de Kokura. - Et alors ?
Alors... rien du tout.
Mais on ne m'avait jamais empêché d'y assister auparavant.
Vas-y.
Places de première classe.
Première classe ?
Biscuits, caramels, bonbons...
Mets tout !
Quelle odeur !
C'est de l'ail.
- Et ces poireaux ? - Mets-les aussi.
Ça a l'air bon.
Quelle odeur !
Ça suffit.
Silence ! Tu ne pourras pas voir la pièce.
Va cuisiner chez toi.
Venez si ça vous pose un problème.
J'ai payé, j'ai des droits.
Il a des droits.
Oui, c'est exact. Tu es intelligent.
Descendez si vous voulez vous plaindre.
Qu'est-ce que tu fais ?
Un accompagnement pour le saké.
Soit tu arrêtes d'ennuyer le public, soit tu t'en vas.
Je cuisine ce que j'ai envie.
On le permet peut-être dans les petits théâtres,
mais pas ici.
Jetez-les dehors !
Quoi ?
Vas-y, essaie voir.
Un médiateur.
M. Yuki.
C'est un célèbre fonctionnaire.
Merci.
Merci d'interrompre votre bagarre.
Vous êtes Matsu, je pense.
Vous voulez aussi vous battre ?
Vous vous battez certainement pour une bonne raison.
Il y a sûrement un meilleur moyen d'arranger les choses.
J'ai oublié de me présenter. Mon nom est Yuki.
Vous ne voudrez peut-être pas,
mais j'aimerais m'occuper de ce différend !
Logiquement,
ce n'est pas correct d'assister à un spectacle sans payer.
Mais jusqu'à maintenant,
les tireurs de pousse-pousse
étaient traités avec privilège.
C'était devenu une tradition.
Alors je peux comprendre
la raison de tout cela.
Et si l'homme à l'entrée
a essayé de l'arrêter,
c'est normal qu'il y ait des problèmes.
Matsu, sincèrement,
je ne cherche pas à excuser ce que vous avez fait.
Mais je comprends votre colère.
Le public n'est pas coupable.
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