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- Ben, tu vois ! Ça marche ! - Au poil ! Merci.
Tu recourbes les grilles à la pince, en attendant qu'on te les change.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? - La machine...
Appelez l'entretien au lieu de vous arrêter !
T'arrête plus pour rendre service. 2 000 bouquins pour ce soir.
- Vous les aurez. - Bon.
- Tiens, voilà pour toi. - Merci.
Qu'est-ce que c'est, ces bouquins ?
C'est des loupés. Alors on les distribue au personnel.
Si tu le veux, j'en ai plein.
- Merci bien, monsieur Moulin. - Il n'y a pas de quoi.
Pardon, il y a un Photomaton, ici ?
- Au fond, à droite. - Merci, monsieur.
- Vous les offrez ? - Non, monsieur.
"Non, monsieur". Alors affichez vos prix, c'est mieux avec la plaque.
- Le Photomaton, s'il vous plaît. - À votre gauche.
Merci, mademoiselle.
Pour les photos d'identité ?
Merci.
- Mademoiselle... - Monsieur... C'est par ici.
- C'est 30 F. - Je sais, mademoiselle.
- Les voici. - Merci.
Asseyez-vous.
- Identité ? - Comment ?
Restez en face de l'appareil.
Souriez.
Non, monsieur. Pas à moi. Regardez l'appareil et souriez.
Voilà.
Ne soyez pas trop crispé.
Ne me regardez pas. Regardez l'appareil.
Voilà, c'est fini.
- Elles seront prêtes dans 8 minutes. - Merci. J'aurais dû faire le profil.
Il fallait le dire, mais vous êtes bien de face.
- Vous croyez ? - Mais oui.
Alors, à dans 8 minutes.
- S'il vous plaît ! - Madame ?
T'en as pas un autre ?
- Qu'est-ce que tu peux lire ! - J'aime ça.
Et si c'était pas défendu ?
Je n'ai pas grand-chose.
- Le Lys dans la vallée... - Je les ai lus.
- Tu les as tous lus ? - Qu'est-ce que tu veux !
Henriette a dû en finir un ce matin.
Mes photos sont prêtes ?
On vous les donne. Occupe-t'en, je vais la voir.
Tu es gentille. Je vous donne vos photos, monsieur.
Je voudrais savoir si j'ai gagné.
Mais oui, monsieur. C'est facile.
Non, vous n'avez pas gagné.
Prenez-en un autre, vous aurez plus de chance.
Non ! Depuis 5 ans que ça dure, vous pouvez le garder.
Je vous le donne.
Heureusement qu'ils sont pas tous pareils.
Il y en a beaucoup. Madame ?
Donnez-moi trois séries B se terminant par 13, 17 et 21.
Vous avez fini un livre ? Suzanne n'a rien à lire.
- Tenez, en voilà un. - Merci.
Madame Moulin. Que faisiez-vous dehors ?
Dehors ? J'étais sortie prendre l'air.
Car la direction vous paie pour prendre l'air ?
Est-ce que je prends l'air, moi ?
Vous devriez, monsieur Barbelot.
Je peux m'absenter ?
Combien ?
2 003.
- OK. Bon dimanche. - Bon dimanche.
Je peux t'emprunter ton savon ? Je n'en ai plus.
Tu me dis ça tous les soirs.
- Garde-le et fous-moi la paix. - Y a pas de raison.
- Mais si, mais si ! - Merci.
- Dis donc, tu déménages ? - Oui, monsieur.
Tu me verras pas avant 3 semaines.
Tu pars en vacances.
Oui. Ça va me permettre de finir mes cabanes à lapin.
- C'est du travail, les lapins. - Tu parles.
Paye-toi un moteur comme le mien.
T'es fou. Ça va pas assez vite ! Ce que je veux, c'est une moto.
T'es un petit difficile. À lundi !
À lundi !
Fais vulcaniser ton pneu chez Marcel.
Il me le rendra dans 2 mois !
Penses-tu ! Avec un paquet de pipes...
Allez, salut.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Des livres pour votre dimanche.
Vous êtes gentille. Remerciez votre mari.
Je viens de finir L'As de trèfle, c'est rudement bien.
Si ça vous a amusée ! Moi, je lis pas.
- Bonsoir, Henriette. - Bonsoir. Bon dimanche.
Vous me reconnaissez ?
- Non. - Mais si ! C'est le monsieur.
Oui. Je suis le monsieur. Prendriez-vous l'apéritif avec moi ?
- Nous n'avons pas le temps. - Vous ne pouvez pas refuser ça.
Reste ! Suzanne sera heureuse de vous tenir compagnie,
elle adore boire l'apéritif. Bonsoir.
Mademoiselle !
Où prend-on l'apéritif ?
Je suis pressé, je viendrai la semaine prochaine.
- La semaine prochaine ? - Pardon. Je me sauve.
- Laissez-moi passer ! - Pourquoi ?
Pourquoi pas ?
Merci !
Ben, maintenant qu'elle est partie...
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Ça va ? - Ça va.
- Je vais faire des courses. - Prends-moi des poireaux.
- C'est tout ? - Oui, c'est tout.
Mademoiselle,
une première.
Antoinette ! Vous sortez, ce soir ?
Je dois finir ma robe. Tu me prêtes ta machine à coudre ?
- Merci. À tout à l'heure ! - Au revoir !
- Antoinette ! - Elle est partie.
Rendez-moi ma monnaie !
Un nouveau billet ! Ah, ils sont jolis !
Madame Michel, vous avez vu les nouveaux billets de 500 ?
Ils sont moins jolis que ceux de première.
Vous avez rien d'autre ?
- Non, mademoiselle ! - J'en ai pas non plus.
- Ça alors ! - Vous êtes tenu de faire l'appoint.
Au suivant !
- 4 028. - 4 028.
- 3 552. - 3 552.
Il y a des choux-fleurs.
- Ils sont horribles. - Ils sont comme ils sont.
Hé, vise ! Il y a le béguin du patron.
Et alors ?
- Vous êtes fatigués ? - Il y a plus rien.
Descendez et reprenez votre service au magasin.
- Bonsoir. - Monsieur.
- Vous trouvez votre bonheur ? - C'est beaucoup dire.
Attendez une seconde.
Ça va ? Qu'est-ce que tu fais là ?
J'attends des poireaux.
- Tu rentres après ? - Je vais acheter le pain.
- Je vais y aller. - Si tu veux.
Tu prendras une livre de gruau et une baguette.
Je te retrouve ici.
Du vrai ! Je les ai pris rien que pour vous.
- Vous êtes aimable. - C'est la moindre des choses.
Et puis, tenez...
Quelques sardines.
- Vous les paierez pas. - Pourquoi ?
Parce que...
- Il est marrant. - Monsieur Roland !
On vous appelle.
Suivez-moi, je vais vous payer.
Je retire mes sacoches et j'arrive.
- Vous retirez les sacoches ? - Je pense bien, oui.
Bon. Ben, je prépare votre argent.
- C'est une 500 ? - 500 bien pétés. Je l'ai vendue.
Impeccable.
Elle est neuve, c'est dommage.
Je suis forcé, ma femme veut plus faire de side-car.
Vendez le side et gardez la moto.
Une 500 solo, c'est trop fort.
- Ça consomme trop. - Bien sûr.
Puis je vais acheter une 350. C'est largement suffisant.
Ma femme aime bien le side-car, seulement j'ai pas l'argent.
Ça viendra, va !
- Allez, au plaisir ! - Au plaisir.
Que fabriquez-vous ?
C'est fini de décharger ?
Depuis une demi-heure.
Oh ! Une demi-heure...
- Pas une demi-heure ! - Tout comme !
- Monsieur Roland ! - Oui.
Grouillez-vous, mon vieux !
Je vous garde une boîte de Diplomates.
Vous êtes gentille.
- Vous l'êtes toujours. - C'est naturel.
- Combien je dois ? - Pensez-vous !
- On verra ça plus tard. - Pourquoi pas tout de suite ?
Vous inquiétez pas.
À quand le mariage ?
Dans 3 jours.
- C'est vrai que ça approche. - Oui.
Bravo. Eh ben, je me sauve.
- Merci. - Il y a pas de quoi.
- Au revoir, monsieur Roland. - Au revoir.
- Cigarettes ? - Oui. Vous avez des cigares ?
Pas souvent, hélas.
- C'est pour Paris ? - Oui.
- Allez, salut. - Salut.
- Finissez avant 8 h. - C'est pas possible !
Je ne veux pas le savoir, mon vieux. Allez, en route !
Mon vélo !
T'as écrasé mon vélo !
- Mais quel vélo ? - Viens voir !
- Regarde-moi ça ! - C'est malin !
- C'est mon avis. - D'avoir laissé votre vélo là.
- C'est ma faute ? - Oui !
- Il l'écrase et c'est ma faute ? - Parfaitement !
Tiens.
- Comment j'irai au boulot ? - Change-la, l'assurance paiera.
- Quelle assurance ? Pas la mienne. - C'est réussi !
C'est pas à vous, le camion, peut-être ?
La bicyclette est à vous ?
Elle est à mon mari.
Ah, bon. Vous inquiétez pas, je vais arranger tout ça.
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