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Aujourd'hui.
Avec Guillermo Ochoa,
Lourdes Guerrero.
MEXICO 19 SEPTEMBRE 1985
Sept heures, six minutes et 45 secondes, heure locale de Mexico.
Hier soir, le conseil d'administration de l'Université Autonome de Mexico
n'est toujours pas parvenu à un accord
concernant la désignation du recteur pour le mandat 85-89.
La seconde réunion de travail a débuté à 16 h
et s'est terminée à 20h40.
Bien que les réunions soient confidentielles,
nous nous sommes laissés dire que quinze membres du conseil
ont soutenu M. Jaime Martuscelli,
coordinateur des recherches scientifiques de l'université
et M. Daniel Resendiz,
secrétaire du Conseil national des sciences et technologies
et ancien directeur de l'Institut d'ingénierie...
Le voilà.
- Bonjour. - Elsita...
- Martin. - Bonjour.
Bonjour.
- Bonjour. - Comment allez-vous ?
Bonjour.
- Irmita. - Bonjour, Martin.
Bonjour, M. Martin.
Je sais ce que c'est de venir si tôt au bureau !
Pourquoi vous ne vous entraînez pas ?
Ils nous ont convoqués tôt, aujourd'hui.
Mais vous devez vous entraîner.
Avec un peu d'entraînement,
vous pouvez devenir comme Juan Paredes ou même Carlos Zarate.
Vous êtes complètement fou, Martin !
Je préférerais Zaragoza ou Pintor.
Ils sont tous poids coqs.
Non, poids coqs et super-coqs Ce n'est pas la même chose !
Un bon poids coq réussit n'importe où et un idiot ne gagne nulle part.
Et un vieux briscard est un vieux briscard, où qu'il aille !
- À plus tard, M. Martin. - Oui !
Ça va, M. Martin ? Bonjour.
Au revoir, monsieur !
- Bonjour. - Bonjour.
Juan.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour.
Apportez ces dossiers au bureau de M. Landa Silva.
Dites à Lia, sa secrétaire, que je les lui ai transmis.
- Mais monsieur... - Quoi ?
M. Esquinca
m'a demandé d'apporter ces documents au bureau administratif principal
avant qu'il arrive au secrétariat.
Ne vous en faites pas, je lui dirai que je vous ai demandé
d'apporter d'abord ces documents chez M. Landa Silva.
Vous ferez les commissions de M. Esquinca plus tard.
- Oui, monsieur. - Maintenant !
Oui, monsieur.
Je reviens.
Juan.
Ils m'ont rendu votre crécelle, c'est désespérant.
- Pas possible. - Bonjour, Martin.
Bonjour, monsieur.
Pourquoi êtes-vous encore là ?
Vous voyez, le jour où tout le monde arrive tôt, l'autre gars est en retard.
C'est injuste. Vous n'avez pas d'enveloppe pour moi ?
Je vais vérifier.
- Comment va votre bras ? - Non, c'est ma jambe.
Ah oui, au fait...
Si vous signez le formulaire, je pourrai être soigné à l'hôpital public.
Bien sûr. Fidel, rappelez-moi
de dire à ma secrétaire d'écrire une lettre pour M. Martin.
Oui, monsieur.
Dans ma voiture, il y a les papiers pour le secrétaire général.
Dans une enveloppe de taille moyenne, dans la boîte à gants.
Oui, monsieur.
- Chérie ! - Elle n'a rien ?
Non, merci. Pourquoi tu portes des talons hauts ?
Tu n'as pas dit qu'on devait être élégantes ?
Monica, arrête.
Je connais ta mère depuis toujours, d'accord ?
Oui, je sais.
Tu as hérité de son poste. Elle te l'a transmis parce qu'elle t'aime.
- Ça fait partie de son héritage. - Je sais.
Et c'est beaucoup, crois-moi. Avoir un poste ici,
c'est un privilège qui dure toute la vie. Tu n'auras pas à te caser.
- Je ne cherche pas à me caser. - Tu crois que je ne vois rien ?
Tu ne vois pas que tout le monde te regarde ?
Ceux qui te regardent quand tu t'habilles comme ça ne sont pas bons pour toi.
Tu es si jeune.
Respecte-toi, ma fille. Quoi ?
Tu veux déjà avoir des enfants ? Viens.
- Viens. - Permettez-moi.
Attention.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour.
- M. Martin ! - Bonjour, Ruth !
- Tenez. - Merci.
Comment va votre jambe ?
Elle est raide quand je reste assis trop longtemps.
Qui est cette jeune fille ?
Monica Toledo, je travaille au quatrième étage.
Ah oui ? Au quatrième ? Pour qui travaillez-vous, Mlle Toledo ?
- Eh bien... - Elle m'aide à classer les dossiers.
En fait, c'est la nouvelle secrétaire de M. Compean.
Ouah ! Un autre gros patron ?
Mais non. Il gère les archives.
Vous êtes le grand patron ! Bon...
- On va travailler. - Au plaisir.
Au plaisir, bonne journée.
- Oh, mon Dieu ! - Un tremblement de terre.
N'ayez crainte, ça va passer.
Soyez rassurés, nous restons avec vous. Il est maintenant...
Il est sept heures, 19 minutes...
Vous devriez sortir, monsieur.
Sept heures, 19 minutes...
Putain !
- Quelques secousses se font sentir... - Calmez-vous, c'est passager.
Au secours !
À l'aide !
Au secours !
C'est impossible qu'une chose pareille m'arrive.
Aidez-moi !
Au secours !
À l'aide !
Putain !
Je suis coincé !
Aucune issue !
Au secours !
Aidez-moi !
Martin...
Je suis Maître Pellicer.
Je suis...
Je suis coincé. J'ai une poutre sur les jambes. J'ai mal.
Vous pouvez bouger, Martin ?
Vous avez mal quand vous respirez ?
Maître ?
Oui.
Fernando Pellicer.
- L'homme de loi ? - Oui, c'est ça.
Je suis M. Pellicer. Vous avez mal, Martin ?
Vous pouvez bouger ?
Je peux un peu bouger la tête.
Et un peu les bras aussi.
Je ne peux pas me lever.
Je...
Je suis là, avec mon bureau.
Et alors ?
Vous ne pouvez pas sortir ? Vous rapprocher ?
Vous avez ma lampe de poche ?
Vous avez entendu quelque chose ?
Des gens ont crié.
Aidez-moi.
Je suis là !
- Attendez, Martin. - Aidez-moi !
S'il vous plaît, aidez-moi !
Je vous en supplie, aidez-moi !
Il y a quelqu'un ? Je suis coincé !
Calmez-vous.
Calmez-vous, Martin.
Il n'y a personne !
Écoutez ! Vous entendez ?
Ce sont les autres. Ils sont piégés ici.
Ils vont bientôt arriver.
Ce ne sera pas long.
On est au sous-sol.
C'est un accident.
Au secours !
Il y a quelqu'un ?
C'est Juan.
- M. Martin ? - Oui !
C'est moi, Juan !
Vous m'entendez ?
Je suis bête. Bien sûr qu'il m'entend !
Où êtes-vous ?
J'en sais rien.
J'allais sortir de l'ascenseur.
Je ne vois rien.
J'ai voulu courir, mais un truc m'est tombé dessus.
Je crois que le toit nous est tombé dessus, Juan.
Je suis...
à la porte de l'ascenseur.
Il y avait deux personnes avec moi.
Essayez de vous dégager, Juan.
Non, ne bougez pas !
Pourquoi ?
Oh, mon Dieu !
Ça va ?
Une chose m'est rentrée dedans.
- Je ne l'avais pas remarqué. - Ne bougez pas.
Restez tranquille, calmez-vous.
Respirez profondément, ça, vous pouvez le faire !
Rappelez-vous de ne pas bouger.
Vous aurez moins mal.
Respirez.
Quelqu'un m'entend ?
Qui êtes-vous ?
Nadia Ramirez.
La femme de ménage.
Comment ?
L'une des femmes de ménage.
Mme Ramirez !
Ça va ?
Mme Ramirez, c'est M. Pellicer !
Vous pouvez bouger ?
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