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- Et nous placer... - On arrête ! On arrête.
Il se passe quoi ?
Tu t'es foutue de ma gueule.
- Vincent, ça va ? - Je dois être ici !
Vincent, j'aimerais que tu sortes !
Il se passe quoi ?
- S'il te plaît. - C'est à moi d'être ici.
Tu t'en tireras pas comme ça.
On va sortir ensemble. On en parle après.
Non, je sortirai pas. Je sortirai pas.
Je sortirai pas.
- Ça suffit. - Je sortirai pas.
- Pourquoi elle est là ? - Monsieur Dabler.
- Quelque chose ne va pas ? - Sors maintenant !
Je partirai pas. Je partirai pas.
Je reste là.
Vincent, arrête !
Stop, Vincent ! Oh, Vincent !
Appelle les pompiers, vite.
Est-ce que vous pouvez me répondre ?
Monsieur Dabler ?
Monsieur Dabler ?
Je suis inquiète pour vous.
C'est grave, ce que vous avez fait.
Je reviens.
- Mme Dabler ? - Oui.
- Bonjour. - Bonjour, madame.
Votre mari a tenté de se mutiler à son travail.
- Il est où ? - Il est à côté.
Écoutez, je suis inquiète pour lui. J'ai peur qu'il recommence.
Vous avez remarqué quelque chose d'anormal, ces derniers temps ?
- C'est dur, en ce moment. - C'est-à-dire ?
Il écoute plus. Tout ce que je fais, ça va pas.
On peut pas le laisser sortir. C'est trop dangereux.
Il a besoin de repos et d'un traitement spécifique.
J'ai besoin d'une demande d'hospitalisation.
Je ne comprends pas.
Il faut l'hospitaliser dans une unité psychiatrique.
"Une unité psychiatrique" ? Je peux pas faire ça.
C'est la seule solution, croyez-moi.
- Je veux le voir. - Oui, bien sûr. Venez.
- Qu'est-ce qui t'est arrivé ? - Ça va. C'est fini.
Ça va. Je peux rentrer.
Monsieur Dabler, je vais devoir vous faire hospitaliser.
Non, non. Ça va. Je me sens très bien.
On rentre. Je vais rentrer.
- T'as besoin d'aide. - Non.
- Prenez ça. - Je prends pas ça.
Allez, on rentre. On rentre. Allez.
Madame, s'il vous plaît.
Monsieur Dabler, asseyez-vous.
Si vous prenez pas les médicaments, on va vous faire une injection.
Non. Moi, je veux rentrer.
Moi, je veux rentrer !
- Tenez, monsieur Dabler. - Non !
- Monsieur, prenez vos médicaments. - Non ! Non !
- Allez, asseyez-vous. Tenez. - Non !
Voilà.
C'est bien. On va s'occuper de vous. Ne vous inquiétez pas. Allez.
Oui, c'est bien.
Je veux rentrer.
Ça va, monsieur Dabler ?
Allez.
Hélène ! Hélène !
- Le fauteuil, c'est pas un jouet. - Ça va.
- C'est bon, Lionel. Arrête. - Descendez.
- C'est pas un jeu, hein. - Ça va.
Quand même, il faut arrêter un peu.
Marchez un peu. Ça vous fera du bien.
T'as pas l'air dans ton assiette, toi.
T'es nouveau ?
C'est OK, si tu veux pas parler. Moi, c'est l'inverse.
T'as une clope ?
Tu sers à rien.
Tout le monde clope, ici. Il y a rien d'autre à faire.
Tu viens ? On marche un peu.
Tu viens avec moi ?
J'étais dans le pavillon des agités. T'as même pas droit au jardin.
Hé ? Tu captes ou ils t'ont mis en mode pause ?
Ils t'ont filé quoi, comme médocs ?
Aldol ? Risperdal ? Loxapac ?
Je sais pas.
Elle, c'est Line.
Elle a dû faire une TS : tentative de suicide.
Tu m'attends 2 secondes ?
Docteur ?
Il faut que je sorte. J'ai demandé à voir le juge et...
Madame Marchand, je vous ai changé de pavillon,
à condition que vous restiez calme.
On est d'accord ?
- Ça a l'air d'aller ? - Oui. Je peux sortir.
Suivez bien votre traitement et on verra.
Dehors, je prendrai mes médocs. J'ai mon boulot...
Nous en reparlerons. Je vous verrai en consultation.
Elle me gonfle, cette psy !
Tu sais pourquoi je suis bien, aujourd'hui ?
J'ai pas pris mes médocs,
sinon, je serais dans le même état que ça.
Toi, c'est la boxe, on dirait. Il faut bien se battre, dans la vie.
Comment tu t'appelles, au fait ?
Vincent.
Hélène.
Monsieur Dabler.
C'est l'heure de votre rendez-vous.
Lui raconte pas ta vie. De toute façon, il comprendra pas.
Je te sers un café ?
Oui, je veux bien.
- Excuse-moi, je suis en retard. - Ils attendront.
- Merci. - Je t'en prie.
Ça va, Vincent ?
Il sort à la fin de la semaine.
Alors c'est super. T'es rassurée.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Florence... - C'était pas un accident de voiture.
Il est à l'hôpital psychiatrique.
- Il a voulu se tuer. - Oh, merde.
- Tu me jures, t'en parles pas. - Je te promets.
Il a refusé d'être interné.
Les médecins m'ont demandé de prendre la décision.
Je sais pas si j'ai eu raison.
Je sais plus quoi faire.
Il va falloir que tu te protèges.
"Sertraline 200 mg." OK, à continuer...
"Beaucoup dormi, pas d'angoisse excessive,
"stabilisé. Peut rentrer chez lui."
Oui.
Ça va, monsieur Dabler ? Asseyez-vous.
Je voulais m'assurer du dosage.
- Oui. J'ai augmenté hier. - Merci, docteur.
Comment ça va ?
Je vois que vous prenez votre traitement, vous dormez bien.
Vous sortirez un peu l'après-midi, ça vous fera du bien.
Vous mangerez avec les autres au réfectoire.
Je vous mets en soin libre.
Comment ça ?
Vous pourrez rentrer chez vous dans 3 jours.
Vous dites que je vais bien, mais vous m'avez vu une fois.
D'après le rapport des infirmiers,
vous êtes calme, vous avez le bon traitement.
Il n'y a pas de raison de vous garder ici plus longtemps.
Je peux pas sortir. Je peux pas.
Ah, vous ne voulez pas sortir.
Quand je vous ai vu à l'arrivée,
vous refusiez d'être hospitalisé.
Vous avez besoin de suivre une psychothérapie,
mais faites-le en dehors d'ici.
- Vous me mettez dehors ? - Il n'y a pas lieu de vous garder.
Passez prendre vos effets personnels
et Muriel vous donnera votre bulletin de sortie.
Tu peux pas me proposer ces conditions.
- C'est carrément de l'extorsion. - C'est pas moi qui fais les prix.
Je peux rien faire pour toi.
Ça fait 15 ans que je fournis tes magasins.
Tu me demandes de baisser de 13 %. C'est inacceptable.
Jacques, j'ai des patrons, moi aussi.
Je vais leur dire quoi ?
Je paye 13 % de plus qu'avec les Espagnols,
parce que Jacques, il est sympa ? Hein ?
Deux minutes.
Oui, Guillaume. Oui, attends 2 secondes.
Tu m'entends, là ?
Je suis avec Lazslo, de France Légumes.
- Alors ? - Je le serre, là.
Il t'a fait le plan : "Je suis fournisseur depuis 15 ans" ?
J'y ai eu droit, ouais.
Enfin, il est mûr, là.
J'y vais avant qu'il se mette à pleurer.
À plus.
Jacques !
Viens voir.
Il faut que j'y aille, là. On est OK sur les conditions ?
- Tu te rattraperas sur les volumes. - À ce prix-là ? Je suis pas con.
- Je ferme dans un an. - Tu préfères fermer tout de suite ?
T'en fais pas.
Je suis coincé, mais on trouvera une solution.
Je te fais parvenir le contrat ce soir ?
Me laisse pas tomber.
Astrid, tu commences une recherche de fournisseurs,
c'est pour remplacer Laszlo.
Il finira pas l'année.
Non !
Non ! Non !
Putain, un Smartphone !
Vas-y, tu t'emmerdes pas, toi.
Moi, ils me l'ont pris.
Reste pas comme ça.
Tu peux me parler. Ça te fera du bien.
Dis-moi un truc.
Dis-moi un truc.
Il se passe quoi, dans ta tête ? Tu te dis quoi là, tout de suite ?
Je veux pas sortir.
Je veux plus rien,
à part rester ici.
Sans déconner, c'est grave.
Tu peux sortir et tu veux pas. Moi, je veux et c'est pas possible.
J'ai rien dehors.
T'as pas une femme ?
J'arrive même plus à lui faire l'amour, à ma femme.
Tout ce que j'aimais avant, c'est foutu, c'est mort.
Je ressens plus rien. C'est vide.
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