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Mark McGwire continue sa quête historique.
Il est proche du record de Babe Ruth.
Et de celui de Roger Maris en 1961.
Il est face aux Reds
qui ne lui ont pas laissé faire un circuit de l'année.
Dans le champ gauche. La malédiction est levée.
60.
Mark McGwire est à un circuit...
Maison des Maris
... du record détenu par Roger Maris depuis 37 ans.
Qu'en aurait pensé papa ?
C'est étrange. C'est la meilleure saison de papa.
Il n'est pas là pour la voir.
... la fin d'une époque.
- Prêts ? - On attend maman.
McGwire va bientôt rencontrer sa destinée.
Pensez à l'année 1961,
à ces deux joueurs des Yankees et à cette quête.
Roger Maris, Mickey Mantle poursuivant un autre Yankee, Babe Ruth.
61 circuits en une saison, un record presque intouchable.
La famille Maris se rend à St Louis pour cet évènement historique
et vous pouvez continuer de regarder Mark McGwire écrire l'histoire.
- Un signe à la foule, le poing levé. - Je suis prête.
Ne partez pas.
Avec sa frappe de balle, ça pourrait arriver bientôt.
Peut-être qu'il échouera.
- Il reste 25 matches. - Faites que ce soit ce week-end.
Je ne veux pas le suivre pendant deux semaines.
- Maman ? - Maman ?
- Maman ? - Ça ne va pas ?
Je ne peux plus respirer.
Ce n'est pas une crise cardiaque. C'est mon arythmie.
Je vais bien. Vraiment.
J'ai bien dormi. Je me sens bien ce matin.
- Bonjour, maman. - Kev.
Qu'est-ce que c'est ?
La batte de papa.
Celle du 61e coup.
Le Hall of Fame l'a envoyée. Mark veut la toucher.
Je peux la voir ?
BATTEUR VÉRITABLE
La famille de Roger Maris est aussi en ville.
Pat Maris, la veuve de Roger Maris, a été hospitalisée à son arrivée.
La balle s'envole.
C'est un circuit complet. Numéro 61.
Il a égalé Maris.
61 DE FAITS PLUS QU'1
Plus qu'un et Mark McGwire a rendez-vous avec l'histoire.
Nous remercions les spectateurs de ce match
entre les Houston Astros et les Cincinnatti Reds,
qui se demandent si, en ce mardi 8 septembre,
Mark McGwire va surpasser Roger Maris.
Elle part sur la gauche. Est-ce assez ?
- Tu veux te casser une jambe ? - Pas le premier jour.
Bonjour, Mel Allen et Phil Rizzuto
vous accueillent au Yankee Stadium
pour le premier jour de la saison 1961.
J'en ai la chair de poule.
- Même en costume. - J'imagine.
Une nouvelle équipe de choc
avec Yogi et Eli Howard derrière la plaque,
Whitey Ford, le patron, Moose Skowran en 1re base,
Richardson au milieu et Tony Kubek et Clete Boyer en 3e base.
Sans oublier Roger Maris et Mickey Mantle.
Qui a...
Ça va ?
Bien.
Bon sang.
Whitey, regarde.
Elle fait la lecture aux aveugles.
Ce n'est pas ton genre.
J'aime les petites mains.
- Ma bite semble plus grosse. - C'est ça.
Tu as lu l'article de Sam Simon ?
Je ne lis pas ce tas de fumier.
Depuis le 1er jour, il est contre moi. Qu'a-t-il écrit ?
J'ai juste écrit qu'il devrait commencer à s'améliorer.
Il a raté deux saisons.
Vous êtes le propriétaire.
Il a frappé 40 circuits l'an dernier.
Tout le monde voudrait rater comme lui.
Il réussit à jouer malgré la douleur.
S'il faisait plus attention à lui, il ne se blesserait pas autant.
Remerciez-moi de ne pas avoir écrit ça.
Pour les Yankees, en seconde base, le numéro 133.
D'accord. Encore trois.
C'est parti.
- Comment allez-vous ? - Alors ?
Mick, dans la cage.
Premier jour, mon grand.
Mick est là.
- Allez ! - Allez !
Bien joué. Ça fait un.
Le public adore ce type.
Ils l'aiment.
Qu'est-ce qu'il mange ?
Il est incroyable.
Je le suis depuis dix ans. Il me tient toujours en haleine.
Regardez M. Ambidextre.
Ambidexcre ?
Ambidextre. D'un côté et de l'autre.
Tu sais.
Tu dois te concentrer. Tu ne l'es pas.
90 % d'un match, c'est le mental.
- N'oublie pas. - Allez !
Tu as vu ça ?
Ce gamin est le meilleur joueur de champ droit.
- C'était Mantle. - Maris travaille dur.
Tu es un écureuil qui cherche des noisettes partout.
Maris vient de Kansas City.
Première année dans l'équipe. Titre de Meilleur joueur.
Tu crois que Maris n'a rien à prouver ?
J'écris ce que je vois.
Je n'ai pas de chronique régulière.
Il y a 15 journaux ici. On ne peut pas écrire la même chose.
Papa !
- Papa ! - Chérie.
- Tiens, Rog. - Merci, Greg.
Les enfants sont là ?
Juste Pat et Susan.
Les autres sont trop petits.
Ils sont venus pour le premier jour. Merlyn est là ?
Elle est rentrée à Dallas. Elle n'aime pas le froid.
- Qui n'aime pas le froid ? - Votre femme.
Elle préfère quand c'est chaud. Vous me comprenez ?
Y a-t-il une rivalité entre vous et le Meilleur joueur ?
Une rivalité ? Qui soutenez-vous ?
- Je ne peux rien dire. - Il a voté pour toi.
Et le record de circuits de Babe ?
- Pardon ? - Allez.
Plus de joueurs, vous lancerez moins.
Ma meilleure année, j'ai fait 52 coups.
Cette année, il y a huit matches en plus.
C'est impossible. On peut juste s'en approcher.
Quelle modestie. Vous pouvez y arriver.
Un journaliste me critique et l'autre me voit battre Ruth.
Mettez-vous d'accord.
Je saurai si je joue bien.
- Que dites-vous ? - Rien.
On n'a pas encore jouer.
On en reparlera après.
- Allez, Roger ! - Allez !
Votre swing est parfait pour ce stade.
Si quelqu'un le bat, ce sera Mickey.
Il frappe des deux côtés.
Vous n'avez donc aucune chance ?
Avec ce coup ?
Je ne pense pas à ça.
J'ignore ce que vous attendez de moi.
Je ne pense pas à ces choses.
Allons.
Je dois me préparer pour le match. À plus tard.
- À plus tard. - Allez !
J'aurais dû te le dire en 1er mais j'ai dit
aux journalistes que tu étais le capitaine.
Je ne sais pas. Pourquoi pas Whitey ou Yogi ?
Ce sont des valeurs sûres.
Tu es le cœur de l'équipe.
Casey te donne du fil à retordre mais n'y pense pas.
Je suis l'entraîneur et c'est ce que je veux.
Pas que sur le terrain.
Rien ne m'empêche de venir.
- Tu le sais. - Oui.
Tu as le droit de décompresser
mais les gars t'admirent.
C'est une certaine responsabilité.
Sois à la hauteur.
Bonjour et bienvenue au Yankee Stadium.
Nous attirons votre attention sur la plaque.
Applaudissez la voix des Yankees, Mel Allen.
Allez !
Merci, Bob Sheppard.
Bonjour, tout le monde.
Accueillez chaleureusement
le président de la ligue, M. Ford Frick.
- Merci, Mel. - Je croyais qu'il était mort.
Bonjour à tous et bienvenue dans la maison construite par Ruth.
En cet après-midi, il est impossible de ne pas penser à lui,
de ne pas sentir sa présence.
Il était plus qu'un joueur.
Il était ce jeu.
Il était l'Amérique.
Je me suis tapé plus de nanas que lui.
C'est un grand honneur pour moi de vous présenter
la veuve de Babe Ruth, Mme Claire Ruth.
Elle remettra le prix du Meilleur joueur de la saison dernière.
Mme Claire Ruth.
Au nom de mon mari, je suis très fière de remettre ce prix
à un autre Yankee, le joueur de champ droit, Roger Maris.
The Babe aurait été fier de vous.
Je vous souhaite une excellente saison.
Sixième manche.
Les Yankees sont à la traîne.
Les fans adoreraient voir un circuit complet de Mick.
C'est le moment. Le vent va tourner. Pascual lance.
- Prise trois ! - C'est la fin.
- Dure journée. Le public se fait entendre. - Écoutez-les huer.
- Bon sang. - Mauvais joueur !
Vous entendez de l'amour, vous ?
C'est votre faute.
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