প্রথম 200টি লাইন।
TONY ROME EST DANGEREUX
- Rami. - Hein?
Rami. T'as bien entendu.
Saligaud!
Salut, Jack.
Tony! Tony Rome!
C'est pour vous.
- Tony, c'est Ralph Turpin. Comment vas-tu? - Que veux-tu?
Je suis détective à l'hôtel Corsair.
Un endroit plutôt louche, tu dois être à ton aise.
Je suis dans le pétrin.
On a besoin d'aide pour une fille.
Elle est mineure, ou morte?
C'est sérieux. Tu me dois un service. Tu te radines ou pas?
Ça va. J'arrive.
Mais je te préviens, je ne veux pas de sale boulot.
Si c'est le cas, je ne reste pas.
- Le patron est furieux. - ll t'a pris la main dans le sac?
C'est la gosse. Il s'attend à ce qu'un détective se charge de tout.
Voici M. Welch, le patron.
Habillée! La fermeture est coincée?
Elle est arrivée à l'aube.
- Seule? - Seule, mais avec une bonne cuite.
- Elle n'est pas mineure. - Pourquoi m'avoir appelé?
On ne veut pas d'histoires avec les flics. Ils nous connaissent déjà trop.
Vêtements de prix...
Gnôle de première...
Elle n'est pas fauchée.
Pour 100 $, tu la ramènes chez elle sans dire où tu l'as trouvée.
Pas d'accord. Trop risqué.
- Tony! - Vous n'êtes pas associés?
Ex-associés. On a divorcé il y a un an. C'est fini, maintenant.
Le rapport dit qu'elle a disparu.
Ce serait dommage!
C'est Diana Pines, mariée. Son père, Kosterman, a signalé sa disparition.
- Les Constructions Kosterman? - C'est ça.
Oh, une huile!
Tout le monde lui doit de l'argent en Floride!
Si c'est moi qui la raccompagne, on saura d'où elle vient.
T'as une dette envers moi. Je lui ai sauvé la vie.
Ça vaut pas un chewing-gum.
Tu rigolais pas quand ce type te tenait au bout de son 45.
Ca va... Entendu.
J'annule ma dette pour 200 $.
Quoi?
200 dollars!
En voici 100... Et le reste demain?
Ça marche.
J'amène ma voiture derrière.
Dans 30 mn, dites à Kosterman que sa fille arrive.
Et je veux les 100 $ restants, ou gare!
Il les aura... si les flics ne lui font pas cracher le nom de l'hôtel.
On fera parler Tony quand la Géorgie aura un gouverneur noir!
- Diana, où étais-tu passée? Tu es blessée? - Ça t'intéresse?
- Ne dis pas ça. - Papa.
Que faites-vous avec ma femme?
Elle me rapporte 200 dollars. C'est tout.
Vous êtes M. Rome?
Je suis Rudy Kosterman. Veuillez entrer.
Ce n'est qu'une gueule de bois, chérie.
Je vais te donner quelque chose pour dormir.
Je serai à vous dans un instant.
Garce!
C'est mon nom. Et vous, qui êtes-vous?
Tony Rome. Qui aide Diana?
Madame Kosterman.
C'est sa mère et vous êtes sa grand-mère.
C'est sa belle-mère. Je suis un résidu d'hier soir.
Mon nom est Ann Archer.
"Garce" est un surnom.
Seuls mes amis intimes m'appellent ainsi.
Vous buvez quelque chose?
Oui, un gin. Très léger.
Vous jouez au hockey ici?
Depuis quand connaissez-vous Diana?
Une heure.
- Pourquoi a-t-elle tant bu? - Vous ne le savez pas?
On a beaucoup bu ici, hier soir.
Tout à coup, elle s'est fâchée et elle est partie en taxi.
Je l'ai calmée.
Elle s'est évanouie dans un hôtel? Elle était si ivre?
Y êtes-vous pour quelque chose?
Elle a eu des rapports intimes avec de la gnôle.
Comment s'appelle l'hôtel?
La direction m'a engagé pour la ramener ici, sans ennuis.
- Engagé? - Je suis détective privé.
Maintenant qu'elle est rentrée, laissez tomber!
La police lui fera avouer le nom de l'hôtel.
M. Kosterman est un homme riche et influent.
Il doit l'être pour lui payer ce whisky.
Allons, M. Rome, vous ne connaissez pas ma fille.
Elle n'a jamais été dans cet état.
Elle doit avoir des ennuis pour avoir fait ça!
Un psychiatre vous dira pourquoi elle s'est enfuie.
Je veux savoir pourquoi elle s'est enfuie. Je vous paierai!
Demandez-lui quand elle se réveillera. Appelez-moi après.
Nous ne savons pas qui est ce type.
Le lieutenant Santini vous renseignera.
Mon numéro est dans l'annuaire.
- M. Rome... - Un problème?
- Pouvez-vous me reconduire? - J'en serai ravi.
Ils ne sont pas prêts de refaire une soirée...
Dites-moi ce qui perturbe Diana.
Je vous répète que je n'en sais rien.
Mon premier détective privé! Sale boulot, non?
Peut-être. Moins sale que les gens qui nous emploient.
Comment en êtes-vous arrivé là?
Les gens pauvres ont besoin d'argent pour manger. Vous étiez au courant?
Je suis riche. Pourquoi m'en vouloir?
Quand un type fait un sale boulot, ce n'est pas gentil de lui dire.
- Où je vous dépose? - Au Fontainebleau.
Je suis venue à Miami pour divorcer.
Qu'a-t-il fait pour mériter le divorce?
Il était ennuyeux. L'argent était son seul charme.
Nous vivions à Buffalo. Vous connaissez?
Jamais. Je me le suis promis à l'âge de 10 ans.
Si on s'arrêtait boire un verre?
A propos de Kosterman...
N'est-ce pas bizarre que la fille et le gendre vivent avec les parents?
Ils aiment la promiscuité?
Ils font construire une maison, mais elle n'est pas finie.
Il doit falloir 6 mois pour bâtir le bar.
- Où les avez-vous connus? - Dans une soirée.
Je passe mon temps dans les soirées plus ou moins galantes.
Avec moi, tous les hommes pensent à la bagatelle.
- Refusez. - Mais parfois, ça me plaît.
Tirez donc à pile ou face.
Ce n'est pas si facile.
Les femmes comme moi, on les appelle les ex-M.
- Les ex-quoi? - Ex-mariées. Nous sommes divorcées.
On ne peut pas jouer les pucelles ni se conduire en putain.
Alors, que faire?
Vous pourriez vous accrocher un écriteau. "Eventuellement disponible".
Etes-vous marié?
Pourquoi?
Il n'y a pas de femme bookmaker.
Je suis joueur. Ce n'est pas agréable pour une femme.
De plus, je vis sur un bateau et j'adore ça.
- Quel genre de bateau? - Un rafiot, gagné aux dés.
Vous montez prendre un verre?
- Oublions ça. Ce serait trop simple. - Pour vous ou pour moi?
Vous êtes très intéressant, Tony Rome.
Mais c'est moi qui ai fait tous les frais, je ne trouve pas ça très sain.
Ne vous inquiétez pas. Vous avez le cafard des divorcées.
- Qu'est-ce que c'est? - Comme le baby-blues.
Sans danger.
Malcolm!
- Bonsoir. - Comment allez-vous?
Entrez.
Asseyez-vous.
- Vous alliez vous coucher? - Ce serait raisonnable.
Donnez-nous la broche, on part.
Désolé, mais je manque de broche en ce moment.
C'est ennuyeux.
Puis-je savoir pourquoi?
Vous avez le choix entre un coup de crosse et le chloroforme.
Je préfère le chloroforme.
Ça ira.
Je ne vous ai pas bien vu hier soir. Vous êtes M. Rome?
Je l'étais hier.
La concierge de votre bureau m'a envoyée ici.
Papa m'a dit de vous remercier.
J'ai été payé.
Je vous remercie, mais je voudrais ma broche.
- Vous voulez quoi? - Ma broche en diamants.
Ils veulent tous une broche!
Je la portais la nuit dernière et elle a disparu.
- Ca veut pas dire que je l'ai prise. - Quelqu'un l'a prise.
Si je l'ai eue, je ne l'ai plus.
Quelqu'un a fouillé le bateau?
Non, c'est moi qui l'ai fait décorer ainsi!
- Quel rapport avec ma broche? - Aucune idée.
Prévenez la police. Faites marcher l'assurance.
Je ne veux pas que papa le sache. Il a déjà assez de soucis. Trouvez-la pour moi.
Trésor, n'importe qui a pu vous la prendre. Vous avez dû faire tous les bars.
Sans doute. Je suis partie avec 100 $, il n'en reste que 15.
15...
- Quelle est la valeur de la broche? - Environ 5 000.
- 10 % si je la retrouve, d'accord? - D'accord, si vous y arrivez.
Veuillez m'excuser.
Rome.
C'est Kosterman. Devinez ce qui s'est passé!
- Diana a fichu le camp. - Vous pouvez la retrouver?
J'essaierai.
Trouvez aussi ce qui la préoccupe. Elle ne veut pas parler.
Votre gendre, n'est-il pas un peu coureur?
Il peut tout juste satisfaire sa femme!
Je vous rappellerai.
Ecoutez... Passez à mon bureau, cet après-midi à cinq heures.
- Vous aurez ma broche? - Peut-être.
Je suis prête à tout pour la retrouver. Tout!
J'apprécie votre offre, mais j'ai besoin d'argent.
A tout à l'heure.
Va la garer.
- Ca s'est bien passé? - Pas mal.
Tant mieux.
- Les 100 $. - Quoi?
Mes 100 dollars.
Et je veux la broche.
Quelle broche?
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