প্রথম 200টি লাইন।
L'AFFAIRE PÉLICAN
L'AVORTEMENT EST UN MEURTRE
SAUVEZ NOS VILLES ! SAUVEZ NOS ENFANTS !
FOURRURE = MORT
MORT À ROSENBERG
UN REMÈDE AU SIDA TOUT DE SUITE
Il y a des pancartes qui portent mon nom ?
Pas mal, oui.
Que disent-elles ?
Comme d'habitude.
"Mort à Rosenberg". "Rosenberg à la retraite".
"Coupez l'oxygène".
C'est ma préférée.
Bien sûr, vous, M. Grantham,
vous ne m'avez pas raté dans votre dernier article.
"Rosenberg fait passer l'Etat avant le monde des affaires,
"l'individu avant l'Etat, l'environnement avant tout...
"Quant aux Indiens, ne leur refusez rien !"
Sauf votre respect, ce n'est pas de moi. C'est une citation.
D'un de vos hauts fonctionnaires anonymes de la Maison-Blanche.
Un de vos "hauts fils de pute" serait plus exact.
Ils sont arrivés là en montant les gens les uns contre les autres.
Ça me stupéfie toujours...
ce qu'un homme peut faire pour avoir un bureau ovale.
Je cherche M. Sneller.
Monsieur Sneller ?
Oui. Monsieur Edwin F. Sneller.
Tout est en place.
Il me faut l'argent à mon arrivée à Zurich.
Il y sera... si le travail est fait.
Il sera fait.
Oui ?
J'aimerais commander.
- Que désirez-vous ? - Café...
œufs brouillés, toasts et jus d'orange.
Dans 15 minutes.
Substituer une menace à un argument,
la violence aux principes,
c'est permettre à nos passions de vaincre notre raison.
Les passions et l'intérêt personnel menacent la liberté.
Ce qui nous amène à l'affaire Bowers contre Hardwick.
Un policier entre chez M. Hardwick
l'arrêter pour non-paiement d'une amende infligée pour ivresse.
On l'avait surpris avec une bière entamée.
En entrant dans sa chambre, il trouve Hardwick au lit avec un homme.
Il l'arrête pour violation de la loi de Géorgie sur la sodomie.
L'Etat de Géorgie le relaxe,
mais Hardwick l'attaque sur la constitutionnalité de la loi.
Sur quelle base ?
Violation du droit à la vie privée.
Pourquoi ?
Hardwick est chez lui. Il y fait ce qu'il veut.
Et s'il vendait de la drogue ou maltraitait des enfants, chez lui ?
Ces actes sortent du cadre de la vie privée.
La Cour, à partir de Griswold,
a limité le droit à la vie privée aux actes intimes,
qui nous permettent d'influer sur notre existence,
de nous réaliser.
Mais est-ce constitutionnel ?
Le droit de "se réaliser" n'est pas dans la constitution.
Le droit à la vie privée non plus.
Si un Etat dicte à Hardwick sa sexualité, en privé et entre adultes,
Hardwick n'est pas libre.
La constitution rejette l'abus de pouvoir.
Si une loi limite le droit à la vie privée,
on nie la liberté voulue par le législateur.
La Cour Suprême vous désapprouve. Elle n'a pas cassé la loi.
- Pourquoi ? - Parce qu'elle a tort !
Vous le trouvez toutes irrésistible. Pourquoi ?
L'attrait sexuel...
Il a le truc, c'est ça ?
Tu parles !
Si vous pouviez l'avoir en trois exemplaires,
ça vous irait.
Quel est votre secret ?
Je ne peux pas le dire à la télé.
En tout cas, c'est un gros secret.
Un très gros secret !
On a trouvé Rosenberg à 1 h du matin. Son infirmier aussi a été tué.
Deux heures après, on découvrait Jensen dans un ciné homo.
Voyles m'a appelé. Ça l'a secoué.
Ça ne redorera pas le blason du FBI. Il arrive avec Gminski.
Mettons la CIA dans le coup.
Vous ferez une allocution.
Il faut attendre 7h du matin si l'on veut de l'audimat.
Un costume ferait apprêté, si tôt. Un cardigan ?
En période de crise, vous me faites parler à la nation en pull ?
M. le Président,
j'ai demandé au ministère de la Justice une liste de candidats.
La restructuration de la Cour sera votre œuvre.
M. Voyles, le FBI a-t-il des suspects ?
C'est trop tôt. Attendons les expertises balistiques et les autopsies.
Je veux un rapport sur votre système de protection et ses failles.
Vous avez un a priori.
Deux juges sont morts. Tous deux étaient protégés par le FBI.
Je veux une réponse nette.
Ces meurtres ont-ils un lien quelconque avec la CIA
ou tout autre organisme gouvernemental ?
Votre question me choque.
Voyez ça, voulez-vous ?
Retrouvons-nous à 17h.
17h, messieurs. Merci.
"Tous autour du chef."
Votre cote de popularité va crever le plafond.
C'étaient les prévisions météo pour La Nouvelle-Orléans.
Nous interrompons nos programmes. Flash spécial.
Mesdames et messieurs, en direct de la Maison-Blanche...
le Président des Etats-Unis.
Chers concitoyens,
notre pays vient de subir une lourde perte.
Cette nuit,
messieurs Rosenberg et Jensen, membres de la Cour Suprême,
ont été assassinés.
Ces meurtres visent peut-être à ébranler le cœur même
de notre Etat.
Mais je puis assurer
chacun d'entre vous
que ces actes abominables ne resteront pas...
impunis.
Tout est, et sera, mis en œuvre...
afin de traîner le ou les coupables devant la justice.
Car justice doit être faite, et elle le sera !
Si tu l'avais connu quand j'étais son assistant.
À notre dernière rencontre, il n'était plus qu'un cerveau.
C'est pour ça qu'ils l'ont tué.
Un cerveau est une menace.
Pourquoi le tuer maintenant ? Il lui restait si peu de temps.
Pour ne pas risquer qu'il dure jusqu'aux élections.
Et Jensen ? C'est ce Président qui l'a nommé.
Lui et Rosenberg n'avaient presque rien en commun.
Il faut chercher sur quels verdicts ils étaient d'accord.
Le moment rêvé pour boire un verre !
Je m'accroche.
Si c'est une conspiration, qui sont les conspirateurs ?
Si on a laissé entrer des terroristes, c'est une déroute politique.
N'imputez pas aux services secrets les failles des lois d'immigration.
Qui sont vos suspects ?
Ceci doit rester secret.
Bien sûr. Vous êtes dans le bureau ovale.
Onze membres de l'Armée Secrète étaient à Washington cette semaine.
Nous les soupçonnons d'attentats contre des cliniques d'avortement,
des clubs pornos, homos, dans tout le pays.
Aucun vrai suspect.
Exact ?
Ce Fletcher Coal...
Gray Grantham, du "Washington Herald", connaît bien la Cour Suprême.
Vous avez interrogé le juge Rosenberg peu avant l'attentat,
le jour de sa mort.
A-t-il tenu des propos qui pourraient jeter une lumière sur ce drame ?
Oui. Il a abordé des sujets,
confidentiellement, car c'était un magistrat en exercice.
Mais aujourd'hui, je me dois de le citer.
Il a dit que la campagne du Président
avait exploité sans vergogne les peurs inspirées par les minorités,
et semé la division, au point de créer un climat de défiance...
Grantham est un homme selon mon cœur.
Tout le monde se demande quand tu reprendras tes cours.
Même moi.
Tu sais ce qu'on dit... boire aggrave la dépression.
Et que propose-t-on contre l'angoisse ? Où étais-tu ?
À la biblio.
J'ai étudié les décisions de la Cour et dressé une liste de suspects,
que j'ai jetée à la poubelle, tant ils me semblaient évidents.
Et tu as cherché des motivations communes aux deux juges.
Exactement.
Jensen protégeait avec constance les accusés relevant des assises.
Sauf exception.
Il a rédigé trois attendus fortement écologistes
et soutenu les adversaires du fisc.
Le meurtrier serait donc un percepteur insatiable ?
Pour l'instant, je n'exclus personne.
On avance comme mobile la haine ou la vengeance.
Ou la modification de l'agenda mondain
de la Cour.
Et si c'était tout bonnement l'appât du gain ?
Une affaire de gros sous ?
- Je peux vous aider ? - J'aimerais voir ce dossier.
Pourquoi ?
C'est un document public.
Semi-public.
Et la loi sur la liberté d'information ?
Voici les débats,
les courriers. Avec les pièces à l'appui et le procès.
- Quand a-t-il eu lieu ? - Cet été. Il a duré deux mois.
Où est l'appel ?
Il n'est pas encore déposé. La date limite est le 1er août.
Qui est le coupable ?
Un obscur suspect inconnu du FBI, de la CIA,
du contre-espionnage et de dix mille services de police ?
J'en avais un...
mais je l'ai écarté.
Tu sèches les cours, tu me snobes une semaine, tout ça pour rien ?
Fais voir.
Ne ris pas. C'était idiot de croire que j'allais tout résoudre.
Orgueil de jeunesse.
Ne tape pas sur cet orgueil que j'aime.
Je pars demain.
Je vais à l'enterrement de Rosenberg à Washington.
J'épluchais les jugements de Rosenberg l'autre soir,
et j'ai eu une idée. Je pourrais...
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